Friday, November 16, 2012

Crash du Vénezuela question de Serge Letchimy au Gouvernement




Fort-de-France. Jeudi 15 novembre 2012. CCN. Le 16 aout 2005, 160 personnes, dont 152 martiniquais, sont victimes d’un crash aérien, au cours d’un voyage entre le Panama et la Martinique. Depuis ce drame, les familles des victimes sont à la recherche de la vérité


Certes, ces familles ont usé de tous les recours possible pour leur droit à indemnisation en France ou aux Etats-Unis.

Mais lorsque l’on perd un être cher, dans des conditions aussi dramatiques, aucune somme ne peut remplacer un père, une mère, une sœur ou un frère. L’argent sert à survivre. Mais il ne comble pas le vide laissé par les disparus.

Ce qui peut combler ce vide, c’est la vérité, c’est la réparation, c’est en fait la justice. Et, c’est cette vérité qui manque. C’est cette justice qui manque.

Elles seules peuvent conclure un deuil ; elles seules peuvent éclairer le passé pour mieux se prémunir des dangers de demain face aux dérives possible des « avions poubelles », mettant en péril la sécurité aérienne dans le monde.

7 ans après cette catastrophe, la procédure pénale engagée s’est enlisée, faute de moyens pour connaître les circonstances de l'accident.

Deux exemples : 1) Une injonction de la chambre de l’instruction fin 2010, est restée jusqu’à ce jour, sans suite, faute de moyens financiers suffisant pour la traduction en français des 90000 pages de documents ou d’expertises jugées nécessaires à la connaissance de la vérité.

2) Deux juges d’instruction étaient prévus compte tenu de la complexité du dossier et du nombre de pays, de sociétés, et d’institutions concernés. Cet engagement n’a jamais été tenu, ce qui a rendu impossible un travail d’investigation rigoureux.

Alors, Madame la ministre, En attendant que le Parlement soit saisi pour légiférer sur ce type de dérives dans l’aérien, quelles mesures envisagez-vous de prendre pour permettre de relancer l’enquête pénale, pour faire en sorte que des moyens suffisants y soient alloués ?

Car, lutter pour que la vérité éclate est un devoir. C’est aussi respecter la mémoire de ces victimes.