Wednesday, August 22, 2007

actions judiciaires crash aérien survenu au Vénézuela le 16 août 2005

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Plusieurs actions judiciaires viennent d’être lancées dans l’intérêt de 671 ayants droit de 102 passagers, comptant parmi les 152 passagers qui ont péri dans le crash aérien survenu au Vénézuela le 16 août 2005.

Ces ayants droit, formant le regroupement le plus important d’ayants droit de victimes du crash, sont assistées par un pool d’avocats composé de 25 Cabinets, conjointement avec le Cabinet MARTIN-CHICO & ASSOCIÉS et son correspondant américain, le Cabinet LIEFF GLOBAL, et représentés par Monsieur le Bâtonnier Albert ELANA, du Barreau de Fort-de-France.

Les avocats composant le pool sont :

Maître Jean-Etienne ALBERTINI

Avocat au Barreau de Paris

25, boulevard des Italiens – 75002 Paris

Maître Lucien ALEXANDRINE

Avocat au Barreau de Fort-de-France

14, rue du Plateau – 97200 Fort-de-France

Me Jacqueline BENEIX

Avocat au Barreau de Bordeaux

85, rue du Docteur Albert Barraud – 33000 Bordeaux

Maître Frédéric BIBAL et Maître Aurélie COVIAUX

Membres de l’Association d’avocats Cabinet ARPEJ’

Avocats au Barreau de Paris

21, rue du Faubourg Saint-Antoine – 75011 PARIS

Maître Moïse CARETO

Avocat au Barreau de Fort-de-France

1, rue de l’Ecole Hôtelière – 97233 SCHOELCHER

La SCP CHANTREAU & FOURGOUX

Société d’Avocats représentée par Maître Dominique FOURGOUX-BOUCARD et Maître Françoise CHANTREAU-SCHUCK

Avocats au Barreau de Fort-de-France

Centre Commercial Place d’Armes, 1er étage – 97232 LE LAMENTIN

La SELAS A. CLAUDE & ASSOCIES, avocat au Barreau de Paris,

Société d'Avocats représentée par Maître Arnaud CLAUDE

Avocat au Barreau de Paris

52, Boulevard Malesherbes – 75008 PARIS

Maître Seydou DIARRA

Avocat au Barreau de Fort-de-France

82 Rue Moreau de Jonnes – 97200 Fort-de-France

Maître Albert ELANA

Avocat au Barreau de Fort-de-France

1, rue Général Gallieni – 97200 Fort-de-France

Maître Frédérique GOURLAT-ROUSSEAU

Avocat au Barreau de Fort-de-France

4, rue Gallieni, 1er étage – 97200 Fort-de-France

La SELARL HOBSON

Société d'Avocats représentée par Maître Jean-Claude BEAUJOUR

Avocat au Barreau de Paris,

7, rue de la Bourse – 75002 Paris

Maître Michel LANGERON

Avocat au Barreau de Fort-de-France

88, rue Victor Sévère – 97200 Fort-de-France

La SCP LIENHARD – PETITOT, avocat au Barreau de Strasbourg,

Société d’Avocats représentée par Maître Claude LIENHARD

Avocat au Barreau de Strasbourg

21, rue des Francs-Bourgeois – 67000 Strasbourg

Maître Daniel LUC-CAYOL

Avocat au Barreau de Fort-de-France

30, rue Moreau de Jonnes – 97200 Fort-de-France

Maître Colm MANNIN

Avocat au Barreau de Toulouse (Tableau B) et Sollicitor de la Cour Suprême d’Angleterre et du pays de Galles

6, allée des Cèdres – 31820 Pibrac

La SELARL MARTIN-CHICO & ASSOCIES

Société d’avocats représentée par Maître Jean-Pierre BELLECAVE

Avocat au Barreau de Bordeaux,

2, rue des Trois-Conils – 33000 Bordeaux

La SCP MONTIGNY – DOYEN

Société d’Avocats représentée par Maître Gérard MONTIGNY

Avocat au Barreau d’Amiens

28, rue Victor Hugo – 80006 Amiens

La SELARL GR&A

Société d'Avocats, représentée par Me Gladys RANLIN

Avocat au Barreau de Fort-de-France

Immeuble CPL Acajou – 97232 Le Lamentin

Maître Marie-Line RICHARD-MERIL

Avocat au Barreau de Fort-de-France

19, avenue Jean Jaurès – 97200 Fort-de-France

Me Bernard SOLITUDE

Avocat au Barreau de Paris

7, rue de la Bourse – 75002 Paris

Maître Yvon THIANT

Avocat au Barreau de Paris

49, avenue de la Grande Armée – 75116 Paris

Maître Erick VALERE

Avocat au Barreau de Fort-de-France

7, rue Emma Forbas – 97232 Le Lamentin

Maître Nicole CHABRUX

Avocat au Barreau de Paris

119, rue de Lille – 75007 PARIS

Maître René HELENON

Avocat au Barreau de Fort-de-France

Centre d’Affaires de Dillon

Valmenière – Bât. A-1er Et.- 97200 Fort-de-France

Maître Mark BRUNO

Avocat au Barreau de Fort-de-France

Centre d’Affaires de Dillon

Immeuble Argos- 97200 Fort-de-France

1° ACTION EN FLORIDE CONTRE LES TRANSPORTEURS AÉRIENS

Une action avait déjà été engagée en Floride en décembre 2006 contre la Compagnie aérienne WEST CARIBBEAN AIRWAYS, considérée comme « transporteur de fait » et les sociétés américaines NEWAC et GO 2 GALAXY, affréteurs de l’avion, considérées comme « transporteur contractuel » – au sens de la Convention de Montréal ; cette action vient d’être réitérée et complétée au nom de l’ensemble des personnes actuellement représentées par le pool d’avocats.

Une intense bataille de procédure est engagée devant le Juge de Floride pour déterminer si les sociétés américaines NEWAC et GO 2 GALAXY sont « transporteurs de droit » et si, par conséquent, la Convention de Montréal leur est applicable.

D’autre part, les sociétés WEST CARIBBEAN, NEWAC et GO 2 GALAXY opposent une vive résistance et tentent de faire renvoyer le procès en France, en vertu de la doctrine du forum non conveniens pour échapper à un jugement devant un Jury américain.

La décision du Juge américain sur ces questions préalables est attendue dans les toutes prochaines semaines.

Le Tribunal du District Sud de Floride, qui est présidé par Madame le Juge UNGARO, n’a pas hésité, en préliminaire et avant de décider s’il doit ou non garder l’affaire, à ordonner que les sociétés américaines NEWAC et GO 2 GALAXY, produisent un certain nombre de documents pour permettre de déterminer leur rôle exact et la nature de leur implication dans le tragique voyage du 16 août 2005.

3° ACTION À FORT-DE-FRANCE CONTRE BOEING ET CONTRE PRATT & WHITNEY

Ont été par ailleurs engagées les actions suivantes :

a) une action devant le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France contre Boeing et McDonnell Douglas, constructeurs de l’avion ;

b) une action devant le même tribunal de Fort-de-France contre Pratt & Whitney, le fabriquant des moteurs.

Ces deux actions sont engagées sur le fondement du droit américain, applicable aux fabricants de l’aéronef et des moteurs en vertu de la Convention de La Haye de 1973.

Cela signifie que le droit américain détermine l’ensemble des règles à appliquer, y compris quels demandeurs ont qualité à agir, ainsi que le régime juridique de la responsabilité ou le montant des indemnisations.

A ce titre, le droit américain prévoit que l’action en indemnité à la suite du décès d’un proche doit être engagée par le conjoint et les enfants, ainsi que par les héritiers venant en rang utile dans l’ordre successoral.

C’est pourquoi seuls 193 ayants droit sont concernés par ces actions.

En vertu du développement du travail des experts mandatés par le pool d’avocats sur les diverses implications à l’origine de l’accident, il est possible qu’il faudra mettre en cause la responsabilité du fabricant du pilote automatique.

4° ASPECTS TECHNIQUES DE RESPONSABILITÉ

Les investigations d’expertise conduites dans le cadre de l’information pénale confiée à Monsieur le Juge CANTINOL ne pourront être divulguées que lors de la clôture de l’instruction.

Des réunions d’étape ont été tenues, comme en 2006, par Monsieur le Juge d’Instruction en présence des parties civiles aux mois d’avril et mai 2007, tant à Fort-de-France qu’à Paris.

Indépendamment des investigations et expertises réalisées sous la conduite du Juge d’Instruction, plusieurs experts ou collèges d’experts, notamment ceux mandatés par le pool d’avocats, mènent leur propres études et analyses.

Parmi les hypothèses envisagées, certaines vont dans le sens d’une implication maximale des pilotes dont le comportement est jugé aberrant :

- en premier lieu, l’équipage n’aurait pas réagi à la perte progressive de vitesse de l’avion ce qui aurait conduit au décrochage de l’appareil, l’avion s’étant retrouvé en position maximale à cabrer et sans plus aucune portance ;

- puis, au lieu de corriger une telle situation en mettant l’avion en position à piquer, les pilotes auraient au contraire maintenu sa position à cabrer ; dans une telle position, les moteurs se seraient trouvés déviés du flux d’entrée d’air, ce qui les aurait mis au ralenti ; il s’en serait

suivi le décrochage fatal pendant trois minutes ; à aucun moment les pilotes n’auraient fait

quoi que ce soit pour récupérer l’appareil, malgré le fait qu’ils pouvaient le faire au moyen d’une procédure absolument banale.

Dans cette hypothèse, l’attitude lourdement déficiente et aberrante des pilotes serait donc à être considérée comme la cause déterminante du crash, éventuellement susceptible d’absorber toute autre cause.

Cette hypothèse est cependant critiquée, voire contredite, car incomplète et peu recevable au regard de la logique et de toutes les données.

Incomplète car elle ne prend pas en considération l’incidence du givrage du cône qui se trouve à la partie avant des moteurs.

A cet endroit, se trouve un capteur qui enregistre la pression et la vitesse de l’air à l’entrée des moteurs ; or le givrage du capteur peut fausser ces mêmes informations, pouvant même conduire à l’affichage d’une augmentation de puissance des moteurs jusqu’aux limites maximales.

Dans ces conditions, l’accélérateur automatique (‘auto-throttle’) se réduit drastiquement provoquant la mise au ralenti des moteurs (ceci peut, d’ailleurs, expliquer pourquoi l’équipage pensait avoir eu une double panne de moteurs, ou « flame out »).

Le problème du givrage du capteur, qui est connu sur ce type de moteur depuis un accident de la Compagnie Air Florida à Washington en 1982, a fait l’objet de critiques de la Federal Aviation Administration (FAA) et a donné lieu à une recommandation de cette dernière, afin que les constructeurs installent des détecteurs de gel à l’intérieur des moteurs pour permettre aux équipages d’activer à temps les systèmes antigel.

Pour autant, certains experts pensent au contraire que ce phénomène leur semble devoir être exclu dans le présent accident, faisant remarquer, d’une part, que dans tous les cas où ce même phénomène s’est produit en d’autres occasions, les équipages avaient réagi très rapidement, contrairement aux pilotes de la WEST CARIBBEAN qui sont restés inertes, et, d’autre part, que la perte de vitesse menant à la situation de décrochage a été progressive, ce qui n’aurait pas été le cas en cas de gel des capteurs d’entrée.

L’hypothèse de l’inaction aberrante des pilotes est, en second lieu, peu recevable, car on ne peut suspecter les pilotes d’avoir mis sciemment certaines surfaces de contrôle de l’avion (la gouverne de profondeur) en position à cabrer tout en agissant à piquer sur le manche, car ce serait là provoquer volontairement le décrochage de l’appareil.

L’explication d’un tel comportement des pilotes en appelle à l’absurde ; mais, au surplus, un tel comportement ne se trouve nullement attesté par les enregistrements de voix en poste de pilotage.

Il n’y a aucun précédent, à la connaissance de ces experts, de pilotes ayant eu une attitude aussi aberrante et suicidaire.

Aussi est-il est plus logique et plus raisonnable d’affirmer l’existence d’un dysfonctionnement de nature technique, étrangère à l’activité des pilotes.

A cet égard, un dysfonctionnement du pilotage automatique est en cours d’examen par les experts mandatés par le pool d’avocats.

Il est possible que les éléments matériels du dysfonctionnement d’un mécanisme concret de l’avion ne soient jamais retrouvés.

Mais cela ne pourrait empêcher de constater que ce qui s’est passé au moment du décrochage, c’est que le plan vertical réglable, permettant de stabiliser la position en profondeur de l’aéronef, s’est comporté d’une façon contrariant irrémédiablement l’attitude à piquer que les pilotes ont voulu imprimer à l’avion dans le but de sortir du décrochage.

Ce fait est suffisant pour mettre en cause une origine du décrochage inhérent au seul avion.

On ne saurait écarter ce fait en supputant que les pilotes auraient eu un comportement suicidaire ou criminelle, ce que rien ne prouve positivement, et qu’il n’est ni logique ni raisonnable de présumer

Il existe des précédents où le pilote automatique s’est désengagé seulement partiellement, provoquant des réactions aberrantes et contradictoires des surfaces de contrôle.

Fort-de-France

le 16 août 2007

pour le pool d’avocats

Thursday, August 16, 2007

Crash de Maracaibo : la Martinique se souvient


Dimanche 12, la ville de Saint-Joseph a dévoilé le monument qu'erash de Maracaibo : la Martinique se souvient - Martinique - Général -rash de Maracaibo : la Martinique se souvient - Martinique - Général - Nouvelles sur Newmedia.fr - New Media : Infos Gua Nouvelles sur Newmedia.fr - New Media : Infos Gualle a fait réaliser par Hector Charpentier pour rendre hommage aux victimes du crash du 16 août 2005. Saint-Joseph a été l'une des communes les plus touchées par cet accident, 16 Joséphins y ont perdu la vie. Elévation, c'est le nom de l'oeuvre qui se trouve au quartier Fantaisie, le long de la RN4.


C’est au cours d’une cérémonie sobre devant une centaine de personnes (famille, proches et anonymes) que le monument a été dévoilé au grand public. Tous souhaitaient être présents à cette première commémoration des deux ans de l’anniversaire du crash du 16 août.
Au milieu d’un parterre de fleurs et de plantes, son accès a été facilité par la municipalité, car c’est en même temps une aire de repos sur la RN4. Cette portion de terre a été gracieusement cédée par la région à la commune pour rendre cet hommage.

Le maire Athanase Jeanne Rose a ainsi voulu rendre hommage aux 16 Joséphins qui ont péri lors de cet accident, mais au-delà aux 144 autres, Martiniquais et membres d’équipage. Le préfet Ange Mancini, le sénateur Claude Lise, le conseiller général de Saint-Joseph Yan Monplaisir, et Georges Venkatapen ont participé à cette cérémonie.
L'oeuvre a été commandée au mois de janvier, et depuis l’artiste travaillait directement sur place. Concrètement, elle est formée de deux parties. Un socle coloré de façon abstraite avec des dessins et des fresques en faïence, au pied une plaque comportant les noms des 160 victimes. Mais l’autre partie, la plus importante et la plus symbolique, est celle qui surplombe le monument avec ses 6 mètres de hauteur. Elle est de couleur blanche et composée d’une dizaine de corps de femmes et d’hommes qui s’érige vers le ciel.

"Comme des âmes", explique Hector Charpentier. C’était sa façon d’abattre les différences de confessions religieuses et de symboliser une sorte d’espoir à la suite de ce drame. A la fin de la cérémonie, deux gerbes ont été déposées au pied d’Elévation, une par le préfet, l’autre par le maire, puis l’œuvre a été bénie par le père Bonaventure, le curé de la paroisse de Saint-Joseph.

source

Deux ans


Mémoire de Victimes

MARTINIQUE

7h

  • Son de cloches pour nos défunts
  • Messe de commémoration

Eglises de :

Basse Pointe

Ducos

Fort de France (Cathédrale)

François

Rivière-Pilote

Saint-Esprit

Saint-Joseph

9h30

  • Minute de silence
  • Dépôt de gerbe au pied de la plaque commémorative de Fort de France

11h

Mairie du Saint-Esprit

Signature d'un protocole d'engagement pour le don d'un terrain en vue de la réalisation d'un espace souvenir

12h à 13h

Hommage aux disparus

  • Message du ciel
  • Bouquet de poèmes (Espace Fitt Duval / Saint-Esprit)

PARIS

12h

Messe en l'église de Saint-Sulpice - Paris 6ème

19h

Messe en l'église Saint-Antoine - Paris 12ème


Sites à visiter :

http://www.martinique-avca.org/

http://www.drame-martinique.info/


Tuesday, May 29, 2007

Reconstitution en 3D du crash de la West Caribbean


mardi 29 mai 2007 07h18

Un an et demi après la catastrophe de la West Caribbean au Venezuela, les familles des 152 victimes françaises, pour la plupart martiniquaises, ont assisté lundi à la présentation d'un rapport d'enquête sur le crash. Mais au-delà de ce premier rapport, cette rencontre a donné lieu à une expérience inédite. Les familles se sont en effet retrouvées virtuellement dans l'avion, avant le crash, grâce à un logiciel de simulation.


0 personnes ont assisté lundi à la présentation d'un rapport d'étape dans l'enquête sur le crash de l'avion de la West Caribbean Airways. 160 personnes ont péri dans cet accident le 16 août 2005 au Venezuela. Parmi les victimes, 152 Martiniquais. Ce sont leurs proches qui sont venus essayer de comprendre les causes du drame. "Les facteurs humains paraissent déterminants", selon le procureur de la République de Fort-de-France.

Fait inhabituel, un film d'animation en trois dimensions de 20 minutes a été projeté aux familles qui résident en métropole, le film ayant déjà été présenté en avril à Fort-de-France pour les proches des victimes habitant la Martinique. La séance a eu lieu à l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie) à Rosny-sous-Bois, en banlieue parisienne. La reconstitution était filmée dans la réplique du

Monday, May 28, 2007

Crash du 16 août 2005 : "les facteurs humains paraissent déterminants" (procureur)

Le procureur de la République de Fort-de-France, Claude Bellenger, a déclaré lundi que les "facteurs humains paraissent déterminants" pour expliquer le crash d'un avion qui avait fait 160 morts dont 152 Martiniquais, le 16 août 2005 au Venezuela. Le procureur s'exprimait lors d'une conférence de presse au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pendant que 200 proches des victimes du crash assistaient à la présentation d'un rapport d'étape qui avait déjà été faite en avril à Fort-de-France pour les proches résidant en Martinique. Les familles ont notamment visionné un film d'animation en 3D retraçant les 30 dernières minutes du vol de la compagnie colombienne West Caribbean avant l'accident. "Elles l'ont vu de manière sereine, en percevant que les facteurs humains paraissent déterminants", a précisé le procureur, interrogé sur la façon dont les familles avaient perçu le film. "Il y a des très grandes interrogations sur le choix de la route orageuse qui a été faite et sur l'altitude adoptée qui ne correspond pas" à celle qu'aurait dû emprunter l'appareil qui s'est écrasé, a précisé M. Bellenger. "L'avion trop chargé a essayé d'atteindre un niveau de vol qu'il ne pouvait pas atteindre (..), a cherché à monter en altitude pour éviter l'orage ce qui s'est traduit par une perte de puissance" expliquant le décrochage, a-t-il précisé. "L'équipage n'a pas réagi à une perte de vitesse", a-t-il ajouté. "Aucune défaillance technique n'a à ce jour été démontré" a affirmé M. Bellenger. Le magistrat a annoncé "le prochain départ en Colombie" des deux juges d'instruction chargé de l'enquête pour mener des investigations sur la formation et l'expérience des pilotes de la West Caribbean. Selon le rapport présenté en avril en Martinique et lundi à Rosny-sous-Bois, les moteurs du MD-82 qui s'est écrasé à Machiques (Venezuela), fonctionnaient au moment de l'impact au sol. Le procureur a également noté qu'il y avait une "discordance d'ancienneté" entre le pilote expérimenté et le co-pilote "relativement inexpérimenté avec 700 heures de vol." Il a enfin insisté sur la nécessité pour les familles d'assigner en justice la compagnie aérienne, afin d'être indemnisées, avant le 16 août 2007 qui marque la fin du délais de prescription. "Beaucoup ne l'ont pas encore fait", a-t-il dit.

Friday, April 06, 2007

Crash de la "West Carribean": les juges d'instruction présentent les analyses des boîtes noires



Les juges d'instruction français en charge de l'enquête sur l'accident de l'avion de la West Carribean qui s'est écrasé à Maracaibo au Venezuela, tuant 160 personnes dont 152 Martiniquais qui revenaient d'un séjour au Panama le 16 août 2005, ont réuni jeudi les proches des victimes de la catastrophe pour présenter les résultats de l'analyse des moteurs et boîtes noires de l'appareil.

Les deux réacteurs de l'avion de la compagnie colombienne étaient en marche, c'est le premier constat effectué par les enquêteurs. "Manifestement, l'avion était trop chargé pour avoir une propulsion suffisante au niveau où il évoluait", a expliqué Claude Bellanger, le procureur de la République à Fort-de-France. "A un moment donné un phénomène de décrochage s'est produit".

La cause immédiate de l'accident résulte d'un décrochage qui a duré 3 minutes, une chute de 10.000 pieds par minute avec un impact au sol à plat. Les enquêteurs s'interrogent sur le manque de réaction du commandant de bord et du co-pilote.

"Nous sommes frappés par l'absence d'échange et de communication entre les membres d'équipages. Il y a également un choix de route météorologique qui est assez troublant puisque l'avion a traversé une ligne d'orage. Tout le monde sait que les cumulonimbus sont très dommageables pour un avion", explique encore Claude Bellanger.

Les autorités judiciaires restent prudente et ne veulent pas pour l'heure mettre en cause la responsabilité des pilotes dans le crash de l'avion. Des investigations se poursuivent pour déterminer la formation et l'expérience des pilotes colombiens sur ce type d'avion. Les deux hommes avaient très peu volé les derniers mois avant le crash. Le commandant de bord comptabilisait 5.700 heures alors que le co-pilote n'avait que 723 heures.

Les proches des victimes ne veulent écarter aucune piste dans cette affaire et surtout pas un problème technique, selon Georges Venkatapen, le président de l'AVCA (l'association des victimes du crash aérien du 16 août 2005): "il est fort probable qu'un problème technique jamais vu auparavant ait pu se produire, c'est pour cela que nous avons beaucoup insisté auprès du juge d'instruction pour ne pas écarter la thèse d'un incident technique". AP

AP