Tuesday, May 29, 2007

Reconstitution en 3D du crash de la West Caribbean


mardi 29 mai 2007 07h18

Un an et demi après la catastrophe de la West Caribbean au Venezuela, les familles des 152 victimes françaises, pour la plupart martiniquaises, ont assisté lundi à la présentation d'un rapport d'enquête sur le crash. Mais au-delà de ce premier rapport, cette rencontre a donné lieu à une expérience inédite. Les familles se sont en effet retrouvées virtuellement dans l'avion, avant le crash, grâce à un logiciel de simulation.


0 personnes ont assisté lundi à la présentation d'un rapport d'étape dans l'enquête sur le crash de l'avion de la West Caribbean Airways. 160 personnes ont péri dans cet accident le 16 août 2005 au Venezuela. Parmi les victimes, 152 Martiniquais. Ce sont leurs proches qui sont venus essayer de comprendre les causes du drame. "Les facteurs humains paraissent déterminants", selon le procureur de la République de Fort-de-France.

Fait inhabituel, un film d'animation en trois dimensions de 20 minutes a été projeté aux familles qui résident en métropole, le film ayant déjà été présenté en avril à Fort-de-France pour les proches des victimes habitant la Martinique. La séance a eu lieu à l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie) à Rosny-sous-Bois, en banlieue parisienne. La reconstitution était filmée dans la réplique du

Monday, May 28, 2007

Crash du 16 août 2005 : "les facteurs humains paraissent déterminants" (procureur)

Le procureur de la République de Fort-de-France, Claude Bellenger, a déclaré lundi que les "facteurs humains paraissent déterminants" pour expliquer le crash d'un avion qui avait fait 160 morts dont 152 Martiniquais, le 16 août 2005 au Venezuela. Le procureur s'exprimait lors d'une conférence de presse au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pendant que 200 proches des victimes du crash assistaient à la présentation d'un rapport d'étape qui avait déjà été faite en avril à Fort-de-France pour les proches résidant en Martinique. Les familles ont notamment visionné un film d'animation en 3D retraçant les 30 dernières minutes du vol de la compagnie colombienne West Caribbean avant l'accident. "Elles l'ont vu de manière sereine, en percevant que les facteurs humains paraissent déterminants", a précisé le procureur, interrogé sur la façon dont les familles avaient perçu le film. "Il y a des très grandes interrogations sur le choix de la route orageuse qui a été faite et sur l'altitude adoptée qui ne correspond pas" à celle qu'aurait dû emprunter l'appareil qui s'est écrasé, a précisé M. Bellenger. "L'avion trop chargé a essayé d'atteindre un niveau de vol qu'il ne pouvait pas atteindre (..), a cherché à monter en altitude pour éviter l'orage ce qui s'est traduit par une perte de puissance" expliquant le décrochage, a-t-il précisé. "L'équipage n'a pas réagi à une perte de vitesse", a-t-il ajouté. "Aucune défaillance technique n'a à ce jour été démontré" a affirmé M. Bellenger. Le magistrat a annoncé "le prochain départ en Colombie" des deux juges d'instruction chargé de l'enquête pour mener des investigations sur la formation et l'expérience des pilotes de la West Caribbean. Selon le rapport présenté en avril en Martinique et lundi à Rosny-sous-Bois, les moteurs du MD-82 qui s'est écrasé à Machiques (Venezuela), fonctionnaient au moment de l'impact au sol. Le procureur a également noté qu'il y avait une "discordance d'ancienneté" entre le pilote expérimenté et le co-pilote "relativement inexpérimenté avec 700 heures de vol." Il a enfin insisté sur la nécessité pour les familles d'assigner en justice la compagnie aérienne, afin d'être indemnisées, avant le 16 août 2007 qui marque la fin du délais de prescription. "Beaucoup ne l'ont pas encore fait", a-t-il dit.