Tuesday, December 06, 2005

La France s'associe au deuil martiniquais


Emotion et dignité ont marqué la cérémonie d'hommage national rendu à Fort-de-France, mercredi 24 août, aux 160 victimes, dont 152 Français, de l'accident d'avion du 16 août dans l'ouest du Venezuela. "Aujourd'hui, le cœur de chaque Française, chaque Français, bat à l'unisson de celui de leurs frères et de leurs soeurs martiniquais. La France est en deuil, elle est meurtrie dans sa chair" a déclaré Jacques Chirac qui s'est rendu à la célébration.
Aucun discours politique n'a été prononcé lors de cette cérémonie de deux heures, qui se voulait "sobre et humble" et qui a rassemblé des dizaines de milliers de Martiniquais en deuil dans le stade de Dillon. L'émotion des Martiniquais, qui avaient tous revêtu un haut blanc, a été particulièrement palpable lorsque 160 enfants, représentant chacun une des victimes, sont passés en procession et ont déposé des bougies devant une chapelle ardente et une stèle sur laquelle étaient inscrits les noms des disparus. Quelques cris de douleur ont alors été entendu.
L'hommage national aux victimes a revêtu un caractère exceptionnel, par la présence du chef de l'Etat, des présidents du Venezuela Hugo Chavez et de la Dominique, Nicholas Liverpool, du premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, de délégations des îles des Caraïbes et du poète et maire honoraire de Fort-de-France Aimé Césaire. Les indépendantistes de Martinique, au premier rang desquels Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil régional, avaient mis de côté leurs critiques envers les autorités métropolitaines.

CHIRAC S'EST ENTRETENU AVEC LES FAMILLES
La cérémonie s'est ouverte sur une cantate de Bach interprétée par l'Orchestre symphonique de la Martinique. Les représentants des différents cultes présents à la Martinique – catholique, adventiste, évangélique, orthodoxe, hindou, juif et musulman – ont fait de courtes interventions, entrecoupées d'arias de Bach, d'extraits du Messie de Haendel, de La Marche funèbre de Mozart et de negro spirituals.
la fin de la célébration, Hugo Chavez, Jacques Chirac et les élus locaux ont déposé une gerbe de fleurs bleues, blanches et rouges au pied de la stèle. Après la cérémonie, Jacques Chirac s'est entretenu une vingtaine de minutes avec Hugo Chavez et l'a remercié de sa présence ainsi que de "la rapidité et l'efficacité de l'intervention des services de l'Etat (vénézuélien) sur les lieux de l'accident et à Maracaibo". Jacques Chirac a ensuite rencontré à huis-clos, pendant deux heures, environ 1.500 représentants des familles des victimes
A l'heure où la cérémonie de Fort-de-France prenait fin, débutait une messe à Notre-Dame de Paris. Dix mille personnes, en grande majorité antillaises, ont assisté à l'office, en présence du premier ministre, Dominique de Villepin, de plusieurs membres du gouvernement dont Philippe Douste-Blazy (affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (défense) et Dominique Perben (transports), de Bernadette Chirac et du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Une foule était massée à l'extérieur devant un écran géant. Le président de la République devait regagner Paris après une rencontre avec les élus à Fort-de-France. AFP
photo : REUTERS/JACKY NAEGELEN

Une messe mercredi à Paris pour les victimes du crash au Venezuela

Une messe mercredi à Paris pour les victimes du crash au Venezuela AP
19.08.05 18:03 PARIS (AP) --
Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, célébrera mercredi prochain une messe en la cathédrale Notre-Dame en mémoire des 160 victimes de l'accident d'avion survenu mardi au Venezuela. Cent cinquante-deux des victimes étant originaires de la Martinique, l'archevêché note que "les Antillais de Paris y sont tout particulièrement invités". Une messe sera célébrée ce vendredi après-midi en la basilique de Fourvière à Lyon. La communauté antillaise de l'agglomération lyonnaise, qui représente plusieurs milliers de personnes, est la deuxième du pays après celle d'Ile-de-France. AP

En métropole, des Antillais attristés et solidaires

Reportage dans la communauté antillaise de Saint-Denis qui tient à s’associer à la douleur des familles.
« C’est ma femme qui m’a téléphoné au travail pour me dire qu’un accident venait d’arriver », explique Jorge, un commerçant martiniquais resté proche de sa diaspora et qui excelle dans la préparation de « bosquittes » et autres sandwichs antillais. Lorsqu’il a appris la nouvelle, il a cru que c’était un avion parti de France pour la Martinique qui s’était crashé. Ce n’est qu’après qu’il a eu vent de l’horrible scénario. « J’ai pleuré, alors », dit-il. « C’est très dur pour nos compatriotes. » Relater les faits inscrit à nouveau sur son visage la douleur. Celle d’imaginer les cent soixante et un corps parmi les restes abîmés de l’avion. Il a pensé se renseigner sur les possibilités d’envoyer de l’argent afin d’aider les familles. Pour mettre « un petit quelque chose » à leur disposition. Pour les enfants qui se retrouvent orphelins et les familles qui disparaissent. « Parmi les victimes, il n’y a personne que je connais. Mais quand il s’agit d’un accident pareil, ça doit toucher le monde entier. Qu’on soit noir, blanc ou jaune. » Une croyance que partage aussi Lucienne, une Guadeloupéenne. « En ce moment, dit-elle, il y a beaucoup d’accidents d’avions. Souvent, on croit que ça ne va pas frapper à notre porte. Et puis ça arrive. Pour nous aussi. Je ne suis pas de la Martinique, mais je suis de la communauté antillaise. Cet accident m’a vraiment touchée. Je partage la douleur des familles.
Être antillais résidant en métropole n’empêche pas de ressentir la douleur.
Dans le pays d’où l’on vient, on n’est jamais très loin de l’autre. Habiter le Robert, c’est n’être qu’à quelques kilomètres du François. Une autre commune. À défaut de connaître des visages, les noms, eux, sont connus. Et quand arrive l’accident, on se rappelle de la famille Untel qu’on connaissait de nom. Pour Marie-José, originaire de la Guadeloupe, cet accident est évidemment « dramatique ». La jeune femme se dit « choquée » et entièrement concernée par cette catastrophe. Malheureusement, ajoute-t-elle « on ne peut pas faire grand-chose ».
Camille, lui, est martiniquais. Il a l’âge des papys qui regardent pousser leurs petits-enfants. « Cela fait très longtemps que je suis en métropole, raconte-t-il. Très longtemps aussi que je ne suis pas retourné aux Antilles. Mais ça ne m’empêche pas d’être touché par la mort de tous ces gens. C’est très dur. » Et Camille de hocher la tête, s’en retournant, traînant sa douleur de « vieil Antillais » rattrapé par un coup du sort touchant sa communauté. Raymonde est martiniquaise. Avec Fabienne, elle aussi originaire de l’île, elles tiennent une agence de voyages. Les deux jeunes femmes se demandent « ce qui se passe ». « C’est le quatrième accident d’avion en quelques semaines », constate Raymonde, qui ajoute que « c’est toujours après qu’on apprend que l’avion avait un problème. On ne vous dit rien. L’avion s’en va, tranquille, et après on vous dit qu’il y a eu un contrôle, que tout était OK, et subitement il y a un souci. Du coup, on se demande si les contrôles sont bien faits ». Pour Fabienne, « ctoute la Martinique qui est en deuil » après cet accident. La maman qu’elle est conseille à tous les Martiniquais de « bien entourer et soutenir les familles en souffrance ».
Fernand Nouvet

La communauté antillaise de Lyon assiste en masse à une messe d'hommage aux victimes martiniquaises

LYON (AP) -- Près de 400 personnes, dont une très grande majorité d'Antillais vivant dans l'agglomération lyonnaise, ont assisté avec émotion vendredi à une messe célébrée en la basilique de Fourvière en hommage aux 152 Martiniquais morts mardi dans l'accident du MD-82 colombien. Forte de 34.000 membres, la communauté antillaise de Lyon est la deuxième plus importante de France, après celle de Paris. Ces Antillais habitent pour la plupart dans les communes de Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Saint-Priest et Rilleux-la-Pape. La messe, animée sobrement par le diacre de la communauté catholique antillaise à Lyon, Philippe Gold-Dalg, a été rythmée par des chants et des textes lus et interprétés par des choristes et une organiste antillais. Beaucoup de familles, d'enfants et d'adolescents antillais ont assisté à cette messe, donnant l'impression d'une grande famille unie et soudée dans le malheur. "J'ai été très touché lorsque le recteur de la basilique de Fourvière m'a proposé d'organiser une messe pour la communauté antillaise. J'y avais déjà pensé pendant la nuit de la catastrophe", a confié à l'Associated Press Philippe Gold-Dalg. "Cette catastrophe provoque tellement de douleur et de larmes dans la communauté antillaise qu'il est bon de se retrouver à Notre-Dame de Fourvière, haut lieu des Antillais", a déclaré à l'assemblée Jean-Marie Jouham, recteur de la basilique de Fourvière. Parmi l'assemblée, Patrick Touli, Martiniquais de 30 ans, venu à la messe avec sa femme et son bébé d'un mois, est impressionné par la foule qui l'entoure. "C'est un soutien psychologique et moral supplémentaire pour les familles endeuillées. Je serais monté à Paris s'il n'y avait rien eu à Lyon", explique-t-il. Junior Bordeau, 16 ans, était en Martinique lorsque la catastrophe est survenue. "Des gens pleuraient et criaient. Je suis allé à l'aéroport avec ma famille pour me recueillir", explique-t-il, absorbé par le déroulement de la messe. "C'est un grand soulagement d'être ici aujourd'hui. J'ai une grande pensée pour tous ceux qui sont là-bas". "Chez nous, lorsqu'il y a une fête, tout le monde est là. Lorsque la peine et la douleur surviennent, tout le monde se sert les coudes", souligne Jeanine Rosemond, Guadeloupéenne, sur le parvis de la basilique. Et d'ajouter: "Maintenant, nous allons nous atteler à créer des associations pour recueillir des dons pour les enfants orphelins". AP

Communiqué de M. Bertrand DELANOË


Par M. Bertrand DELANOË Dès l'annonce de la catastrophe aérienne survenue mardi au Venezuela, j'ai souhaité que la Ville de Paris mette en place un dispositif de soutien en direction des familles martiniquaises.
Ainsi, notre collectivité prendra en charge le billet d'avion aller retour en direction de Fort de France afin de permette à chaque agent de l'administration parisienne ayant perdu un parent lors de ce crash, de participer à la cérémonie d'hommage aux victimes, mercredi prochain. Bien entendu, je serai personnellement représenté à cette occasion.
D'autre part, depuis mercredi 17 août au matin, le Centre d'Action Sociale (CAS) de la Ville étudie dans les 24 heures le dossier de chaque famille martiniquaise parisienne dont un ou plusieurs membres directs ont disparu lors de ce drame aérien, en vue d'une allocation exceptionnelle, contribuant là aussi à ce que chacun puisse se rendre sur place mercredi. Bien entendu, cette aide prend notamment en compte la situation sociale des personnes.
Paris entend ainsi manifester sa volonté de solidarité concrète avec nos compatriotes martiniquais, confrontés à cette épreuve si douloureuse. [www.paris.fr]

Air France organise deux vols pour des Martiniquais coincés au Panama

PANAMA CITY, Panama (AP) -- La compagnie aérienne Air France va organiser deux vols entre Panama et la Martinique pour permettre le retour de 300 touristes coincés dans le pays depuis le crash du MD82 colombien au Venezuela qui avait fait 160 victimes, ont annoncé les autorités vendredi. L'autorité aéronautique civile du Panama a déclaré que les touristes n'ont pu regagner les îles françaises de la Martinique et de la Guadeloupe en raison de la suspension des vols de la compagnie colombienne West Caribbean après qu'un de ses appareils s'est écrasé mardi lors d'un vol Panama-Fort-de-France. Les vols d'Air France sont prévus samedi et dimanche, a précisé Tomas Paredes, directeur général de l'aviation civile. AP

Le traitement des familles divise les élus martiniquais et l'Etat

Delphine Chayet (avec Cyrille Louis à Fort-de-France) [20 août 2005]
Le traitement des familles divise les élus martiniquais et l'Etat Le président Jacques Chirac assistera mercredi prochain à l'hommage national rendu aux victimes de la catastrophe aérienne survenue au Venezuela. La cérémonie en souvenir des 152 Martiniquais disparus aura lieu dans le plus grand stade de Fort-de-France. Dans toute la France, les drapeaux seront mis en berne ce jour-là.
Les premiers parents de victimes se sont envolés hier de Martinique vers le Venezuela pour assister à une cérémonie de recueillement au plus près du lieu du drame. L'avion, affrété par le conseil régional et le conseil général de l'île, s'est posé à Maracaibo à cinq heures locales. «Ce que les familles vont voir sur place va être très difficile, a prévenu Yves Dassonville, le préfet de Martinique. Il ne faut pas que les gens s'imaginent qu'ils vont pouvoir reconnaître les corps.» Un Boeing 747 d'Air France, mobilisé cette fois par l'État, devait à son tour décoller samedi à l'aube pour emmener 500 autres personnes – dont une quarantaine spécialement venues de Paris.
Ainsi s'est résolu le flou entourant, depuis deux jours en Martinique, l'organisation de ces voyages. Après avoir déconseillé le déplacement au Venezuela, l'État a finalement répondu à l'attente très forte des familles, désireuses de se rendre au plus vite auprès des disparus. Le conseil régional, mené par l'indépendantiste Alfred Marie-Jeanne, avait de toute façon annoncé qu'il affréterait son propre avion. «Nous voulions qu'une délégation d'élus aille sur place, avec les familles, pour avoir des informations non filtrées par le Quai d'Orsay, indique Daniel Sainte-Marie, vice-président du conseil régional. Jusqu'à la dernière minute, il a fallu se battre contre les autorités de métropole.»
Un même bras de fer a opposé l'État aux élus locaux concernant la cérémonie de deuil prévue mercredi à Fort-de-France. Selon Daniel Sainte-Marie, «le ministre de l'Outre-Mer voulait nous imposer la cathédrale de Fort-de-France pour l'accueillir». L'hommage, auquel se joindra Jacques Chirac, aura finalement lieu au stade Dillon, comme le souhaitaient les élus. Le consensus l'a donc emporté. Mais sur l'île, les élus insistent pour ne pas être mis de côté. «Nous refusons d'être traités avec mépris», indique Daniel Sainte-Marie. Et déjà, des critiques se font entendre sur la gestion de la crise par l'État. «Il ne faut pas sous-estimer la susceptibilité des Martiniquais, qui ne veulent pas être traités comme des «sous-Français», prévient ainsi Christian Catherine, directeur de l'association locale d'aide aux victimes Arames. Ils n'admettront pas que les corps des victimes tardent à être rapatriés, ni que l'on mégote sur les moyens destinés à secourir les familles. Si ce devait être le cas, la situation pourrait très rapidement devenir explosive.»
Hier, après avoir été reçus dans un grand hôtel de la ville, les proches des disparus arrivés les premiers à Maracaibo se sont rendus à la faculté de médecine où les corps de leurs parents ont été transportés. Ils devaient se recueillir dans la chapelle ardente dressée dans le hall repeint en blanc de l'hôpital universitaire, avant de retourner le soir même en Martinique.

Une information judiciaire en Martinique

Marie-Christine Tabet [19 août 2005]
CRASH Alors que les premières familles des victimes étaient attendues ce matin au Venezuela, le parquet de Fort-de-France devait désigner deux juges d'instruction
Hier, en fin de journée à Fort-de-France, le procureur de la République a ouvert une information judiciaire. Dans la soirée, le président du tribunal devait désigner deux magistrats. «Nous voulons nous donner les moyens d'aller vite, explique le procureur général Gérard Loubens, ils pourront instruire en parallèle sur des aspects différents du dossier.» Les juges devront en effet travailler dans trois directions : l'enquête, l'identification des victimes et la réception des éventuelles parties civiles.
Depuis mardi, les gendarmes ont déjà commencé les investigations dans le cadre de l'enquête de flagrance. Ils ont récupéré auprès de la Direction de l'aviation civile les dossiers réalisés à la suite des deux contrôles effectués sur l'appareil en juin et en juillet. Les magistrats les saisiront dès qu'ils seront nommés. Les gendarmes ont également vérifié le poste d'approvisionnement en carburant de Pointe-à-Pitre, où l'avion avait fait escale avant d'atterrir en Martinique. «L'avion a fait une liaison Panama-Pointe-à-Pitre avant d'arriver en Martinique, explique-t-on de source judiciaire, il a fait le plein. Mais rien ne semble suspect de ce côté-là.»
La Martinique est sur le pied de guerre pour mener une enquête rapide. Mais elle sera dépendante des investigations vénézuéliennes, car les règles internationales du transport aérien confient toujours la conduite des opérations à l'Etat où la catastrophe s'est produite. Les policiers et les experts français collaboreront toutefois activement à l'enquête. Les membres du Bureau d'enquêtes et d'analyses auront notamment la charge des deux boîtes noires.
La délégation française est également composée d'une équipe de soutien en situation de crise du ministère des Affaires étrangères, arrivée mercredi soir à Caracas. L'équipe de l'identification judiciaire du ministère de l'Intérieur, composée de 12 experts, les a rejoints dans la nuit de mercredi à jeudi.
En métropole, la polémique enfle sur la nature des contrôles et l'information des passagers. Deux députés UMP, Marie-Jo Zimmermann et Jean-Louis Masson, ont demandé au gouvernement d'obliger les agences et organisateurs de voyages à fournir «une information honnête et loyale» à leurs clients sur les compagnies aériennes utilisées. La veille, le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, avait annoncé la prochaine publication d'une liste noire des transporteurs aériens.
Hier, les équipes de sauveteurs recherchaient les derniers corps des 160 morts de la West Caribbean Airways. Les familles des 152 victimes françaises de l'accident d'avion devaient se rendre dès ce matin pour certaines, samedi pour les autres, sur les lieux du drame. Deux avions sont mis à leur disposition, dont un Boeing 747, affrété par l'Etat avec la participation, à leur demande, des collectivités locales. Un représentant de chaque famille pourra se recueillir dans une chapelle ardente installée par la Croix-Rouge.

Saturday, December 03, 2005

Drapeaux en berne mercredi pour l'hommage national aux victimes du crash au Venezuela


PARIS (AP) - Les drapeaux seront mis en berne mercredi prochain sur tous les édifices publics en France pour l'hommage national aux 152 victimes martiniquaises de la catastrophe aérienne du vol Panama-Fort-de-France, a annoncé vendredi Matignon dans un communiqué.
Cette initiative est destinée à "associer l'ensemble des autorités publiques à cet hommage", selon les services du Premier ministre. Le drapeau national sera mis en berne pendant toute la journée.

Crash au Venezuela: les proches des victimes ne verront pas les corps

MARACAIBO (AFP) - L'enquête se poursuit au Venezuela sur les causes de l'accident d'un avion de la West Caribbean dans lequel sont morts 152 Français et les 8 membres d'équipage colombiens alors que les familles arrivées vendredi à Maracaibo (nord du pays) ne verront pas les corps des victimes en raison de leur état méconnaissable.
Aucune explication officielle n'a été communiquée sur les raisons de la catastrophe et les deux boîtes noires de l'appareil, un McDonnell Douglas MD-82, dont le commandant de bord avait signalé une panne de réacteurs avant l'accident, n'ont pas encore été analysées.
Outre des experts vénézuéliens et des ingénieurs et techniciens français du Bureau enquête accidents du ministère des Transports, déjà au travail, sept spécialistes colombiens vont être dépêchés à Maracaibo par les autorités aéronautiques colombiennes pour participer à l'enquête. Lorilys Ramos Acevedo, chef du bureau d'enquête sur les accidents aériens du ministère vénézuélien des Infrastructures, a jugé "possible" que des experts de la Direction de la sécurité du transport national américain ( NTSB ) collaborent aux investigations.
Quant au constructeur américain Boeing qui a "une équipe prête à partir", la responsable a souligné qu'il appartenait à la N.T.S.B d'éventuellement nommer dans son équipe des techniciens de Boeing.
D'éventuelles négligences en ce qui concerne la maintenance technique des appareils de la compagnie colombienne West Caribbean ont été signalées par les médias colombiens comme une cause possible de l'accident.
Une centaine de proches des victimes arrivées vendredi matin en provenance de Fort-de-France (Martinique) ont été conduits à la Faculté de médecine de Maracaibo, où une chapelle ardente a été dressée.
La faculté abrite aussi la morgue où ont été entreposés les cadavres des 160 occupants de l'avion: les 152 touristes français originaires de La Martinique et les huit membres d'équipage colombiens.
Les familles ont du mal à se résoudre à ne pas voir les corps ni le lieu de l'accident. Une rencontre avec les experts qui participent au processus d'identification des corps leur a cependant permis de poser les questions qui les hantent.
Magalie Catorc a demandé au chef des médecins légistes comment sera identifiée sa fille de 13 ans, Mailys, qui n'était jamais allée chez le dentiste et dont les empreintes digitales n'avaient jamais été enregistrées.
"Il faudra recourir a une empreinte génétique", a répondu à la jeune femme le docteur Yves Schuliar.
Magalie Catorc a alors éclaté en sanglots. Elle a également perdu sa mère dans la tragédie. Une amie est avec elle pour la réconforter.
L'identification visuelle étant impossible, les experts auront recours à des test ADN si les recoupements d'empreintes digitales ou dentaires ne sont pas réalisables.
Avez-vous récupéré tous les corps?", a demandé un homme d'une cinquantaine d'années. "Oui, je pense que la majorité des corps est à la morgue", a expliqué le Dr Schuliar. "Ce sont des corps dissociés et non des corps entiers", a précisé un psychiatre dépêché par le ministère français des Affaires étrangères.
"Si seulement je pouvais voir son corps, j'arrêterais de l'attendre", confie Marie Lenogue dont la douleur est lancinante depuis la mort de sa soeur Séverine, avec qui elle était liée "comme les doigts dans la main".
"Si seulement je pouvais la voir, je pourrais commencer à faire mon deuil", ajoute-elle.
"C'est bien là que le problème va se poser de façon aiguë. Même si on le leur a dit, les gens n'ont pas encore intégré qu'ils ne reviendront pas avec un corps. C'est au retour que les choses seront difficiles", a expliqué à l'AFP le docteur Serge Chalon, qui accompagne les familles à Maracaibo.
Les proches sont ensuite allés se recueillir dans un cimetière où ils ont déposé des roses rouges.
La grande déception c'est de ne pas pouvoir ramener les dépouilles à la Martinique, ni le moindre objet personnel.
"Le travail de deuil ne pouvait pas se faire sans venir ici", souligne Marie-Claude Clery, une élue de la Martinique.
En fin de journée, tous le groupe a pris la direction de la basilique Notre-Dame de la Chinquinquira, pour assister à une messe.
Selon un élu régional de Martinique, Michel Michalan, les familles ont consulté des journaux vénézuéliens qui ont publié de nombreuses photos du drame, parfois très choquantes.
Samedi, alors qu'un autre avion de Martinique est attendu, une stèle portant le nom des 160 victimes de la catastrophe sera érigée sur une place de Maracaibo, le port pétrolier proche du site de la catastrophe.
Le ministre de l'Outre-mer Francois Baroin accompagnera ces proches des victimes, dont certains venus de métropole.
Le président Jacques Chirac assistera pour sa part mercredi prochain à un hommage national qui sera rendu à Fort-de-France aux victimes de la catastrophe aérienne.

Les photos des victimes du crash de la martinique II


Photos des victimes parues dans le France Antilles du 18 aout 2005 Photos des victimes parues dans le France Antilles du 19 aout 2005 Avec l’autorisation des familles et de France Antilles. De nombreux témoignages et d'informations sur : [www.bondamanjak.com]

Les photos des victimes du crash de la martinique


Les photos des victimes du crash du MD-82 au venezuela

Thursday, December 01, 2005

Chirac assistera à Fort-de-France à l'hommage aux victimes du crash

PARIS (AFP) - Le président Jacques Chirac assistera mercredi 24 août à l'hommage national qui sera rendu à Fort-de-France aux victimes de la catastrophe aérienne survenue mardi au Venezuela, a annoncé l'Elysée vendredi dans un communiqué. La cérémonie, qui se tiendra dans le stade Dillon de Fort-de-France, sera empreinte d'une "très grande sobriété", a indiqué vendredi à la Martinique le ministre de l'Outre-mer, François Baroin, qui sera également présent.
25.000 à 30.000 personnes sont attendues, a indiqué un responsable de la sécurité civile à la mairie de Fort-de-France, Maurice Ferné.
Pour l'occasion, les drapeaux seront mis en berne mercredi sur les édifices publics.
"Le mercredi 24 août, un hommage national sera rendu aux victimes de la catastrophe aérienne du vol Panama-Fort-de-France. Pour associer l'ensemble des autorités publiques à cet hommage, le drapeau national sera mis en berne sur les édifices publics pendant toute cette journée", a dit le Premier ministre Dominique de Villepin dans un communiqué.
L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, célèbrera également une messe mercredi à 18h15 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, "en mémoire des 160 victimes de l'accident d'avion" survenu mardi au Venezuela. "Les Antillais de Paris y sont tout particulièrement invités", a indiqué l'archevêché dans un communiqué. Le Premier ministre y participera, a indiqué Matignon à l'AFP.
Les 152 passagers martiniquais et les 8 membres colombiens de l'équipage ont été tués mardi dans l'accident du bi-réacteur MD 82 de la compagnie charter colombienne West Caribbean Airways, qui assurait une liaison entre Panama et la Martinique.

Des familles de victimes au Venezuela, des élus polémiquent

DES PROCHES DES VICTIMES DE L'ACCIDENT DU MD-82 SONT ARRIVÉS AU VENEZUELA PARIS/CARACAS (Reuters)
- Une centaine de proches des victimes martiniquaises de l'accident du vol Panama-Fort-de-France sont arrivés à Maracaibo, au Venezuela, pour s'y recueillir et aider à l'identification des corps. Elles seront rejointes par les passagers d'un second vol parti vendredi de Paris pour rallier, via la Martinique, Maracaibo, où sera dressée samedi une chapelle ardente.
DES PROCHES DES VICTIMES DU CRASH SE RENDENT AU VENEZUELA
Jacques Chirac a fait savoir qu'il assisterait mercredi en Martinique à l'hommage national aux victimes de la catastrophe survenue le 16 août au Venezuela, faisant 160 morts, dont 152 Français de Martinique.
Au même moment en métropole, "afin d'associer l'ensemble des autorités publiques à cet hommage", les drapeaux seront mis en berne sur les édifices publics, a fait savoir Matignon.
Une messe sera également célébrée en fin d'après-midi en la cathédrale Notre-Dame de Paris "en mémoire des 160 victimes de l'accident d'avion".
Les Antillais de Paris y sont tous particulièrement invités. De plus, une campagne de dons est lancée par la Fondation de France pour aider ou soutenir les familles, indique le ministère de l'Outre-Mer.
Les élus de Martinique, où le chagrin est immense, ont appelé les proches des victimes à être "très solidaires" et "très courageux" face à l'épreuve qui les attend.
Les premières familles parties de Fort-de-France dans la nuit sont arrivées tôt vendredi matin à Maracaibo à bord d'un vol affrété par les élus locaux. "Environ 120 personnes, des proches et des fonctionnaires, sont arrivées aujourd'hui à l'aube", a déclaré à Reuters Carlos Montiel, responsable local de la Croix-Rouge. "A l'heure qu'il est, ils sont pris en charge par des psychologues dans un hôtel et ensuite ils iront à la faculté de médecine de l'université du Zulia où se trouve la morgue", a-t-il ajouté. Il a précisé que les familles ne pourraient voir les corps en raison de leur état.
"Le but de leur venue, c'est qu'ils prennent conscience de la catastrophe et que les corps sont bien là-bas. Mais personne ne les verra parce que c'est très choquant", a-t-il expliqué, précisant qu'aucune visite n'était prévue sur les lieux précis de l'accident, dans la Sierra de Perija, dans l'ouest du Venezuela. Avant-même leur départ, les autorités et les élus se sont efforcés de préparer les familles à cette perspective.
DES ELUS CRITIQUENT PARIS
"Il ne faut pas que les gens s'imaginent qu'ils vont pouvoir reconnaître les corps de leurs proches, ils ne verront pas leurs morts comme ils ont l'habitude de les voir lors de veillées funèbres", a déclaré le préfet de Martinique, Yves Dassonville.
L'Elysée a confirmé dans la journée le déplacement de Jacques Chirac en Martinique, où la cérémonie prévue mercredi au stade Dillon devrait rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes. "Personne, que ce soit à Paris, Bordeaux ou Fort-de-France, ne peut rester indifférent à la douleur des Martiniquais.
Nous sommes tous en deuil", a déclaré le ministre de l'Outre-Mer, François Baroin, qui s'est rendu jeudi au Venezuela, où il a rencontré le vice-président vénézuélien Jose Vicent Rangel.
Sur le plan judiciaire, le procureur général Gérard Loubens et le procureur Serge Samuel ont affirmé que tout serait fait pour que l'enquête, qui a été confiée à deux juges d'instruction, soit rapide en dépit des contraintes internationales. "Nous avons pour ambition avec le procureur de la République de réunir, d'ici une semaine en principe, l'ensemble des familles des victimes pour parler ensemble de la procédure", a déclaré Gérard Loubens sur France info.
En Martinique, des élus, dont le président indépendantiste du conseil régional, Alfred Marie-Jeanne, ont critiqué l'attitude du gouvernement à propos du déplacement des familles de victimes mais aussi de l'organisation de la cérémonie de recueillement. "Nous avons très mal vécu toutes les maladresses de l'Etat français. Il a fait traîner les discussions pour nous empêcher de partir vendredi", a déclaré Daniel Marie-Sainte, vice-président du conseil régional, qui compte 28 élus indépendantistes sur 41. "Ils ont utilisé des arguments limite, parlant de sécurité, de risques de kidnapping.
C'est un discours de Nord-Européens", a-t-il déclaré Monde, précisant que les élus martiniquais se sentaient "plus proches du bassin caribéen". "Ils pensent que nous sommes des irresponsables.
Nous sommes dans la Caraïbe, nous nous battons pour l'indépendance de notre pays", a-t-il poursuivi lors d'un entretien accordé à Reuters. "En France, ce sont des colonialistes qui nous veulent du bien. Le gouvernement fait du paternalisme, ils nous prennent pour des mineurs, c'est méprisable", a-t-il ajouté.

Crash au Venezuela - Paris SG: Pancrate veut organiser un match caritatif

L'attaquant du Paris SG (L1) Fabrice Pancrate, qui est originaire de Martinique, a souhaité vendredi organiser un match de football en Métropole afin de récolter des fonds pour les familles des victimes de l'accident d'avion qui a fait 152 victimes françaises au Venezuela. "J'essaierai d'en parler à quelques collègues mais ce serait bien qu'on organise un petit match de football en Métropole pour récolter des fonds et venir en aide aux familles martiniquaises qui ont perdu des proches et qui sont déboussolées aujourd'hui", a indiqué le joueur du PSG dont la mère est originaire de Fort-de-France et le père de Rivière-Pilote, en Martinique. "On va essayer de mettre quelque chose en place avec l'association (KCM) de Charles-Edouard Coridon (qui jouait au PSG l'an dernier). Si des joueurs antillais avec une forte image médiatique veulent nous aider à monter ce projet, ils sont les bienvenus", a-t-il ajouté. Cent cinquante-deux passagers français, tous originaires de Martinique, ainsi que les huit membres colombiens de l'équipage ont été tués mardi dernier dans le crash d'un avion de la compagnie charter colombienne West Carribean Airways qui assurait une liaison entre Panama et la Martinique.

Crash: réactions de Mme Buffet, M. Loueckhote (Calédonie), collectif, FN

Marie-George Buffet secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF) a exprimé mercredi "sa plus vive émotion au nom des communistes français", après la catastrophe aérienne qui a fait 160 victimes, dont 152 Français de Martinique.
Dans un communiqué, Mme Buffet fait part de ses "plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes". "Ce dramatique accident frappe une région entière, mais aussi tout notre pays", ajoute-t-elle, "je pense en particulier aux nombreux Antillais vivant en métropole".
"Face à la brutalité de ces disparitions, l'Etat français doit apporter tout son soutien aux familles et aux proches des victimes", demande Mme Buffet qui veut que "la justice fasse toute la lumière, le plus rapidement possible".
- Le sénateur de Nouvelle-Calédonie Simon Loueckhote a témoigné mercredi son "entière solidarité" à la Martinique, après la catastrophe aérienne au Venezuela.
"En cette pénible circonstance, je tiens à adresser mes très sincères condoléances à toutes les familles frappées par ce drame, aux autorités de la Martinique et plus particulièrement à mes collègues députés et sénateurs de ce département, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté martiniquaise de Nouvelle-Calédonie", a ajouté dans un communiqué le président de l'intergroupe parlementaire de l'outre-mer.
- Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, s'est pour sa part déclaré "profondément attristé par cette terrible catastrophe" et a exprimé "sa plus vive émotion".
Notre association, qui lutte activement pour de meilleures conditions tarifaires sur les liaisons aériennes entre la métropole et l'outre-mer, est de même résolument engagée sur la question de la sécurité aérienne qui est au centre de son action", a ajouté le collectif dans un communiqué.
- Huguette Fatna, secrétaire nationale du Front national aux Dom-Tom et originaire de la Martinique, s'est déclarée "très touchée par la catastrophe aérienne" et s'est jointe "à la douleur et au chagrin qui meurtrissent tous les Martiniquais".
Elle a adressé "en son nom et au nom de Jean-Marie Le Pen toutes ses condoléances aux familles brisées par ce malheur et leur témoigne toute son affection". Elle "espère que le gouvernement fera tout pour les aider à surmonter leur deuil".

Près de 300 Antillais attendent de rentrer du Panama

Près de 300 Antillais de Martinique et de Guadeloupe, qui achèvent leurs vacances au Panama et s'apprêtaient à rentrer avec la compagnie colombienne West Caribbean, dont l'un des appareils s'est écrasé, mardi au Venezuela, feront le voyage retour sur d'autres compagnies, selon des agences de voyages guadeloupéennes.
La compagnie colombienne, dont un avion s'est écrasé alors qu'il transportait 152 Français et 8 Colombiens, a suspendu mercredi ses vols réguliers à destination de l'Amérique centrale et des Caraïbes.
Deux groupes de vacanciers, essentiellement des Guadeloupéens, achèvent un séjour d'une semaine dans cet Etat d'Amérique latine, ont expliqué sur une radio privée, Radio Caraïbes International, les responsables des deux agences de voyages de Guadeloupe qui ont vendu les billets.
Le premier groupe est constitué de 152 clients de Globe Trotter Voyages. Cette agence, basée aux Abymes, exploite la même licence de voyage que l'agence Globe trotter Voyages, située à Rivière-Salée en Martinique et qui avait vendu les billets aux passagers décédés dans le crash, a expliqué la responsable en Guadeloupe de Globe Trotter Voyages, Nicole Jerpan.
Ce groupe repartira du Panama lundi 22 sur un avion d'Air France, affrêté par le groupe de Globe Trotter Voyages. Leur retour était prévu normalement dimanche 21.
Le second groupe compte 138 clients de Go Tours Vacances, agence située à Baie-Mahault. Un appareil d'une autre compagnie dont le nom n'est pas encore connu doit être affrêté pour ramener ces vacanciers, leur retour étant prévu samedi 20.
"Au fur et à mesure que se rapproche le samedi qui est la date de retour pour tout le monde, il y a une montée en pression qu'il faut gérer", a précisé à Radio Caraïbes International Alberic Marcelin, l'un des clients de Go Tours Vacances, actuellement au Panama.
"C'est cet avion (celui qui s'est écrasé, ndlr) que nous avions pris. C'est lui que nous devions reprendre pour revenir" en Martinique ou en Guadeloupe, a-t-il expliqué
"Ce qui est important pour nous, c'est la préparation psychologique des gens pour qu'ils reprennent l'air parce que là, on a des gens qui disent qu'ils veulent prendre le bateau par exemple. Ils ne veulent pas remonter dans un avion", a-t-il noté, parlant de "la phobie de l'avion".
Selon M. Marcelin, le groupe a bénéficié sur sa "propre initiative, de la mise à la disposition par une clinique locale d'un médecin, de deux psychologues et d'un pédopsychiatre". AFP

Drame martiniquais : la solidarité se manifeste toujours

De nouveaux messages de solidarité envers la communauté antillaise ont été diffusés hier après le crash d’un avion au Venezuela, mardi, qui a coûté la vie à 152 Martiniquais.
Réuni jeudi pour sa séance hebdomadaire, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a tenu à faire part « de sa très vive émotion et de sa profonde tristesse devant le drame qui frappe la communauté antillaise ». Sous la signature de la vice-présidente Dewe Gorodey, le gouvernement adresse « au nom de l’ensemble de la population calédonienne, ses plus vives condoléances aux familles touchées et à tous les Martiniquais ». Après la séance, les membres du gouvernement se sont rendus au siège de l’Amicale antillaise au Moana Center et ils ont proposé l’octroi de billets d’avion aux proches qui souhaiteraient se rendre en urgence en Martinique. De son côté, le groupe MUR (rassemblement du Mouvement des citoyens calédoniens, de l’Union océanienne et du Rassemblement des Océaniens dans la Calédonie) a tenu à partager avec toutes les familles des victimes « cette grande souffrance qui touche la population de cette île ». En ces moments difficiles, il adresse « toute sa sympathie à la communauté antillaise de Nouvelle-Calédonie » et « ses sincères condoléances à toutes les familles frappées par ce drame ».

Crash du Venezuela: le député Edmond-Mariette exige de nouvelles réglementations pour les vols charters

AP 18.08.05 22:57 PARIS (AP) --
Le député Divers gauche de Martinique Philippe Edmond-Mariette a exigé jeudi "une réglementation beaucoup plus forte" pour les vols charters, après l'accident de l'avion de la West Caribbean Airlines qui a causé la mort de 160 personnes, dont 152 Martiniquais, au Venezuela. "On parle de loi des séries mais la succession d'événements relatifs à des catastrophes aériennes imposent aujourd'hui une réglementation beaucoup plus forte, qui est la seule permettant de garantir que des vols charters pourront transporter des gens en toutes conditions de sécurité", a-t-il déclaré sur France-Info. Le député avait lu mardi à l'aéroport du Lamentin, à Fort-de-France, la liste des victimes de l'accident. "Cette catastrophe aérienne nous apparaît, non pas comme un simple accident, mais aussi une terrible épreuve vers laquelle, tôt ou tard, il fallait s'orienter quand on sait les conditions économiques dans lesquelles cette compagnie continuait à circuler et à voler", a déploré Philippe Edmond-Mariette. "Je suis en colère contre à la fois les impositions, les règlements et les textes qui permettent aux compagnies de mettre en place des vols charters", a-t-il ajouté. "Ce serait terrible de savoir que, pour des raisons économiques, on a joué avec la vie de 152 êtres humains et avec la vie de 152 Martiniquais". AP

Crash au Venezuela: une cérémonie de recueillement organisée samedi à Maracaibo

AP 19.08.05 02:25 PARIS (AP) --
Une cérémonie de recueillement en hommage aux victimes du crash du MD82 colombien sera organisée samedi à Maracaïbo au Venezuela, et le gouvernement affrétera un avion pour les familles de Martinique et de Métropole, ont annoncé jeudi soir les ministères des Affaires étrangères et de l'Outremer dans un communiqué. Les proches des victimes venant de Martinique et de Métropole partiront tôt samedi matin, et reviendront l'après-midi après avoir assisté à la cérémonie. Le gouvernement a affrété un avion Air France qui partira ce vendredi après-midi de l'aéroport d'Orly pour conduire en Martinique les proches parents des 152 victimes de l'accident, précise le communiqué, qui ajoute que ceux qui le souhaitent pourront se rendre à Maracaïbo afin d'assister à la cérémonie. Un autre vol partira de Fort-de-France samedi à 5H00 heure locale (09H00 GMT) pour les acheminer au Venezuela, de même que les proches des victimes résidant en Martinique dont la liste sera établie par le préfet de Martinique en liaison avec les collectivités territoriales. Un numéro spécial a été mis en place par la préfecture: 05.96.39.38.92. Le retour est prévu samedi vers 16H00 (20H00) GMT à Fort-de-France, ajoute le communiqué. AP

Crash du MD82: les premiers représentants des familles de victimes arrivés au Venezuela

AP 19.08.05 04:27 MARACAIBO, Venezuela (AP) --

Quatre représentants des familles des victimes du crash du MD-82 colombien sont arrivés jeudi à Maracaïbo, et ils ont annoncé que 106 autres sont attendus vendredi pour commencer une tâche qui s'annonce longue et pénible, l'identification des 152 victimes. Presque tous les restes des corps ont été rassemblés dans une morgue de Maracaibo et pourraient être rendus une fois les recherches finies, a annoncé le colonel Antonio Rivero, chef de l'agence d'urgence du Venezuela. Les médecins légistes utilisent l'ADN pour identifier les corps. "Les spécialistes pensent que l'identification des corps pourrait prendre plusieurs jours, voire des semaines", a déclaré Marie-Claude Cléry, une Martiniquaise qui représente sa famille au Venezuela. Cent-six autres personnes, soit une par famille, sont attendues vendredi dans un vol qui a quitté la Martinique dans la nuit, a ajouté Marie-Claude Cléry, arrivée jeudi avec trois autres proches de victimes. Le ministre de l'Outremer François Baroin a confirmé que les familles arriveront dès vendredi au Venezuela. Ces familles veulent savoir "la vérité", a déclaré le ministre à son arrivée à Maracaïbo jeudi, ajoutant que la compagnie colombienne West Caribbean Airlines, mise en cause pour ses manquements à la sécurité, pourrait être traduite devant la justice. "Cet accident est la plus grande tragédie que la France ait connue. C'est une épreuve pour la Martinique et une grande douleur pour toutes les familles", a ajouté François Baroin devant la morgue de Maracaïbo. Un second vol a été affrété par l'Etat pour acheminer les proches des victimes résidant en métropole. Il fera escale à Fort-de-France vendredi après-midi, et repartira vers Maracaïbo tôt samedi matin pour permettre à ces familles d'assister à une cérémonie de recueillement. AP

Wednesday, November 30, 2005

L'Etat au chevet de la Martinique

Un «hommage national» sera rendu mercredi à Fort-de-France.
Par Thomas LEBÈGUE
vendredi 19 août 2005
(Liberation - 06:00)
jacques Chirac ira-t-il à Fort-de-France, le 24 août, pour participer à l'«hommage national» qui sera rendu aux victimes martiniquaises du crash aérien au Venezuela ? Hier, l'Elysée jugeait encore «prématurée» l'annonce de la venue du président de la République, même si l'ampleur de la mobilisation du gouvernement laisse penser que Chirac pourrait bien faire le déplacement. Le chef de l'Etat passe pour l'instant ses vacances à Brégançon (Var), dans le fort présidentiel d'où il a déjà fait part de sa «très vive émotion». La date de son retour à Paris n'est pas connue. Seule certitude : il devrait être rentré pour le prochain Conseil des ministres, prévu à l'Elysée jeudi.
Si Chirac n'a pas interrompu ses vacances, il a rapidement dépêché en Martinique l'un de ses fidèles : le ministre de l'Outre-Mer, François Baroin (dont le père est décédé dans un accident d'avion). Après avoir assisté mercredi à une cérémonie à l'aéroport de Fort-de-France, Baroin a passé la journée d'hier au Venezuela, pour faire le point sur l'enquête et préparer la venue des familles des 152 victimes à Maracaïbo, la ville la plus proche du site de la tragédie. Les autorités ont affrété un Boeing 747 pour que leurs proches puissent aller se recueillir, demain, dans une chapelle ardente dressée par la Croix-Rouge.
A Paris, le Quai d'Orsay a très vite mis en place une cellule de crise pour répondre aux inquiétudes des nombreux Antillais vivant en métropole. Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait indiqué mercredi qu'il se rendrait lui aussi «si possible samedi» au Venezuela afin d'accompagner les familles des victimes sur le lieu du crash. Mais hier, le Quai d'Orsay laissait entendre que le ministre avait simplement signalé sa «disponibilité» et qu'il allait sans doute se dispenser du voyage.
La mairie de Paris, qui compte nombre d'Antillais parmi ses agents, a par ailleurs indiqué qu'elle prendrait en charge le billet d'avion de ceux-ci aller-retour en direction de Fort-de- France «afin de permettre à chaque agent de l'administration parisienne ayant perdu un parent lors de ce crash de participer à la cérémonie d'hommage aux victimes» de mercredi.

En métropole, des Antillais attristés et solidaires

Reportage dans la communauté antillaise de Saint-Denis qui tient à s’associer à la douleur des familles.
« C’est ma femme qui m’a téléphoné au travail pour me dire qu’un accident venait d’arriver », explique Jorge, un commerçant martiniquais resté proche de sa diaspora et qui excelle dans la préparation de « bosquittes » et autres sandwichs antillais. Lorsqu’il a appris la nouvelle, il a cru que c’était un avion parti de France pour la Martinique qui s’était crashé. Ce n’est qu’après qu’il a eu vent de l’horrible scénario. « J’ai pleuré, alors », dit-il. « C’est très dur pour nos compatriotes. » Relater les faits inscrit à nouveau sur son visage la douleur. Celle d’imaginer les cent soixante et un corps parmi les restes abîmés de l’avion. Il a pensé se renseigner sur les possibilités d’envoyer de l’argent afin d’aider les familles. Pour mettre « un petit quelque chose » à leur disposition. Pour les enfants qui se retrouvent orphelins et les familles qui disparaissent. « Parmi les victimes, il n’y a personne que je connais. Mais quand il s’agit d’un accident pareil, ça doit toucher le monde entier. Qu’on soit noir, blanc ou jaune. » Une croyance que partage aussi Lucienne, une Guadeloupéenne. « En ce moment, dit-elle, il y a beaucoup d’accidents d’avions. Souvent, on croit que ça ne va pas frapper à notre porte. Et puis ça arrive. Pour nous aussi. Je ne suis pas de la Martinique, mais je suis de la communauté antillaise. Cet accident m’a vraiment touchée. Je partage la douleur des familles. »
Être antillais résidant en métropole n’empêche pas de ressentir la douleur. Dans le pays d’où l’on vient, on n’est jamais très loin de l’autre. Habiter le Robert, c’est n’être qu’à quelques kilomètres du François. Une autre commune. À défaut de connaître des visages, les noms, eux, sont connus. Et quand arrive l’accident, on se rappelle de la famille Untel qu’on connaissait de nom. Pour Marie-José, originaire de la Guadeloupe, cet accident est évidemment « dramatique ». La jeune femme se dit « choquée » et entièrement concernée par cette catastrophe. Malheureusement, ajoute-t-elle « on ne peut pas faire grand-chose ».
Camille, lui, est martiniquais. Il a l’âge des papys qui regardent pousser leurs petits-enfants. « Cela fait très longtemps que je suis en métropole, raconte-t-il. Très longtemps aussi que je ne suis pas retourné aux Antilles. Mais ça ne m’empêche pas d’être touché par la mort de tous ces gens. C’est très dur. » Et Camille de hocher la tête, s’en retournant, traînant sa douleur de « vieil Antillais » rattrapé par un coup du sort touchant sa communauté. Raymonde est martiniquaise. Avec Fabienne, elle aussi originaire de l’île, elles tiennent une agence de voyages. Les deux jeunes femmes se demandent « ce qui se passe ». « C’est le quatrième accident d’avion en quelques semaines », constate Raymonde, qui ajoute que « c’est toujours après qu’on apprend que l’avion avait un problème. On ne vous dit rien. L’avion s’en va, tranquille, et après on vous dit qu’il y a eu un contrôle, que tout était OK, et subitement il y a un souci. Du coup, on se demande si les contrôles sont bien faits ». Pour Fabienne, « ctoute la Martinique qui est en deuil » après cet accident. La maman qu’elle est conseille à tous les Martiniquais de « bien entourer et soutenir les familles en souffrance ».
Fernand Nouvet

Les familles des victimes partiront dans la nuit de jeudi à vendredi

19-08- 2005
00:27:16
Les familles des 152 passagers français de l'avion colombien qui s'est écrasé mardi dans le nord-ouest du Venezuela partiront à bord de deux avions pour rejoindre Maracaibo, la ville la plus proche du lieu de l'accident, ont déclaré jeudi à Fort-de-France des sources officielles.
Affrété par les conseils général et régional, d'une capacité de 106 places et appartenant à la compagnie vénézuelienne Avior Airlines, le premier appareil quittera la Martinique dans la nuit de jeudi à vendredi à 01H30, heure locale, a précisé Daniel Marie-Sainte, vice-président du conseil régional au cours d'une conférence de presse
Le retour est prévu le soir même. Du personnel médical, des interprêtes et des élus se trouveront également à bord, soit une vingtaine de passagers.
Affrété par l'Etat, le deuxième appareil, un Boeing 747 d'une capacité de 500 places et appartenant à Air France, partira de Fort-de-France samedi matin à 05H00, heure locale, a dit le préfet de Martinique, Yves Dassonville qui avait, dans un premier temps annoncé un départ vendredi.
A Paris, le ministère des Affaires étrangères (MAE) a précisé que l'appareil décollera vendredi après-midi d'Orly avec à son bord les proches parents des victimes présents en métropole. Les passagers de ce vol auront un retour possible vers la métropole, a ajouté le ministère.
Le retour du second avion se fera samedi après-midi. Du personnel médical sera présent à bord. Une personne par victime doit embarquer mais "on est susceptible d'assouplir cette règle", a précisé le préfet.
Un certain flou a régné en Martinique depuis mercredi concernant le nombre d'avions et le jour de leur départ. François Baroin, ministre de l'Outremer, en déplacement mercredi soir et jeudi au Vénézuela pour s'entretenir avec les autorités du pays de la coordination de l'enquête sur l'accident entre Francais et Venezueliens ne parle ainsi que d'un avion, un Boeing 747.
Les élus et le préfet parlent maintenant d'"offres diversifiées" pour les familles des victimes. "'Les familles pourront choisir. Si elles souhaitent partir tout de suite, elles pourront partir dès cette nuit", a précisé le préfet.
Il a également tenu à prévenir les familles que ce qu'elles verront sur place sera difficile. "Il ne faut pas que les gens s'imaginent qu'ils vont pouvoir reconnaitre les corps de leurs proches", a-t-il dit. Cela sera un déplacement de recueillement (...) à l'hôpital universitaire de Maracaïbo mais ils ne verront pas leurs morts comme ils ont l'habitude de les voir lors des veillées funèbres", a-t-il ajouté.
"Pour les identifier, il faudra passer par des tests ADN qui vont être très longs. Ce sera non pas une question de jours mais sans doute une question de semaine voire de mois", a-t-il également dit.
Le préfet a par ailleurs confirmé qu'une cérémonie de recueillement était prévue mercredi au stade de Dillon, le principal complexe sportif de Fort-de-France, cérémonie organisée conjointement par la municipalité, les conseils régional et général ainsi que l'Etat
Les 152 passagers français et les 8 membres colombiens de l'équipage ont été tués mardi dans l'accident du biréacteur MD 82 de la compagnie charter colombienne West Carribean Airways qui assurait une liaison entre Panama et la Martinique
AFP

Crash: un ou plusieurs proches de l'internationale Dijon parmi les victimes

ATS, le 16 août 2005 à 23:11

Un ou plusieurs membres de la famille proche de l'intérieure martiniquaise de l'équipe de France de basket-ball Sandra Dijon font partie des victimes du crash de l'avion colombien au Venezuela, a annoncé le sélectionneur Alain Jardel mardi à Hagondange.
"Sandra vient d'apprendre qu'un ou plusieurs membres de sa famille faisaient partie des victimes de la catastrophe à Caracas", a-t-il déclaré à l'issue de la finale du Tournoi d'Hagondange remportée par son équipe contre la Russie.
"Avant le match elle (Sandra Dijon) avait demandé que ses partenaires portent une crêpe noire, avant même de savoir que sa famille était concernée.
On n'a pas pu le faire pour des raisons pratiques, on a été pris par le temps. Mais cela remet les choses à leur triste niveau", a conclu Alain Jardel.
Mardi la préfecture de la Martinique a confirmé que 152 Martiniquais étaient morts dans le crash de l'avion colombien, selon une liste nominative définitive. Huit membres d'équipage colombiens ont également été tués dans cette catastrophe.

les victimes du vol WCA 708

les victimes du vol WCA 708 La liste des passagers qui ont été enregistrés sur le vol WCA 708 de la compagnie West Caribbean Airways sa pour se rendre du Panama à Fort-de-France le mardi 16 août 2005..
AMANT Chantale
ANTISTE Bernard
ANTISTE Clara
ARMEDE Claude
BAHLIT Noa
BAPTE Christiane
BAPTE Mireille
BAPTE Sylvain
BAPTE Thomas
BARAY Lucien
BARAY Minette
BELAY Marie-Josée
BERISSON George
BERISSON Paul
BERMONT Hector
BERTON Francis
BOURA Liliane
BOUTON Marie-Andrée
BURNET VERIN Ghislaine
BERTON Marie
CABARE Marie-Pierre
CABRERA Catherine Marie
CABRERA José
CATORC Mailys
CHASSOL Eugène
CHASSOL Georgette
COLONNETTE Esther
COLORAS Alex
COLORAS Monique
COSSOU Eliane
COSSOU Luc Bernard
COUFFE Raphaëlle
COUFFE Robert
CROISSY Danielle
CROISSY Victor
DELAHAYE Guy
DESIR Alex
DIJON Raymond
DRUZE Maurice
DURANVILLE Marie-Josèphe
ENSFELDER Eugènie
PETERS Alix
ESTHER Jeannine
ETIFIER Emilie
EUDARIC Evelyne
FABIEN Thérèse
FELICITE Carmen
FELICITE Raoul
FILIN Christian
FLORINE Myrlène
GALBERT Joseph
GALBERT Marie-Eugènie
GERMANY André
GERMANY Delphin
GERMANY Nelly
GERMANY Rosemonde
SCAGLIONI Davide
HIERSO Gisèle
HIERSO Maurice
HIERSO Mirette Fanny
HIERSO Vernier
HOSPICE Alex
HOSPICE Liliane
IPHAINE Max
JABERT Antoinette
JACQUI Ketty
JACQUI Patrick
JACQUI Camille
JEAN FRANCOIS Veliane
ZONGO Karine
JEREMIE George
JOACHIM Johanne
JOACHIM Marie-Elisabeth
JOACHIM ARNAUD Jimmy
JOSEPH BONIFACE Marie Josèphe
KELBAN Lucien
KELBAN Mauricette
KIMPER Arsène
LACRAMPE Clèment
LAGIER Renée
LAGIER Yolaine
LANOIR Freddy
LAURENT Germany
LAURENT Yohan
LEGENDART Christian
LENOGUE Séverine
LUCE Céline
LUCE Lucienne
MAGLOIRE Raphaël
GOMBE Gerty
MAINGE Bénédicte
MAINGE Hubert
MAINGE Jocelyne
MAINGE Max
MAINGE Viviane
MAQUIABA Elodie
MARIE ANTOINETTE Laure
MARIE LUCE Bertin
MARIE LUCE Marcel
MASSAL Maeva
MASSAL Max
MASSAL Murielle
MASSAL Nicolas
MAUCONDUIT Angelo
MAUCONDUIT Lisette
MONTLOUIS FELICITE Christian
MONTLOUIS FELICITE Marie-Odile
MOUTAI Mireille NAL Serge
NANCY Gabriel
NANCY Huguette
NOLEO André
PAQUET Claudine
PAVILLA Sylviane
PELAGE Lydie
PEPINTER Henry
PEPINTER Rose
PETERS Marie-Claude
PIERRE-LOUIS Abdon Joseph
PIERRE-LOUIS Laurence
PORRO Evelyne
RAINETTE Erick
RAINETTE Maguy
RAMIN Denis-Marc
RAMIN Marie-Louise
RAPHOSE Thérèse
RAPHOSE Valère Urbain
REGIS Juanita
ROBIN GALBERT Huguette
ROCH Berthe
VIOLTON Lucien
ROSAMON Jean-Michel
SAFFACHE Jocelyne
SAINTE ROSE Luce
SAXEMARD Marcel
SEBASTIEN Georgette
SERALINE Ginette
SURIN Gislaine
TAUPIN Marie-Annick
TOULON Anthony
TOULON Gabrielle
VALENCE Aimée
VALQUIN André
VELAYOUDON Viviane
VENKATAPEN Sohan
VENKATAPEN Michel
VENKATAPEN Nadine
VICTORIN Anicet
VIGILANT Raymonde
VOISIN Marie-Louise
VOYER Christiane
VOYER Félix
Liste officielle communiquée par la CCI de la Martinique.
Dans ce vol tragique, il y avait des personnes que je connaissais, dont une qui fut chère à mon enfance. Paix à ton âme petite chabine dorée. Je compatis à la douleur des familles et leur présente mes condoléances.

Crash au Vénézuela

Une des deux boîtes noires de l'avion retrouvée
Une des deux boîtes noires de l'avion qui s'est écrasé au Venezuela mardi a été retrouvée.
«Sur les lieux de l'accident, l'une des deux boîtes noires a été récupérées ainsi qu'un équipement radio», a indiqué le ministre de l'Intérieur vénézuélien, Jesse Chacon.
Rappelons que 152 passagers français se trouvaient à bord de l'avion colombien et les huit membres d'équipage ont tous été tués, ont confirmé mardi les autorités françaises.
Un précédent bilan de source française avait fait état de 153 passagers tués, en même temps que les huit membres de l'équipage colombiens.
Tous les passagers résidaient dans l'île française de la Martinique, a aussi confirmé la préfecture.
Des familles entières ont disparu dans la catastrophe, qui a suscité une vive émotion en France.
Une commune martiniquaise, celle de Saint-Esprit, dans le centre de l'île, a ainsi perdu 43 de ses habitants.
Parmi les passagers figuraient 43 membres d'une même association, l'Association martiniquaise d'action sociale, qui regroupe des fonctionnaires territoriaux de plusieurs communes.
Le président français Jacques Chirac a annoncé mardi qu'il allait demander à son homologue vénézuélien Hugo Chavez de «tout faire pour que soient éclaircies dans les meilleurs délais les circonstances» du crash.
«La France est en deuil», a déclaré M. Chirac en rendant hommage «à cette terre de Martinique si dramatiquement touchée par cette épreuve». L'appareil McDonnell Douglas MD82 a éprouvé des défaillances à chacun de ses deux moteurs avant de perdre le contact avec la tour de contrôle de Caracas et de s'écraser à grande vitesse dans une zone accidentée.
Les équipes de recherches ont récupéré plusieurs cadavres et doivent composer avec des conditions difficiles.
La zone est accidentée et de fortes pluies ont été enregistrées dans la région ces derniers temps.
La West Carribean Airways est en service depuis sept ans et un de ses bimoteurs s'est abîmé au décollage plus tôt cette année.
Cet accident avait fait huit morts et six blessés.

«Toute la Martinique en pleurs»

Par Virginie GOMEZ
mercredi 17 août 2005 (Liberation - 06:00)
Envoyée spéciale à l'aéroport de Lamentin
Des hurlements de détresse s'élèvent dans la salle de l'aéroport du Lamentin où sont rassemblées les familles. «Les 151 passagers du vol sont décédés.» A l'énumération des noms, des femmes s'écroulent en pleurs, des cris retentissent, les secouristes du Samu se précipitent. Jessie Alamé, un jeune directeur de ballet apprend que 8 de ses proches sont morts. Un autre soutient son frère, qui vient de perdre sa fille de 12 ans : «Il y a une semaine, on se baignait ensemble, je n'arrête pas de revoir le film.» «Je travaille à la Sécurité sociale, on a perdu 25 collègues, on est meurtris», dit Rose. «On connaît tous quelqu'un qui était dans l'avion. C'est toute la Martinique qui est en pleurs.»
C'était le vol des vacances, un charter vers Panama, des Martiniquais partis à l'occasion du week-end du 15 août. F. et S. auraient dû être dans cet avion. Juste avant leur départ, un de leurs fils a eu un accident de voiture, et s'est cassé la jambe. Leur autre fils est parti. Il est mort dans le crash. Le sentiment d'être miraculés le dispute à la douleur intense de la perte.
Le président du conseil général, Alfred Mariejeanne parle de catastrophe. Pour ce département français d'environ 500 000 âmes, c'est un terrible choc. A la radio, les témoignages se succèdent de façon ininterrompue. Cousins, parents, amis se relaient devant les listes affichées au mur.
Les larmes aux yeux, Renée peste contre les charters qui, en période de vacances, font voler de «vieux coucous». Une enquête est annoncée, mais l'heure est pour le moment à la douleur, effroyable. Après l'énumération des noms des victimes, les autorités ont demandé aux familles de fournir tous les renseignements susceptibles d'aider à l'identification des corps, leur passé médical, les empreintes dentaires. Mais les familles se doutent qu'elles ne reverront jamais les corps de leurs proches. Le deuil n'en sera que plus difficile.

Le "cauchemar" à l'aéroport de Fort-de-France, et la Martinique sous le choc.

DUCOS, Martinique (AP) -
Le "cauchemar" à l'aéroport de Fort-de-France, et la Martinique sous le choc.
Les 152 passagers de l'avion affreté par la compagnie colombienne West Caribbean Airlines, écrasé mardi au Venezuela, étaient tous originaires de la petite île française où beaucoup de personnes comptaient un ami ou un parent parmi les victimes.
Les Martiniquais morts dans la catastrophe s'étaient rendus au Panama dans le cadre d'un programme touristique de rencontre des descendants de leurs ancêtres des Caraïbes, venus dans ce pays d'Amérique Centrale pour y construire le canal, selon le ministre des Affaires étrangères du Panama.
A l'aéroport de Fort-de-France, les parents des passagers se sont effondrés en sanglots à l'écoute de la liste de leurs proches décédés, lue par un député de l'île.
"C'était le cauchemar à l'aéroport, avec toutes ces familles qui attendaient des nouvelles. Ceux qui ont été mis au courant sont partis en larmes", raconte George Venkapaten, dont le frère de 48 ans est mort avec sa femme et son fils de six ans.
Parmi eux, des enfants dont les parents étaient partis en vacances au Panama avec la West Caribbean Airlines sont devenus orphelins en une nuit.
"Ils demandaient :'Qu'est-ce qui va nous arriver ? Qu'est-ce qu'on va faire ?'
Ce sont des questions qui vous donnent la chair de poule", témoigne Max Bottius, un des psychologues chargés de prendre en charge les famille des victimes.
La catastrophe aérienne la plus importante ayant jamais touché des Français a frappé le seul département de la Martinique, où les 432.000 habitants sont particulièrement liés entre eux.
"La Martinique est une petite île -alors 152 morts, vous imaginez... Ca veut dire que virtuellement, tout le monde avait un cousin dans cet avion", explique Magalie Grivallier, une porte-parole de la préfecture.
Cent cinquante amis et proches se sont réunis devant la mairie de la petite ville de Ducos, non loin de Fort-de-France, qui a perdu trente de ses habitants dans le crash du McDonnell Douglas MD 82. "Je ne comprends pas.
C'est comme si le ciel m'était tombé sur la tête aujourd'hui", déclare sous le choc Claire Renette, âgée de 40 ans, dont la soeur est morte dans l'accident. Mercredi, le ministre de l'Outremer François Baroin doit se rendre à Ducos et dans d'autres villes frappées par la catastrophe comme Saint-Esprit, François et Basse-Pointe, après avoir assisté à une cérémonie de commémoration pour les victimes.
Le McDonnell Douglas MD82, un bimoteur construit aux Etats-Unis, ramenait en Martinique des vacanciers après leur séjour au Panama et assurait un vol charter de la compagnie colombienne West Caribbean Airways. Il s'est écrasé tôt mardi matin dans l'ouest du Venezuela une heure après son décollage, suite à une panne des deux moteurs, tuant les 160 personnes, dont huit membres d'équipages colombiens et 152 passagers français, qui se trouvaient à bord.