Monday, September 06, 2010

Nouveaux développements dans l’enquête sur le crash de la West Caribbean

16 août 2010 : il y a 5 ans jour pour jour, un vol charter de la compagnie West Caribbean s’écrasait dans les montagnes de Maracaibo au Venezuela, causant la mort de 152 français qui rentraient en Martinique et des 8 membres de l’équipage. Jusqu’à présent, les enquêteurs avaient conclu à la faute des pilotes. Or un rapport de la commission d’enquête vénézuélienne, qui vient d’être communiqué, pourrait relancer l’enquête.

Pour les auteurs de l’enquête, les responsabilités dépassent largement le cas des seuls pilotes. Selon eux, il y aurait toute une chaîne de responsabilités menant à cet accident incluant la compagnie West Caribbean, l’affréteur Newvac, et même le constructeur Mc Donnell Douglas, aujourd’hui absorbé par Boeing.

Le rapport souligne d'abord le manque de fiabilité de la compagnie West Caribbean, compagnie colombienne qui a fait faillite peu de temps après le crash. L’affréteur quant à lui serait coupable d’avoir fait confiance à la compagnie en mauvaise situation financière.

Ensuite les autorités aériennes, en l’occurrence la direction générale de l’aviation civile, auraient autorisé trop facilement cet avion à se poser sur le sol français.

Enfin et c’est la vraie surprise : le rapport recommande à Boeing de revoir son système d’alarme sur ces avions MD 82. Avant l’accident les pilotes s’étaient engagés dans une zone dangereuse, ils se seraient trompés de manœuvre causant le décrochage irrécupérable de l’appareil. Les auteurs du rapport estiment que si l’alarme avait retenti plus tôt, les pilotes auraient pu réagir et rétablir l’avion.

Autant de pistes qui vont peut être relancer l’enquête, c’est ce qu’espèrent en tous cas les familles des victimes.

Tuesday, August 17, 2010

DANGERS DANS LE CIEL - AUTOPSIE D'UN CRASH


Auteur : STÉPHANE GABET
Durée : 52 minutes
Réalisateur : STÉPHANE GABET, LUC DAVID
Prochaine diffusion :
Samedi 21 Août 2010 à 15:09
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Samedi 21 Août à 15h09
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Le Résumé

Des débris fumants dans les montagnes du Venezuela. Au petit matin du 16 août 2005, ce sont les seuls vestiges du vol Panama - Fort-de-France. A bord, on comptait huit membres d'équipage colombiens et 152 passagers, tous des Français originaires de la Martinique.

Rapidement, les boîtes noires sont retrouvées et, avec elles, l'espoir de comprendre ce qui s'est passé. Qu'est-il arrivé en pleine nuit lors du vol 708 ? Une défaillance mécanique, une erreur de pilotage ? Qui est responsable ? La compagnie aérienne ? Le constructeur ? L'organisateur de voyages ?

Dès les premières heures, une multitude de questions se pose. A cet instant, les enquêteurs ne savent qu'une seule chose : ils ont affaire à la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l'Histoire de l'aviation française. Ce documentaire est diffusé à l'occasion des 5 ans de ce drame.

Monday, August 16, 2010

CRASH. Cinq ans et toujours des interrogations



Cinq ans après le crash au Vénézuéla dans lequel ont péri 152 Martiniquais, un rapport d’enquête vient d’être publié, mais des questions restent sans réponses.


Cela faisait plusieurs mois que les familles des victimes attendaient la publication du rapport d’enquête. Ce rapport leur avait été présenté quelques mois plus tôt au Vénézuela en marge d’un anniversaire douloureux. Ce lundi 16 août, cela fait 5 ans que 160 personnes ont péri dans le crash d’un avion de la compagnie colombienne West Carribean Airways. Le vol en provenance de Panama était attendu à Fort-de-France au petit matin, le 16 Août 2005. Il n’est jamais arrivé. L’avion s’est écrasé dans les montagnes vénézuéliennes, à Maracaibo. Les 8 membres d’équipages et les 152 passagers tous attendus en Martinique, n’ont pas survécu au crash.

Conclusions controversées
Dans ce rapport d’enquête technique, la défaillance des pilotes est la seule cause de cette catastrophe aérienne. Selon le journal libération, les experts ont recensés 57 erreurs. Cette conclusion ne satisfait guère les familles des victimes qui déplorent dans un communiqué que les coupables désignés étant morts, « la plainte devrait aboutir à un non-lieu, et donc qu’il n’y aurait pas de procès". Les familles des victimes par le biais de son association, l’Avca, réclament que toute la lumière soit faîte dans ce dossier. Pour l’association, il existe encore trop de zone d’ombre.

Dossiers non réglés pour l’Avca
Parmi les éléments en suspens : la compagnie. Elle a mis la clé sous la porte après le crash de son MD-82. En difficulté financière elle ne payait plus ses employés depuis 4 mois, et n’avait plus qu’un seul appareil en exploitation.

Le « transporteur ». Un homme qualifié comme courtier par la justice française et qui pour elle, a servi d’intermédiaire entre l’agence de voyage et la compagnie. Une lecture différente pour la justice américaine qui elle qualifie cet individu comme transporteur de fait, car il s’est notamment « substituer à la compagnie pour l’obtention du droit de trafic ». Sur ce volet, une plainte a été déposée en France contre cet homme.

Le traitement judiciaire de ce dossier est également pointé du doigt. Moyens insuffisants, lenteurs… Pour les parties civils « le dossier est traité avec une incroyable légèreté et les promesses venues d’en haut au lendemain du crash n’ont pas été tenues » selon l’Avca.

Le 9 novembre la chambre d’instruction se prononcera sur les suites à donner ou pas à l’enquête.

Anniversaire douloureux
Cette catastrophe aérienne avait bouleversé la Martinique entière. La nouvelle avait commencé à être diffusée dans les médias dès 8 heures, heures locales, la liste des victimes annoncée au public à l’aéroport du Lamentin et en direct dans les médias en fin de matinée. Cette onde de choc a touché chaque Martiniquais qui connaissait de près ou de loin, au moins une des victimes du crash. Cinq ans plus tard, l’émotion est encore présente.

Des commémorations sont programmés en Martinique dans différents lieux. Fort-de-France tout d’abord, puis dans les communes de Basse-Pointe, Saint-Joseph, François, Ducos, Saint-Esprit, et Rivière-Pilote. Le soir, un documentaire intitulé « Panama-Fort-de-France, autopsie d’un crash » sera en diffusion unique sur Télé Martinique, et suivi d’un débat avec les membres de l’association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 Août 2005.

Karine Sigaud-Zabulon



source

Crash de Maracaibo: un rapport vénézuélien conclut à une erreur humaine


CARACAS — Un rapport vénézuélien attribue à une erreur humaine le crash aérien de Maracaibo, qui a fait 160 morts dont 152 Martiniquais en 2005, mais les familles de victimes soulignent un élément technique évoqué par le document, cinq ans après la tragédie.

"Les preuves vont dans le sens d'un facteur humain comme cause de l'accident", dit le rapport du ministère vénézuélien des Transports dont l'AFP a obtenu lundi une copie.

Le 16 août 2005, le McDonnell Douglas de fabrication américaine de la compagnie colombienne West Caribbean, reliant Panama à Fort-de-France, a été pris dans de mauvaises conditions climatiques. L'appareil a commencé à descendre, avant de décrocher, sans que l'épuipage ne puisse rattraper la situation. Il s'est finalement écrasé dans une zone montagneuse du Venezuela.

La commission d'enquête vénézuélienne conclut que l'accident s'est produit en raison de "l'absence d'actions pertinentes visant à corriger l'entrée en perte de l'appareil", et à de "mauvaises" décisions prises par les membres de l'équipage.

Plus généralement, il est le résultat d'une conjonction d'événements: "la crise financière" que traversait la compagnie, la méconnaissance de certaines faiblesses opérationnelles de l'avion, ou encore, l'inexpérience du pilote et du copilote.

Les membres de l'équipage n'avaient pas été préparés à certains problèmes présentés par le MD80, notamment en cas de "perte de soutien à des altitudes élevées", c'est-à-dire de décrochage. Des accidents similaires s'étaient produits sur des avions de même modèle.

La commission d'enquête vénézuélienne recommande "une formation efficace" pour les équipages, et conseille au constructeur de "réviser (pour les améliorer) les algorithmes existant dans certains équipements ou systèmes qui fournissent des alertes".

L'Association des victimes de la catastrophe aérienne (ACVA) a noté lundi que le rapport confirmait l'erreur humaine, tout en soulignant la mention de cet élément technique important.

Le rapport apporte un "petit élément qui manquait et qui nous a toujours fait bondir", a déclaré à l'AFP Daniel Hierso, porte-parole de l'ACVA représentant les familles des victimes résidant en métropole.

"On n'arrivait à pas à comprendre pourquoi les pilotes ne sont pas arrivés à sortir du décrochage", a-t-il expliqué, ajoutant que les alarmes de décrochage pourraient avoir fonctionné trop tard.

"Ce n'est pas ce qui a causé l'accident en lui-même, mais cela a pu être un facteur contributif de l'action inappropriée des pilotes qui ne se sont pas rendu compte tout de suite qu'ils étaient déjà en décrochage", a poursuivi M. Hierso.

Une dizaine de villes de Martinique ont commencé à commémorer lundi l'accident. Une première cérémonie s'est déroulée dans la matinée à Fort-de-France, où une centaine de personnes se sont réunies devant le monument d'hommage aux victimes avant de marcher en direction du palais de justice.

"Nous voulons faire passer le message qu'on ne veut plus d'avions poubelles", disent les familles de victimes, venues honorer leurs proches disparus, sous la pluie et dans le recueillement.

Le cortège a déposé 160 paires de chaussures devant le palais de justice en signe de protestation contre la lenteur de l'enquête.

AFP

Commémorations en Martinique et à Paris 5 ans après l'accident d'avion de Maracaibo


FORT-DE-FRANCE — Des commémorations ont eu lieu lundi dans une dizaine de villes de Martinique et à Paris, cinq ans après l'accident de l'avion de la compagnie colombienne West Caribbean à Maracaibo au Venezuela qui a fait 160 morts, dont 152 Français principalement de Martinique.


Une première cérémonie s'est déroulée dans la matinée à Fort-de-France, où une centaine de personnes se sont réunies devant le monument d'hommage aux victimes de l'accident, avant de marcher en direction du palais de justice.


"Nous sommes plus déterminés que jamais à faire en sorte que la lumière soit faite sur toute la chaîne de responsabilités du crash", a déclaré Olivier Bérisson, président de l'AVCA, l'association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005.


"Nous voulons aussi faire passer le message qu'on ne veut plus d'avions poubelles", ont dit les familles des victimes venues honorer leurs proches disparus, sous la pluie et dans le recueillement.


Derrière une banderole dénonçant +cinq ans d'injustice tuent encore plus+, le cortège a déposé 160 paires de chaussures devant le palais de justice en signe de protestation contre la lenteur de l'enquête.


"Nous avons saisi la chambre de l'instruction afin d'ouvrir le champ d'investigation", continue Olivier Bérisson. La chambre jugera le 9 novembre de l'utilité d'un complément d'enquête.


Selon un rapport du ministère vénézuélien des Transports, dont l'AFP a obtenu copie lundi, une erreur humaine est à l'origine de l'accident.


Un rapport d'étape présenté en 2007 n'avait montré aucune défaillance technique, s'orientant déjà plutôt vers des facteurs humains pour expliquer l'accident de l'avion, qui reliait Panama à Fort-de-France.


Selon l'AVCA, un tiers des familles a été indemnisé à ce jour "dans la fourchette classique des barèmes français". Les autres familles ont engagé une procédure aux Etats-Unis.


Par ailleurs, la branche de l'AVCA représentant les familles de victimes en métropole a organisé une cérémonie et un "petit rassemblement" au cimetière du Père Lachaise à Paris, a dit à l'AFP son porte-parole, Daniel Hierso.


"On a averti les familles. On a une stèle au Père Lachaise pour notre accident qu'on a d'ailleurs dédiée à d'autres accidents aériens", a-t-il raconté. La stèle "a été érigée un an après la catastrophe grâce à la mairie de Paris qui nous a donné une concession", a-t-il précisé.


M. Hierso a pris note des conclusions du rapport vénézuélien faisant état d'une erreur humaine, tout en soulignant que le document apportait également un "petit élément" technique important sur les alarmes de décrochage de l'aéronef qui pourraient avoir fonctionné trop tard.


AFP

Sunday, August 15, 2010

Crash de la West Caribbean : un rapport relance l'enquête


Des débris du McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean.

Le 16 août 2005, un appareil de la compagnie colombienne s'était écrasé au Venezuela causant la mort de 152 Français.

C'était le document de la dernière chance pour les familles des victimes. Cinq ans après le crash aérien de Maracaibo au Venezuela dans lequel 152 Français et huit membres d'équipage ont péri, le rapport de la commission d'enquête vénézuélienne a enfin été communiqué.

Dans leurs conclusions, les auteurs de ce travail d'analyse de l'accident, adressent une recommandation au constructeur américain Boeing. Ils lui demandent de réévaluer «le calage des alarmes sonores de décrochage de l'appareil». Un élément technique qui aux yeux de l'Avca, l'Association des victimes de la catastrophe aérienne qui regroupe plusieurs familles endeuillées, est essentiel. «Ce document tardif pointe une erreur dans la conception de l'appareil qui s'est écrasé», se félicite l'un de ses membres, Daniel Hierso, qui espère enfin pouvoir faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame survenu le 16 août 2005. Ce jour-là, et après une semaine de vacances à Panama, 152 Martiniquais avaient embarqué à bord d'un biréacteur McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean. Quelques heures après le décollage, l'appareil s'était écrasé au Venezuela dans les montagnes de la région de Maracaibo.

Pour l'Avca et ses avocats, ce rapport devrait utilement compléter l'enquête judiciaire menée par le juge d'instruction de Fort-de-France, Albert Cantinol. Au grand dam des familles des victimes, le magistrat ne pointe que des défaillances humaines commises par les pilotes, tous décédés. Sans survivant mis en cause, il ne peut y avoir d'incrimination pénale et le dossier s'achemine donc vers un non-lieu.

Boeing, qui a absorbé McDonnell Douglas en 1997, est directement concerné par ce nouveau rapport. «Nous demandons au juge une discussion technique avec les enquêteurs judiciaires», indique Daniel Hierso, qui veut ainsi obtenir une réponse à une question essentielle. «Il s'agit de savoir si ces alarmes, quand l'avion a chuté, se sont déclenchées trop tard ou non.» L'association va dorénavant vérifier s'il y a déjà eu des incidents similaires avec cette alarme.

Or, pour le juge et les enquêteurs judiciaires, le scénario du crash n'est qu'une succession d'erreurs humaines. Ainsi, le biréacteur MD 82 de McDonnell Douglas trop chargé s'est tout d'abord aventuré dans une zone dangereuse contraignant les pilotes à recourir au dispositif de dégivrage. Un système qui est alimenté par les moteurs lesquels ont perdu de leur capacité. Maintenu en altitude, l'appareil s'est alors cabré. Au lieu de rétablir l'avion, les pilotes, «par crispation», se seraient trompés de manœuvre, accentuant la position délicate du MD-82 et entraînant un décrochage «profond». Irrécupérable. Contre cette version et afin d'obtenir un complément d'enquête, l'Avca a saisi la chambre d'instruction de la cour d'appel de Fort-de-France. Cette dernière se prononcera le 9 novembre prochain. La recommandation du rapport vénézuélien pourrait désormais jouer de tout son poids dans la décision des juges en appel. «Par ailleurs, ce rapport du Venezuela, que nous commençons à analyser, critique sans détour la santé financière de la West Caribbean. Ce tableau édifiant de la compagnie colombienne ne figure pas dans le dossier du juge français», précise Daniel Hierso en poursuivant : «De même, le magistrat de Fort-de-France ne parle pas du manque de formation des pilotes : cela apparaît clairement sous la plume des Vénézuéliens.»

Des sociétés américaines en ligne de mire

Depuis le début de l'enquête, Me Jean-Pierre Bellecave, qui représente 669 des 950 parties civiles, ne croit pas à la version du juge français. «Il y a certes des erreurs humaines, mais il y a aussi des défauts touchant l'aéronef.» Aujourd'hui, plusieurs sociétés, toutes américaines, sont dans la ligne de mire de l'avocat : Boeing, pour l'appareil, Pratt & Whitney pour ses moteurs. Il a aussi dernièrement déposé plainte contre Newvac, une société installée en Floride et qui avait fait appel à la compagnie colombienne, West Caribbean, pour assurer le transport des touristes.

En attaquant ces sociétés, toutes situées outre-Atlantique, l'avocat espère voir aboutir une procédure civile introduite devant les juges américains en vue d'indemniser les familles des victimes. Or cette initiative a été jugée irrecevable et la Cour suprême devrait se prononcer prochainement. Dans l'intérêt financier de ses clients, Me Bellecave espère qu'elle tranchera en sa faveur. En cas d'échec, il restera une autre procédure similaire déjà lancée devant la justice française. À ce jour, seuls quelques proches de victimes ont été indemnisés.

source

CRASH DU MD 82 DE LA WEST CARIBBEAN


- Cinq ans après, les enquêtes au point mort

Le 16 août 2005, un biréacteur MD 82 de la West Caribbean s'écrasait au Venezuela faisant 160 victimes, dont 152 Français. Ce vol charter YH 708, qui reliait Panama à Fort-de-France, a rencontré des conditions météorologiques excessivement mauvaises dès la première heure de vol. Cinquante et une minutes après le décollage, l'équipage lançait un appel de détresse, reçu par le contrôle aérien vénézuélien. Signalant l'arrêt d'un réacteur, il demandait de descendre de 31.000 à 14.000 pieds. Onze minutes plus tard, alors que le pilote automatique était désengagé, le deuxième réacteur était signalé défaillant. Ce fut le dernier contact radio.

Conformément aux règles internationales, l'enquête technique est alors confiée à l'aviation civile vénézuélienne, mais, compte tenu de la nationalité de la majorité des passagers, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) y est associé ainsi que son homologue américain, l'avion ayant été construit par McDonnell Douglas. La Colombie, pays de la compagnie West Caribbean Airways (aujourd'hui disparue) et d'immatriculation de l'avion, est également partie prenante. Le rapport d'enquête technique n'a toujours pas été divulgué dans sa version définitive, un tel document es indispensable puisqu'il permettrait d'émettre des recommandations au niveau international afin d'éviter qu'un accident semblable ne se reproduise. Enquêteurs français et américains avaient demandé de revoir la copie initiale, trop édulcorée...

Une spirale infernale


Certains éléments sont déjà connus. Comme dans la plupart des accidents, une succession d'erreurs ou de dysfonctionnements a entraîné l'issue fatale. Au décollage, l'avion était en surcharge. L'équipage a privilégié la route directe entre Panama et la Martinique, sans tenir compte de formation de cumulonimbus très importants. Le MD 82 s'est véritablement jeté dans la gueule du loup avec, pour conséquence, du givrage fort. Les ailes se chargent alors de glace, ce qui alourdit l'avion et dégrade ses performances aérodynamiques. Avec les entrées d'air également givrées, les moteurs perdent non seulement de la puissance, mais ne peuvent plus réchauffer les empennages pour empêcher la formation de glace. C'est une spirale infernale.

Dans le cockpit, les rapports humains entre le pilote et le commandant de bord ne sont pas un modèle du genre. L'antigivrage n'est pas actionné. Ce qui semble être l'erreur fatale, le pilote automatique est désengagé. Prenant les commandes, l'équipage ne parvient pas à garder le contrôle de l'appareil qui décroche et part en vrille. Malgré les annonces faites par les pilotes au contrôle aérien, les moteurs étaient toujours en fonctionnement quand l'avion a percuté le sol. "Le rapport technique va aussi devoir prendre en compte une défaillance de l'alarme de décrochage qui se déclenche trop tard en haute altitude", souligne Daniel Hierso, représentant en métropole de l'association des familles de victimes. "C'est un point essentiel qui permet de comprendre l'ensemble de l'accident". L'AVCA (Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela) déplore la lenteur de l'enquête et souligne que les rapports concernant d'autres accidents de 2005 sont déjà sortis, comme celui pour le crash d'un avion d'Helios en Grèce ou celui d'un avion Air France à Toronto.

Les juges menacés de mort

L'enquête judiciaire, menée par le tribunal de grande instance de Fort-de-France, n'avance guère non plus. "Le juge d'instruction semble moins préoccupé par la recherche de la vérité que par la clôture de son dossier et refuse systématiquement les demandes d'investigations nécessaires", déplore l'AVCA qui s'attend à un non-lieu, sans cacher les difficultés du dossier. Plusieurs protagonistes ont été menacés de mort (à commencer par les juges d'instruction colombiens et français), voire assassinés comme la secrétaire de l'ancien président du syndicat des pilotes colombiens M.Padilla. Ce dernier a dû s'expatrier aux États-Unis.

L'aviation commerciale en Colombie n'obéit pas aux mêmes règles qu'en Europe. Les pièces détachées, par exemple, s'achètent sur un marché gris alimenté par les vols sur les épaves et les contrefaçons. Les mafias de la drogue sont parties prenantes de l'économie locale du transport aérien. Autre point que la justice devra éclaircir : comment une compagnie comme West Caribbean a-t-elle pu être affrétée par un voyagiste martiniquais ?

source

Tuesday, August 10, 2010

Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash, le documentaire inédit le 16 août sur France 5

Lundi 16 août 2010, à 20h35, France 5 diffuse Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash. Le documentaire revient sur la tragédie du 16 aout 2005 qui avait couté la vie à 152 Martiniquais.

Le 16 août 2005, un avion de la compagnie colombienne West Caribbean Airlines s'envole de Panama pour Fort-de-France avec à son bord 152 touristes Martiniquais qui revenaient de vacances et les 6 membres de l'équipage colombien.

L'avion s'écrase dans les montagnes du Venezuela. Lorsque la nouvelle arrive en métropole et sur l'île, une vague d'émotion s'empare des Français. Le Président Jacques Chirac décide d’ériger le drame au rang de deuil national.

L'enquête aura duré plus de 3 ans et l'affaire est abordé depuis peu par les institutions judiciaires. 5 ans exactement après le drame, France 5 propose le document inédit Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash.

Le film de Stéphane Gabet et Luc David touche enfin du doigt la vérité sur les circonstances de l'accident. L'enquête aura duré plus de 3 ans et l'affaire est abordé depuis peu par les institutions judiciaires. Le document de France 5 propose témoignages et scènes de reconstitution.

Depuis déjà plusieurs semaines, la chaîne publique propose une série de documentaires sur les grands crashs de l'histoire. Alors que Dangers dans le ciel s'arrête, France 5 continue de dévoiler les dessous de ces catastrophes avec ce documentaire inédit et concernant les Français de près.

Ne ratez pas Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash le 16 août sur France 5 !

Sunday, August 08, 2010

commémoration dimanche 15 aout 2010


Le 16 août 2005, le Vol 708 de la compagnie Colombienne West-Caribbean Airways, écrase au VENUZUELA avec 152 passagers, tous de la MARTINIQUE, et 8 Membres d’équipage.

L’Association Pierrotine Mai 1902 et la Maison de l’Outre Mer de Garges-lès-Gonesse,

Vous invitent à commémorer, le Dimanche 15 Aout 2010, la mémoire des originaires d'outre mer, victimes des catastrophes aériennes.


Une messe sera dite le dimanche 15 aout 2010 à 11h00,

À l’église Sainte Geneviève.

Suivi d’un dépôt de gerbe au cimetière

De Garges-lès-Gonesse.

Ensuite nous partagerons le verre de l’amitié à la Maison de l’Outre-mer.

Afin d’organiser au mieux cette manifestation du souvenir, où nous vous espérons nombreux, merci de nous confirmer votre présence.

06 88 48 99 99 ou 06 83 05 45 40