Monday, September 06, 2010

Nouveaux développements dans l’enquête sur le crash de la West Caribbean

16 août 2010 : il y a 5 ans jour pour jour, un vol charter de la compagnie West Caribbean s’écrasait dans les montagnes de Maracaibo au Venezuela, causant la mort de 152 français qui rentraient en Martinique et des 8 membres de l’équipage. Jusqu’à présent, les enquêteurs avaient conclu à la faute des pilotes. Or un rapport de la commission d’enquête vénézuélienne, qui vient d’être communiqué, pourrait relancer l’enquête.

Pour les auteurs de l’enquête, les responsabilités dépassent largement le cas des seuls pilotes. Selon eux, il y aurait toute une chaîne de responsabilités menant à cet accident incluant la compagnie West Caribbean, l’affréteur Newvac, et même le constructeur Mc Donnell Douglas, aujourd’hui absorbé par Boeing.

Le rapport souligne d'abord le manque de fiabilité de la compagnie West Caribbean, compagnie colombienne qui a fait faillite peu de temps après le crash. L’affréteur quant à lui serait coupable d’avoir fait confiance à la compagnie en mauvaise situation financière.

Ensuite les autorités aériennes, en l’occurrence la direction générale de l’aviation civile, auraient autorisé trop facilement cet avion à se poser sur le sol français.

Enfin et c’est la vraie surprise : le rapport recommande à Boeing de revoir son système d’alarme sur ces avions MD 82. Avant l’accident les pilotes s’étaient engagés dans une zone dangereuse, ils se seraient trompés de manœuvre causant le décrochage irrécupérable de l’appareil. Les auteurs du rapport estiment que si l’alarme avait retenti plus tôt, les pilotes auraient pu réagir et rétablir l’avion.

Autant de pistes qui vont peut être relancer l’enquête, c’est ce qu’espèrent en tous cas les familles des victimes.

Tuesday, August 17, 2010

DANGERS DANS LE CIEL - AUTOPSIE D'UN CRASH


Auteur : STÉPHANE GABET
Durée : 52 minutes
Réalisateur : STÉPHANE GABET, LUC DAVID
Prochaine diffusion :
Samedi 21 Août 2010 à 15:09
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Samedi 21 Août à 15h09
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Le Résumé

Des débris fumants dans les montagnes du Venezuela. Au petit matin du 16 août 2005, ce sont les seuls vestiges du vol Panama - Fort-de-France. A bord, on comptait huit membres d'équipage colombiens et 152 passagers, tous des Français originaires de la Martinique.

Rapidement, les boîtes noires sont retrouvées et, avec elles, l'espoir de comprendre ce qui s'est passé. Qu'est-il arrivé en pleine nuit lors du vol 708 ? Une défaillance mécanique, une erreur de pilotage ? Qui est responsable ? La compagnie aérienne ? Le constructeur ? L'organisateur de voyages ?

Dès les premières heures, une multitude de questions se pose. A cet instant, les enquêteurs ne savent qu'une seule chose : ils ont affaire à la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l'Histoire de l'aviation française. Ce documentaire est diffusé à l'occasion des 5 ans de ce drame.

Monday, August 16, 2010

CRASH. Cinq ans et toujours des interrogations



Cinq ans après le crash au Vénézuéla dans lequel ont péri 152 Martiniquais, un rapport d’enquête vient d’être publié, mais des questions restent sans réponses.


Cela faisait plusieurs mois que les familles des victimes attendaient la publication du rapport d’enquête. Ce rapport leur avait été présenté quelques mois plus tôt au Vénézuela en marge d’un anniversaire douloureux. Ce lundi 16 août, cela fait 5 ans que 160 personnes ont péri dans le crash d’un avion de la compagnie colombienne West Carribean Airways. Le vol en provenance de Panama était attendu à Fort-de-France au petit matin, le 16 Août 2005. Il n’est jamais arrivé. L’avion s’est écrasé dans les montagnes vénézuéliennes, à Maracaibo. Les 8 membres d’équipages et les 152 passagers tous attendus en Martinique, n’ont pas survécu au crash.

Conclusions controversées
Dans ce rapport d’enquête technique, la défaillance des pilotes est la seule cause de cette catastrophe aérienne. Selon le journal libération, les experts ont recensés 57 erreurs. Cette conclusion ne satisfait guère les familles des victimes qui déplorent dans un communiqué que les coupables désignés étant morts, « la plainte devrait aboutir à un non-lieu, et donc qu’il n’y aurait pas de procès". Les familles des victimes par le biais de son association, l’Avca, réclament que toute la lumière soit faîte dans ce dossier. Pour l’association, il existe encore trop de zone d’ombre.

Dossiers non réglés pour l’Avca
Parmi les éléments en suspens : la compagnie. Elle a mis la clé sous la porte après le crash de son MD-82. En difficulté financière elle ne payait plus ses employés depuis 4 mois, et n’avait plus qu’un seul appareil en exploitation.

Le « transporteur ». Un homme qualifié comme courtier par la justice française et qui pour elle, a servi d’intermédiaire entre l’agence de voyage et la compagnie. Une lecture différente pour la justice américaine qui elle qualifie cet individu comme transporteur de fait, car il s’est notamment « substituer à la compagnie pour l’obtention du droit de trafic ». Sur ce volet, une plainte a été déposée en France contre cet homme.

Le traitement judiciaire de ce dossier est également pointé du doigt. Moyens insuffisants, lenteurs… Pour les parties civils « le dossier est traité avec une incroyable légèreté et les promesses venues d’en haut au lendemain du crash n’ont pas été tenues » selon l’Avca.

Le 9 novembre la chambre d’instruction se prononcera sur les suites à donner ou pas à l’enquête.

Anniversaire douloureux
Cette catastrophe aérienne avait bouleversé la Martinique entière. La nouvelle avait commencé à être diffusée dans les médias dès 8 heures, heures locales, la liste des victimes annoncée au public à l’aéroport du Lamentin et en direct dans les médias en fin de matinée. Cette onde de choc a touché chaque Martiniquais qui connaissait de près ou de loin, au moins une des victimes du crash. Cinq ans plus tard, l’émotion est encore présente.

Des commémorations sont programmés en Martinique dans différents lieux. Fort-de-France tout d’abord, puis dans les communes de Basse-Pointe, Saint-Joseph, François, Ducos, Saint-Esprit, et Rivière-Pilote. Le soir, un documentaire intitulé « Panama-Fort-de-France, autopsie d’un crash » sera en diffusion unique sur Télé Martinique, et suivi d’un débat avec les membres de l’association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 Août 2005.

Karine Sigaud-Zabulon



source

Crash de Maracaibo: un rapport vénézuélien conclut à une erreur humaine


CARACAS — Un rapport vénézuélien attribue à une erreur humaine le crash aérien de Maracaibo, qui a fait 160 morts dont 152 Martiniquais en 2005, mais les familles de victimes soulignent un élément technique évoqué par le document, cinq ans après la tragédie.

"Les preuves vont dans le sens d'un facteur humain comme cause de l'accident", dit le rapport du ministère vénézuélien des Transports dont l'AFP a obtenu lundi une copie.

Le 16 août 2005, le McDonnell Douglas de fabrication américaine de la compagnie colombienne West Caribbean, reliant Panama à Fort-de-France, a été pris dans de mauvaises conditions climatiques. L'appareil a commencé à descendre, avant de décrocher, sans que l'épuipage ne puisse rattraper la situation. Il s'est finalement écrasé dans une zone montagneuse du Venezuela.

La commission d'enquête vénézuélienne conclut que l'accident s'est produit en raison de "l'absence d'actions pertinentes visant à corriger l'entrée en perte de l'appareil", et à de "mauvaises" décisions prises par les membres de l'équipage.

Plus généralement, il est le résultat d'une conjonction d'événements: "la crise financière" que traversait la compagnie, la méconnaissance de certaines faiblesses opérationnelles de l'avion, ou encore, l'inexpérience du pilote et du copilote.

Les membres de l'équipage n'avaient pas été préparés à certains problèmes présentés par le MD80, notamment en cas de "perte de soutien à des altitudes élevées", c'est-à-dire de décrochage. Des accidents similaires s'étaient produits sur des avions de même modèle.

La commission d'enquête vénézuélienne recommande "une formation efficace" pour les équipages, et conseille au constructeur de "réviser (pour les améliorer) les algorithmes existant dans certains équipements ou systèmes qui fournissent des alertes".

L'Association des victimes de la catastrophe aérienne (ACVA) a noté lundi que le rapport confirmait l'erreur humaine, tout en soulignant la mention de cet élément technique important.

Le rapport apporte un "petit élément qui manquait et qui nous a toujours fait bondir", a déclaré à l'AFP Daniel Hierso, porte-parole de l'ACVA représentant les familles des victimes résidant en métropole.

"On n'arrivait à pas à comprendre pourquoi les pilotes ne sont pas arrivés à sortir du décrochage", a-t-il expliqué, ajoutant que les alarmes de décrochage pourraient avoir fonctionné trop tard.

"Ce n'est pas ce qui a causé l'accident en lui-même, mais cela a pu être un facteur contributif de l'action inappropriée des pilotes qui ne se sont pas rendu compte tout de suite qu'ils étaient déjà en décrochage", a poursuivi M. Hierso.

Une dizaine de villes de Martinique ont commencé à commémorer lundi l'accident. Une première cérémonie s'est déroulée dans la matinée à Fort-de-France, où une centaine de personnes se sont réunies devant le monument d'hommage aux victimes avant de marcher en direction du palais de justice.

"Nous voulons faire passer le message qu'on ne veut plus d'avions poubelles", disent les familles de victimes, venues honorer leurs proches disparus, sous la pluie et dans le recueillement.

Le cortège a déposé 160 paires de chaussures devant le palais de justice en signe de protestation contre la lenteur de l'enquête.

AFP

Commémorations en Martinique et à Paris 5 ans après l'accident d'avion de Maracaibo


FORT-DE-FRANCE — Des commémorations ont eu lieu lundi dans une dizaine de villes de Martinique et à Paris, cinq ans après l'accident de l'avion de la compagnie colombienne West Caribbean à Maracaibo au Venezuela qui a fait 160 morts, dont 152 Français principalement de Martinique.


Une première cérémonie s'est déroulée dans la matinée à Fort-de-France, où une centaine de personnes se sont réunies devant le monument d'hommage aux victimes de l'accident, avant de marcher en direction du palais de justice.


"Nous sommes plus déterminés que jamais à faire en sorte que la lumière soit faite sur toute la chaîne de responsabilités du crash", a déclaré Olivier Bérisson, président de l'AVCA, l'association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005.


"Nous voulons aussi faire passer le message qu'on ne veut plus d'avions poubelles", ont dit les familles des victimes venues honorer leurs proches disparus, sous la pluie et dans le recueillement.


Derrière une banderole dénonçant +cinq ans d'injustice tuent encore plus+, le cortège a déposé 160 paires de chaussures devant le palais de justice en signe de protestation contre la lenteur de l'enquête.


"Nous avons saisi la chambre de l'instruction afin d'ouvrir le champ d'investigation", continue Olivier Bérisson. La chambre jugera le 9 novembre de l'utilité d'un complément d'enquête.


Selon un rapport du ministère vénézuélien des Transports, dont l'AFP a obtenu copie lundi, une erreur humaine est à l'origine de l'accident.


Un rapport d'étape présenté en 2007 n'avait montré aucune défaillance technique, s'orientant déjà plutôt vers des facteurs humains pour expliquer l'accident de l'avion, qui reliait Panama à Fort-de-France.


Selon l'AVCA, un tiers des familles a été indemnisé à ce jour "dans la fourchette classique des barèmes français". Les autres familles ont engagé une procédure aux Etats-Unis.


Par ailleurs, la branche de l'AVCA représentant les familles de victimes en métropole a organisé une cérémonie et un "petit rassemblement" au cimetière du Père Lachaise à Paris, a dit à l'AFP son porte-parole, Daniel Hierso.


"On a averti les familles. On a une stèle au Père Lachaise pour notre accident qu'on a d'ailleurs dédiée à d'autres accidents aériens", a-t-il raconté. La stèle "a été érigée un an après la catastrophe grâce à la mairie de Paris qui nous a donné une concession", a-t-il précisé.


M. Hierso a pris note des conclusions du rapport vénézuélien faisant état d'une erreur humaine, tout en soulignant que le document apportait également un "petit élément" technique important sur les alarmes de décrochage de l'aéronef qui pourraient avoir fonctionné trop tard.


AFP

Sunday, August 15, 2010

Crash de la West Caribbean : un rapport relance l'enquête


Des débris du McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean.

Le 16 août 2005, un appareil de la compagnie colombienne s'était écrasé au Venezuela causant la mort de 152 Français.

C'était le document de la dernière chance pour les familles des victimes. Cinq ans après le crash aérien de Maracaibo au Venezuela dans lequel 152 Français et huit membres d'équipage ont péri, le rapport de la commission d'enquête vénézuélienne a enfin été communiqué.

Dans leurs conclusions, les auteurs de ce travail d'analyse de l'accident, adressent une recommandation au constructeur américain Boeing. Ils lui demandent de réévaluer «le calage des alarmes sonores de décrochage de l'appareil». Un élément technique qui aux yeux de l'Avca, l'Association des victimes de la catastrophe aérienne qui regroupe plusieurs familles endeuillées, est essentiel. «Ce document tardif pointe une erreur dans la conception de l'appareil qui s'est écrasé», se félicite l'un de ses membres, Daniel Hierso, qui espère enfin pouvoir faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame survenu le 16 août 2005. Ce jour-là, et après une semaine de vacances à Panama, 152 Martiniquais avaient embarqué à bord d'un biréacteur McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean. Quelques heures après le décollage, l'appareil s'était écrasé au Venezuela dans les montagnes de la région de Maracaibo.

Pour l'Avca et ses avocats, ce rapport devrait utilement compléter l'enquête judiciaire menée par le juge d'instruction de Fort-de-France, Albert Cantinol. Au grand dam des familles des victimes, le magistrat ne pointe que des défaillances humaines commises par les pilotes, tous décédés. Sans survivant mis en cause, il ne peut y avoir d'incrimination pénale et le dossier s'achemine donc vers un non-lieu.

Boeing, qui a absorbé McDonnell Douglas en 1997, est directement concerné par ce nouveau rapport. «Nous demandons au juge une discussion technique avec les enquêteurs judiciaires», indique Daniel Hierso, qui veut ainsi obtenir une réponse à une question essentielle. «Il s'agit de savoir si ces alarmes, quand l'avion a chuté, se sont déclenchées trop tard ou non.» L'association va dorénavant vérifier s'il y a déjà eu des incidents similaires avec cette alarme.

Or, pour le juge et les enquêteurs judiciaires, le scénario du crash n'est qu'une succession d'erreurs humaines. Ainsi, le biréacteur MD 82 de McDonnell Douglas trop chargé s'est tout d'abord aventuré dans une zone dangereuse contraignant les pilotes à recourir au dispositif de dégivrage. Un système qui est alimenté par les moteurs lesquels ont perdu de leur capacité. Maintenu en altitude, l'appareil s'est alors cabré. Au lieu de rétablir l'avion, les pilotes, «par crispation», se seraient trompés de manœuvre, accentuant la position délicate du MD-82 et entraînant un décrochage «profond». Irrécupérable. Contre cette version et afin d'obtenir un complément d'enquête, l'Avca a saisi la chambre d'instruction de la cour d'appel de Fort-de-France. Cette dernière se prononcera le 9 novembre prochain. La recommandation du rapport vénézuélien pourrait désormais jouer de tout son poids dans la décision des juges en appel. «Par ailleurs, ce rapport du Venezuela, que nous commençons à analyser, critique sans détour la santé financière de la West Caribbean. Ce tableau édifiant de la compagnie colombienne ne figure pas dans le dossier du juge français», précise Daniel Hierso en poursuivant : «De même, le magistrat de Fort-de-France ne parle pas du manque de formation des pilotes : cela apparaît clairement sous la plume des Vénézuéliens.»

Des sociétés américaines en ligne de mire

Depuis le début de l'enquête, Me Jean-Pierre Bellecave, qui représente 669 des 950 parties civiles, ne croit pas à la version du juge français. «Il y a certes des erreurs humaines, mais il y a aussi des défauts touchant l'aéronef.» Aujourd'hui, plusieurs sociétés, toutes américaines, sont dans la ligne de mire de l'avocat : Boeing, pour l'appareil, Pratt & Whitney pour ses moteurs. Il a aussi dernièrement déposé plainte contre Newvac, une société installée en Floride et qui avait fait appel à la compagnie colombienne, West Caribbean, pour assurer le transport des touristes.

En attaquant ces sociétés, toutes situées outre-Atlantique, l'avocat espère voir aboutir une procédure civile introduite devant les juges américains en vue d'indemniser les familles des victimes. Or cette initiative a été jugée irrecevable et la Cour suprême devrait se prononcer prochainement. Dans l'intérêt financier de ses clients, Me Bellecave espère qu'elle tranchera en sa faveur. En cas d'échec, il restera une autre procédure similaire déjà lancée devant la justice française. À ce jour, seuls quelques proches de victimes ont été indemnisés.

source

CRASH DU MD 82 DE LA WEST CARIBBEAN


- Cinq ans après, les enquêtes au point mort

Le 16 août 2005, un biréacteur MD 82 de la West Caribbean s'écrasait au Venezuela faisant 160 victimes, dont 152 Français. Ce vol charter YH 708, qui reliait Panama à Fort-de-France, a rencontré des conditions météorologiques excessivement mauvaises dès la première heure de vol. Cinquante et une minutes après le décollage, l'équipage lançait un appel de détresse, reçu par le contrôle aérien vénézuélien. Signalant l'arrêt d'un réacteur, il demandait de descendre de 31.000 à 14.000 pieds. Onze minutes plus tard, alors que le pilote automatique était désengagé, le deuxième réacteur était signalé défaillant. Ce fut le dernier contact radio.

Conformément aux règles internationales, l'enquête technique est alors confiée à l'aviation civile vénézuélienne, mais, compte tenu de la nationalité de la majorité des passagers, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) y est associé ainsi que son homologue américain, l'avion ayant été construit par McDonnell Douglas. La Colombie, pays de la compagnie West Caribbean Airways (aujourd'hui disparue) et d'immatriculation de l'avion, est également partie prenante. Le rapport d'enquête technique n'a toujours pas été divulgué dans sa version définitive, un tel document es indispensable puisqu'il permettrait d'émettre des recommandations au niveau international afin d'éviter qu'un accident semblable ne se reproduise. Enquêteurs français et américains avaient demandé de revoir la copie initiale, trop édulcorée...

Une spirale infernale


Certains éléments sont déjà connus. Comme dans la plupart des accidents, une succession d'erreurs ou de dysfonctionnements a entraîné l'issue fatale. Au décollage, l'avion était en surcharge. L'équipage a privilégié la route directe entre Panama et la Martinique, sans tenir compte de formation de cumulonimbus très importants. Le MD 82 s'est véritablement jeté dans la gueule du loup avec, pour conséquence, du givrage fort. Les ailes se chargent alors de glace, ce qui alourdit l'avion et dégrade ses performances aérodynamiques. Avec les entrées d'air également givrées, les moteurs perdent non seulement de la puissance, mais ne peuvent plus réchauffer les empennages pour empêcher la formation de glace. C'est une spirale infernale.

Dans le cockpit, les rapports humains entre le pilote et le commandant de bord ne sont pas un modèle du genre. L'antigivrage n'est pas actionné. Ce qui semble être l'erreur fatale, le pilote automatique est désengagé. Prenant les commandes, l'équipage ne parvient pas à garder le contrôle de l'appareil qui décroche et part en vrille. Malgré les annonces faites par les pilotes au contrôle aérien, les moteurs étaient toujours en fonctionnement quand l'avion a percuté le sol. "Le rapport technique va aussi devoir prendre en compte une défaillance de l'alarme de décrochage qui se déclenche trop tard en haute altitude", souligne Daniel Hierso, représentant en métropole de l'association des familles de victimes. "C'est un point essentiel qui permet de comprendre l'ensemble de l'accident". L'AVCA (Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela) déplore la lenteur de l'enquête et souligne que les rapports concernant d'autres accidents de 2005 sont déjà sortis, comme celui pour le crash d'un avion d'Helios en Grèce ou celui d'un avion Air France à Toronto.

Les juges menacés de mort

L'enquête judiciaire, menée par le tribunal de grande instance de Fort-de-France, n'avance guère non plus. "Le juge d'instruction semble moins préoccupé par la recherche de la vérité que par la clôture de son dossier et refuse systématiquement les demandes d'investigations nécessaires", déplore l'AVCA qui s'attend à un non-lieu, sans cacher les difficultés du dossier. Plusieurs protagonistes ont été menacés de mort (à commencer par les juges d'instruction colombiens et français), voire assassinés comme la secrétaire de l'ancien président du syndicat des pilotes colombiens M.Padilla. Ce dernier a dû s'expatrier aux États-Unis.

L'aviation commerciale en Colombie n'obéit pas aux mêmes règles qu'en Europe. Les pièces détachées, par exemple, s'achètent sur un marché gris alimenté par les vols sur les épaves et les contrefaçons. Les mafias de la drogue sont parties prenantes de l'économie locale du transport aérien. Autre point que la justice devra éclaircir : comment une compagnie comme West Caribbean a-t-elle pu être affrétée par un voyagiste martiniquais ?

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Tuesday, August 10, 2010

Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash, le documentaire inédit le 16 août sur France 5

Lundi 16 août 2010, à 20h35, France 5 diffuse Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash. Le documentaire revient sur la tragédie du 16 aout 2005 qui avait couté la vie à 152 Martiniquais.

Le 16 août 2005, un avion de la compagnie colombienne West Caribbean Airlines s'envole de Panama pour Fort-de-France avec à son bord 152 touristes Martiniquais qui revenaient de vacances et les 6 membres de l'équipage colombien.

L'avion s'écrase dans les montagnes du Venezuela. Lorsque la nouvelle arrive en métropole et sur l'île, une vague d'émotion s'empare des Français. Le Président Jacques Chirac décide d’ériger le drame au rang de deuil national.

L'enquête aura duré plus de 3 ans et l'affaire est abordé depuis peu par les institutions judiciaires. 5 ans exactement après le drame, France 5 propose le document inédit Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash.

Le film de Stéphane Gabet et Luc David touche enfin du doigt la vérité sur les circonstances de l'accident. L'enquête aura duré plus de 3 ans et l'affaire est abordé depuis peu par les institutions judiciaires. Le document de France 5 propose témoignages et scènes de reconstitution.

Depuis déjà plusieurs semaines, la chaîne publique propose une série de documentaires sur les grands crashs de l'histoire. Alors que Dangers dans le ciel s'arrête, France 5 continue de dévoiler les dessous de ces catastrophes avec ce documentaire inédit et concernant les Français de près.

Ne ratez pas Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash le 16 août sur France 5 !

Sunday, August 08, 2010

commémoration dimanche 15 aout 2010


Le 16 août 2005, le Vol 708 de la compagnie Colombienne West-Caribbean Airways, écrase au VENUZUELA avec 152 passagers, tous de la MARTINIQUE, et 8 Membres d’équipage.

L’Association Pierrotine Mai 1902 et la Maison de l’Outre Mer de Garges-lès-Gonesse,

Vous invitent à commémorer, le Dimanche 15 Aout 2010, la mémoire des originaires d'outre mer, victimes des catastrophes aériennes.


Une messe sera dite le dimanche 15 aout 2010 à 11h00,

À l’église Sainte Geneviève.

Suivi d’un dépôt de gerbe au cimetière

De Garges-lès-Gonesse.

Ensuite nous partagerons le verre de l’amitié à la Maison de l’Outre-mer.

Afin d’organiser au mieux cette manifestation du souvenir, où nous vous espérons nombreux, merci de nous confirmer votre présence.

06 88 48 99 99 ou 06 83 05 45 40

Monday, November 02, 2009

- West Caribbean : l'Avca fait des révélations

La West Caribbean est bien loin d'avoir livré tous ses secrets, si l'on en croit les révélations récentes apportées par l'Association ces victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela (Avca). Les membres de l'Avca poursuivent en effet leur recherche de la vérité sur les circonstances de l'accident. Quête qui les a menés à s'associer à un journaliste, dont ils préfèrent taire le nom « pour des raisons de sécurité » , et qui a porté ses fruits il y a environ trois semaines.
Ces révélations sont rapportées par Olivier Berisson, le président de l'Avca : « On nous a dit que les pilotes avaient été incinérés et que par conséquent il était impossible d'effectuer des prélèvements sur leurs corps. Nous venons d'apprendre que c'est faux. Le père d'une hôtesse de l'air a révélé que l'équipage a été inhumé. Nous avons appris aussi que la West Caribbean était liée à l'armée. Elle effectuait des transports pour son compte. Et qu'elle avait été condamnée pour surcharge par le Parlement et l'aviation civile colombienne » . Autre révélation du président : la direction de l'aviation civile française n'aurait pas cherché à se renseigner sur l'historique de la compagnie aérienne auprès de Bogota. « Enfin nous avons su que l'intermédiaire entre l'agence de voyages et la compagnie aérienne a été indemnisé a hauteur de 2 millions de dollars suite à l'accident. Alors que les parents d'une victime touchent 20 000 euros » .

Ce sont autant d'imputations qui confortent les membres de l'association dans leur recherche de vérité : « On voudrait que la Justice mène son enquête. Nous poursuivrons la nôtre parce qu'il est important de savoir et de comprendre le pourquoi. C'est essentiel pour faire le deuil » , conclut Olivier Bérisson.

Une lampe allumée en hommage aux victimes du crash de Maracaibo

Quelques membres de l'Association pour les Victimes du Crash Aérien de Maracaibo se sont donné rendez-vous sur le territoire de la ville de Saint-Joseph ce vendredi 30 octobre, pour une veillée en mémoire de leurs défunts. Le lendemain, à la Joyau, Fort-de-France, une ultime cérémonie a également accompagné l'inhumation d'une urne remise lors du retour des quatre derniers corps.



Devenue une tradition, la cérémonie du 30 octobre rappelle la date de remise des dépouilles aux familles en 2005 et surtout l'office funèbre qui en a découlé. (N. D./ France- Antilles)

Entretenir la flamme pour que les dates du 29 octobre 2005, où a été remis aux familles les corps de leurs disparus et du 30 octobre, où s'était déroulé un office funèbre en leur honneur, restent à jamais dans les mémoires.

Une cinquantaine de familles des victimes s'était rendue à l'invitation du président de l'association, Olivier Bérisson, au pied de la stèle réalisée par l'artiste Hector Charpentier, et intitulée « Élévation » , pour parler de leur quotidien depuis l'accident. C'est ainsi que chacun a pu exprimer son ressenti en vers ou en prose, par le verbe ou le silence, en étant simplement là. L'émotion était toujours palpable, même quatre ans après, au moment où ils ont posé devant la stèle 160 cierges en hommage aux 160 victimes du crash. Pour toutes ces familles endeuillées, l'important est de se retrouver ainsi, d'être ensemble et de pouvoir mettre des mots sur les maux qui rongent encore l'âme au quotidien.



C'est la direction du crématorium qui a rappelé à l'Avca l'existence de cette dernière urne contenant les quatre dernières dépouilles restituées par les autorités vénézuéliennes. Offrant ainsi aux familles l'occasion de rendre un dernier hommage à leurs disparus. (J-M. E./France-Antilles)C'est la direction du crématorium qui a rappelé à l'Avca l'existence de cette dernière urne contenant les quatre dernières dépouilles restituées par les autorités vénézuéliennes. Offrant ainsi aux familles l'occasion de rendre un dernier hommage à leurs disparus. (J-M. E./France-Antilles)

Peu d'avancées juridiques

Au cours de cette veillée, l'avocate de l'association en charge de la défense des intérêts des familles, Laurence Vieyra, a entretenu les parents des victimes sur l'avancée de la bataille juridique entamée par l'AVCA, en quête de vérité (voir encadré). Tout comme le président de l'association des victimes de la catastrophe du 16 août 2005, Olivier Bérisson, maître Laurence Vieyra juge cette avancée encore bien timide. Dans la mesure où, selon elle, la vérité ne peut se faire qu'à la lumière même des conditions dans lesquelles ce voyage a été organisé. Or, poursuit-elle, pour l'heure, l'appareil judiciaire est peut enclin à se lancer sur cette voie.


De plus, toujours selon maître Vieyra plusieurs obstacles semblent vouloir sinon freiner, du moins ralentir la procédure en cours. Puisque l'appareil judiciaire accuse notamment un manque de moyens humains pour poursuivre les travaux.
160 cierges ont été déposé par une longue procession de parents ou amis des victimes du crash , pour que vive le souvenir. (N. D./France-Antilles)160 cierges ont été déposé par une longue procession de parents ou amis des victimes du crash , pour que vive le souvenir. (N. D./France-Antilles)




Après une cérémonie poignante, samedi à La Joyau, l'urne a été transportée par les membres des familles vers l'arbre du voyageur situé dans la partie paysagère du cimetière. Et avant l'inhumation, chaque membre y a déposé des pétales de fleurs. (J-M.E./ France-Antilles)Après une cérémonie poignante, samedi à La Joyau, l'urne a été transportée par les membres des familles vers l'arbre du voyageur situé dans la partie paysagère du cimetière. Et avant l'inhumation, chaque membre y a déposé des pétales de fleurs. (J-M.E./ France-Antilles)

Une dernière urne inhumée à la Joyau

Samedi matin plusieurs membres de l'Avca sont venus soutenir les familles lors de la mise en terre de l'urne contenant les cendres des quatre derniers corps restitués depuis plusieurs mois. Dans la grand salle du cimetière de la Joyau, quelques membres des familles des victimes, ont pris place pour une cérémonie dirigée par Olivier Bérisson, président de l'association.

Avec eux, un groupe de choristes est venu honorer la mémoire d'une de ces victimes qui était membre de leur chorale. « Cette urne forme une famille » , a déclaré Olivier Bérisson. Et d'ajouter qu'il y aura d'autres familles qui n'auront pas la chance de voir ni urne, ni cercueil.

source

Saturday, August 15, 2009

« FAIRE DE LA MARTINIQUE UNE TERRE DE SÉCURITÉ AÉRIENNE »

Quatre ans le crash de la West Caribbean qui a coûté la vie à 160 personnes dont 152 Martiniquais, Olivier Bérisson, le président de l'AVCA, place cette commémoration sous le signe de la « prise de conscience » pour éviter d'autres 16 août 2005.
Quatre ans déjà que 152 des nôtres nous quittaient subitement. Un hommage leur sera rendu ce dimanche. L'émotion sera naturellement au rendez-vous.

Après le drame collectif de l'accident de la West Caribbean, des vies entières ont basculé dans les familles des disparus (dépression, perte de travail, divorces...). « Des crashes après le crash » , résume laconiquement Olivier Bérisson, le président de l'association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005.

« Mais nous ne sommes pas là pour pleurer » , assure-t-il aussitôt. Quatre ans après, c'est une autre étape qui s'engage, soutient-il. Une sorte d'armistice, une commémoration qui a un sens. « Les familles engagées dans l'AVCA sont conscientes du rôle que leurs défunts leur ont laissé et des difficultés rencontrées dans la sécurité aérienne » .

L'association, outre le volet judiciaire, veut être la tête de pont de ce combat-là. Ne pas attendre le bon vouloir des autorités.

« Notre malheur fait que nous avons une expertise et une expérience de la gestion de crise qui peut profiter à tout un chacun pour voyager en toute sécurité » . À Paris, la cellule de l'association s'intéresse aux assurances, pour qu'elles soient plus regardantes et ne pas assurer n'importe quelle compagnie. Un travail de longue haleine. Mais en lequel, Olivier Bérisson porte beaucoup d'espoir. « Nous sommes pour le voyage » , se justifie-t-il presque. « Et nous pensons que la Martinique peut être un atout touristique si elle devient une terre de sécurité aérienne, ce qu'elle se doit d'être » .


(1) Rosette Rosil a également une fille, Ketty, qui vit en Moselle. Johan, lui, vivait avec sa mère. Son père, ex-mari de Rosette, a également péri dans le crash


R. LAMY France-Antilles Martinique 14.08.2009

- Le crash, 4 ans après

Les commémorations en commune

Des gerbes seront déposées ce dimanche sur les monuments ou stèles suivants :
7 heures : Basse-Pointe, près de l'église.
9 heures : Saint-Joseph, Stèle Charpentier à Grosses Gouttières.
10 heures : Fort-de-France, près de France-Antilles.
14 heures : François, au cimetière.
15 heures : Ducos, devant la mairie.
16 heures : Saint-Esprit, entrée du cimetière.
17 heures : Rivière-Pilote, près de l'église.
À 11 heures devant la DGAC

L'AVCA invite aussi le plus grand nombre à se présenter à 11 heures précises devant la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), à l'aéroport Aimé Césaire, en direction de la zone de fret. Les membres de l'association déposeront 160 fleurs blanches et lirons un message. « C'est la première fois qu'une association porte plainte contre l'Etat » , précise l'AVCA. « Il faut que ceux qui ont donné les autorisations assument aussi leur responsabilité! » .

- SAINT-ESPRIT. ROSETTE ROSIL : « Je me suis affaissée et j'ai appelé mon fils : Johan, Johan... »

Quatre ans après la mort de son unique fils (1), Rosette Rosil, Spiritaine de 67 ans, revient pour nous sur cette tragique journée. Entre deuil impossible à faire et foi inébranlable en Dieu.

« Aujourd'hui, le temps a fait son oeuvre » , commence Rosette. « Mais jamais on oublie. Il y a des moments où l'angoisse prend le dessus. Aller au cimetière. Regarder sa photo... Je ne me laisse pas aller, mais c'est là (touchant son coeur). Ça ne passera pas. On a eu une boîte... Sur des photos, j'ai reconnu sa jambe... On a retrouvé ses papiers d'identité intacts. Comment faire son deuil ? Aujourd'hui encore, je ressens une telle colère, contre tous ces cercueils volants » !
À quelques détails près, la journée du 16 août 2005 avait pourtant commencé comme les autres.

« Je m'occupais de mes animaux. Mon père était à la maison. Au lever, il m'a demandé quand arrivait Johan. Je lui ai répondu : pas de nouvelles, bonnes nouvelles! Vers 8 heures, un de ses collègues m'appelle. Il me demande si Johan est arrivé. Je lui réponds que non. Il a compris que je ne savais rien. En fait, tout le monde était déjà au courant. C'était la panique. Un peu plus tard, deux petits voisins, à qui Johan donnait des cours de maths, sont venus à leur tour demander après lui. Je leur dis qu'il n'est pas là et leur demande pourquoi. Ils me répondent « non, rien madame » et ils s'en vont. Ce jour-là, je n'avais pas allumé la radio » ...
Rétrospectivement, Rosette comprend qu'elle a vécu, dans ses entrailles, la mort de son fils.

« Dans la nuit, à 3 heures moins dix, je me suis réveillée en sursaut. Je me suis levée et j'ai couru. Arrivée près de l'armoire, je me suis arrêtée, un peu effrayée, en me demandant ce qui m'arrivait. Je suis donc retournée me coucher. Là, j'ai senti un terrible mal de ventre et j'ai eu de fortes coliques. Mais, je ne comprenais toujours pas.

Vers 10 heures, je vois arriver le parrain de Johan. Et, c'est le déclic. Mwen di : « Mathieu, qu'est-ce qui se passe » ? Il a essayé de gagner du temps : « Comment, je n'ai pas le droit de venir te voir » ! Je me suis énervée et répété : « Mathieu, qu'est-ce qui se passe » ? Puis, j'ai crié : « Johan mo » ? ? Là, il me dit : « Oui. L'avion est tombé. Tout le monde est mort » .

Je me suis affaissée et j'ai appelé mon fils : « Johan, Johan, Johan... »

Alors, comment vivre, après ?

« Je n'en ai pas voulu à Dieu. J'ai dit : Seigneur, c'est tout ce que tu m'as donné ? Puis, je l'ai remercié de m'avoir choisie parmi tous ces gens. S'il ne l'avait pas voulu, rien ne serait arrivé. C'est très dur, je suis humaine, mais la prière m'emplit d'espoir. Mon père est mort, il y a un an, sans jamais se remettre de la mort de Johan. C'était un enfant tellement aimant et travailleur. Il avait 27 ans. Il était comptable. Il avait une fiancée. Pas encore d'enfant. Il avait la vie devant lui... Il vivait avec moi. Nous étions très complices.
Je vis seule, désormais, comme un i sans point. Tous les soirs en rentrant, il m'appelait à tue-tête : maman, maman » ...

- TIVOLI. RÉGINE RAMIN : « La question qui me hante encore et toujours, c'est : pourquoi ? »

Depuis le 16 août 2005, Régine Ramin pleure Denis et Marie, ses deux parents et Aimée, sa tante, tous morts dans le crash.

Depuis ce mardi 16 août 2005, rien n'est plus pareil pour Régine, Olivier et Murielle Ramin. Leurs parents, Denis et Marie, accompagnés de leur tante, Aimée, étaient dans l'avion qui s'est écrasé à Maracaibo. « J'avais eu ma mère au téléphone la veille, et elle avait hâte de rentrer à la maison. Elle m'avait dit avoir passé de très bonnes vacances mais qu'elle avait envie de retrouver sa petite-fille Inès (ma fille). On attendait leur retour tout simplement » , raconte Régine.


Une rencontre salutaire


« Je me souviens qu'à la même période, il y avait eu un crash à Chypre, l'accident du vol 552 d'Helios. En regardant les infos, je me demandais comment cela se passait pour les familles, comment se déroulaient les interventions des cellules de crise... En apprenant le crash de Maracaïbo, j'ai eu l'impression que c'était de ma faute, j'ai culpabilisé d'avoir pensé à ça... Peut-être que je leur avais porté malchance... ? » , ajoute la jeune femme, la gorge serrée par l'émotion. « Pendant une longue période, j'espérais que le téléphone sonnerait et qu'ils nous diraient : « nous sommes toujours en vie, nous arrivons bientôt, tout va bien... » .

« J'ai fait deux fois le voyage au Vénézuela. La première fois, pour aller à la morgue et voir les cercueils entreposés. Ça a été très dur! Les savoir si proches de nous et ne pas pouvoir les voir... Mon second voyage s'est fait en novembre 2006 avec l'AVCA, et nous avons pu aller sur les lieux du crash. J'ai une rencontre poignante qui m'a un peu apaisée. Nous avions fait faire un tee-shirt, avec une photo de mon père, de ma mère et de ma tante (la soeur de mon père) et je le portais. Les villageois de Machiques, premiers témoins de l'accident, ont pu ce jour-là nous rencontrer et discuter avec nous. J'avais envie de leur montrer que nos proches n'étaient pas que des corps disloqués mais des personnes chères à nos coeurs. Un des hommes présents m'a alors demandé qui était l'une des deux femmes sur mon tee-shirt. Je lui ai répondu « ma mère » et il m'a avoué que c'est lui qui l'avait retrouvée. Cela m'a soulagé car j'ai pensé que s'il l'avait reconnue sur la photo, c'est qu'elle était bien, pas défigurée... » .

« Chaque année, c'est dur »

Quatre ans après, la douleur et le traumatisme restent les mêmes pour Régine. « Mon frère ma soeur et moi, nous avons perdu notre port d'attache. Nos parents étaient nos deux piliers... »

Même si peu à peu la vie reprend le dessus aujourd'hui, la jeune femme a eu du mal à faire face à cette épreuve. « C'est ma fille Inès et mon compagnon qui me donnent le courage de continuer. Je travaillais en tant qu'agent d'embarquement à l'aéroport. Mais, depuis le crash, je n'ai jamais pu reprendre mon poste. J'ai changé d'orientation aujourd'hui, j'ai réussi le concours d'infirmière et, en septembre, je commence une école sur trois ans. Nous venons d'emménager dans notre maison construite à la sueur de nos fronts. On fait beaucoup de choses par nous-mêmes. Tout cela m'occupe. Mais, quoi qu'on y fasse, je pense toujours à tout ce que l'on aurait pu vivre et partager avec eux s'ils étaient encore là. Voir grandir Inès, découvrir notre nouvelle vie... Le 10 août, c'était l'anniversaire de ma mère et le 16, la date anniversaire du crash... Chaque année, c'est dur. J'irais à Basse-Pointe cette fois-ci et j'appréhende cette quatrième commémoration... Je pense que l'on ne saura jamais vraiment ce qui s'est passé et pourquoi ils ne sont jamais revenus. Mais je veux que la compagnie paye pour cette tragédie, on attend encore car j'ai choisi le procès aux USA. L'argent, l'indemnisation je m'en fiche. J'aurais préféré que nos parents soient encore avec nous. Mais, c'est un combat pour le principe et afin que cette horreur ne se reproduise plus » .

- BASSE-POINTE. DOMINIQUE VALENCE : « C'est elle qui me donne la force de continuer! »

Au lendemain du drame, Dominique Valence a décidé de reprendre, avec le soutien de son père Maurice, de sa grande soeur et de ses deux frères, les activités de restauration qui étaient celles de sa maman, tragiquement disparue.

« Aussitôt après sa disparition, comme si elle me l'avait demandé à travers un songe, alors que j'avais une activité professionnelle stable, j'ai démissionné et je me suis lancée dans la reprise du « Petit Palais » .

Tout à la fois, discrète et volontaire, Dominique frappe dès lors à toutes les portes, réunit sa famille qui lui donne son aval et reprend toute seule l'activité de sa mère, un restaurant situé sur la place du bourg de Basse Pointe. « J'ai voulu absolument garder le nom du restaurant : « le Petit Palais » car je tenais à perpétuer le savoir faire culinaire de ma maman » dit-elle avec détermination.
« Je prie pour le repos de son âme et je lui parle de tout »

Après bien des péripéties, de promesses non tenues, Dominique dit s'être lancée « comme une grande » . « J'ai ramé je l'avoue mais j'ai aussi rencontré deux hommes que je remercie du plus profond du coeur : Jean Philippe Nilor et Alfred Marie-jeanne. M. Nilor, sans me connaître, s'est emparé de mon dossier, m'a guidée et surtout accompagnée dans toutes les démarches. Il m'a surtout ouvert des portes. Le Président du conseil Régional a quant à lui, fait approuver mon dossier par la commission permanente et j'ai reçu une subvention régionale. « « Mais tout cela n'aurait pas été possible si je n'avais pas pensé pas à ma mère tout le temps. C'est elle qui me donne la force de continuer » Depuis la disparition tragique de sa maman Aimée, Dominique voit la vie autrement. « J'ai mûri, gagné en rigueur et ma vie a complètement changé » dit-elle. Je prie beaucoup, le père Frédéric m'a réappris à garder espoir. Je me rends à la messe tous les lundis. A l'issue de la messe, je vais me recueillir sur la tombe de ma mère, je prie pour le repos de son âme et je lui parle de tout - mes peines, mes joies - je lui demande même des conseils. Je veux que sa tombe soit toujours propre, bien entretenue car maman était élégante et aimait les belles choses. En somme, elle est omniprésente dans ma vie, dans la cuisine, dans le restaurant. »

Que le Petit Palais devienne grand...

Dominique n'étant pas cuisinière de profession, elle s'est attachée les services d'une chef avec des références solides. « J'ai choisi l'une des cuisinières de l'ancien hôtel plantation Leyritz qui propose des menus se rapprochant de la carte de ma mère. »

Toutes deux, ont apporté une touche plus moderne aux mets servis au Petit Palais tout en respectant l'esprit d'Aimé Valence c'est-à-dire une cuisine locale et bien épicée.

« Je ne me serais jamais lancée dans cette aventure sans le soutien actif et permanent de mon père » .confie Dominique. Un papa qu'elle couvre de tendresse et d'attention « Je veux qu'il ne manque de rien. Je me comporte avec lui comme le faisait maman. »

« J'ai aussi bénéficié du soutien de mon ami et de tous les clients fidèles de maman qui ne m'ont jamais lâchée et qui continuent à me faire confiance. « La Pointoise regrette en revanche le soutien « plutôt timide » de l'édilité locale. « J'espère qu'un jour, « le Petit Palais » , unique restaurant de la commune, sera inscrit parmi les prestataires prioritaires de la ville. » conclut- elle. Elle fonde surtout l'espoir qu'un « jour, le « Petit Palais » devienne grand et continu à être référencé dans le guide du routard.

Wednesday, August 22, 2007

actions judiciaires crash aérien survenu au Vénézuela le 16 août 2005

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Plusieurs actions judiciaires viennent d’être lancées dans l’intérêt de 671 ayants droit de 102 passagers, comptant parmi les 152 passagers qui ont péri dans le crash aérien survenu au Vénézuela le 16 août 2005.

Ces ayants droit, formant le regroupement le plus important d’ayants droit de victimes du crash, sont assistées par un pool d’avocats composé de 25 Cabinets, conjointement avec le Cabinet MARTIN-CHICO & ASSOCIÉS et son correspondant américain, le Cabinet LIEFF GLOBAL, et représentés par Monsieur le Bâtonnier Albert ELANA, du Barreau de Fort-de-France.

Les avocats composant le pool sont :

Maître Jean-Etienne ALBERTINI

Avocat au Barreau de Paris

25, boulevard des Italiens – 75002 Paris

Maître Lucien ALEXANDRINE

Avocat au Barreau de Fort-de-France

14, rue du Plateau – 97200 Fort-de-France

Me Jacqueline BENEIX

Avocat au Barreau de Bordeaux

85, rue du Docteur Albert Barraud – 33000 Bordeaux

Maître Frédéric BIBAL et Maître Aurélie COVIAUX

Membres de l’Association d’avocats Cabinet ARPEJ’

Avocats au Barreau de Paris

21, rue du Faubourg Saint-Antoine – 75011 PARIS

Maître Moïse CARETO

Avocat au Barreau de Fort-de-France

1, rue de l’Ecole Hôtelière – 97233 SCHOELCHER

La SCP CHANTREAU & FOURGOUX

Société d’Avocats représentée par Maître Dominique FOURGOUX-BOUCARD et Maître Françoise CHANTREAU-SCHUCK

Avocats au Barreau de Fort-de-France

Centre Commercial Place d’Armes, 1er étage – 97232 LE LAMENTIN

La SELAS A. CLAUDE & ASSOCIES, avocat au Barreau de Paris,

Société d'Avocats représentée par Maître Arnaud CLAUDE

Avocat au Barreau de Paris

52, Boulevard Malesherbes – 75008 PARIS

Maître Seydou DIARRA

Avocat au Barreau de Fort-de-France

82 Rue Moreau de Jonnes – 97200 Fort-de-France

Maître Albert ELANA

Avocat au Barreau de Fort-de-France

1, rue Général Gallieni – 97200 Fort-de-France

Maître Frédérique GOURLAT-ROUSSEAU

Avocat au Barreau de Fort-de-France

4, rue Gallieni, 1er étage – 97200 Fort-de-France

La SELARL HOBSON

Société d'Avocats représentée par Maître Jean-Claude BEAUJOUR

Avocat au Barreau de Paris,

7, rue de la Bourse – 75002 Paris

Maître Michel LANGERON

Avocat au Barreau de Fort-de-France

88, rue Victor Sévère – 97200 Fort-de-France

La SCP LIENHARD – PETITOT, avocat au Barreau de Strasbourg,

Société d’Avocats représentée par Maître Claude LIENHARD

Avocat au Barreau de Strasbourg

21, rue des Francs-Bourgeois – 67000 Strasbourg

Maître Daniel LUC-CAYOL

Avocat au Barreau de Fort-de-France

30, rue Moreau de Jonnes – 97200 Fort-de-France

Maître Colm MANNIN

Avocat au Barreau de Toulouse (Tableau B) et Sollicitor de la Cour Suprême d’Angleterre et du pays de Galles

6, allée des Cèdres – 31820 Pibrac

La SELARL MARTIN-CHICO & ASSOCIES

Société d’avocats représentée par Maître Jean-Pierre BELLECAVE

Avocat au Barreau de Bordeaux,

2, rue des Trois-Conils – 33000 Bordeaux

La SCP MONTIGNY – DOYEN

Société d’Avocats représentée par Maître Gérard MONTIGNY

Avocat au Barreau d’Amiens

28, rue Victor Hugo – 80006 Amiens

La SELARL GR&A

Société d'Avocats, représentée par Me Gladys RANLIN

Avocat au Barreau de Fort-de-France

Immeuble CPL Acajou – 97232 Le Lamentin

Maître Marie-Line RICHARD-MERIL

Avocat au Barreau de Fort-de-France

19, avenue Jean Jaurès – 97200 Fort-de-France

Me Bernard SOLITUDE

Avocat au Barreau de Paris

7, rue de la Bourse – 75002 Paris

Maître Yvon THIANT

Avocat au Barreau de Paris

49, avenue de la Grande Armée – 75116 Paris

Maître Erick VALERE

Avocat au Barreau de Fort-de-France

7, rue Emma Forbas – 97232 Le Lamentin

Maître Nicole CHABRUX

Avocat au Barreau de Paris

119, rue de Lille – 75007 PARIS

Maître René HELENON

Avocat au Barreau de Fort-de-France

Centre d’Affaires de Dillon

Valmenière – Bât. A-1er Et.- 97200 Fort-de-France

Maître Mark BRUNO

Avocat au Barreau de Fort-de-France

Centre d’Affaires de Dillon

Immeuble Argos- 97200 Fort-de-France

1° ACTION EN FLORIDE CONTRE LES TRANSPORTEURS AÉRIENS

Une action avait déjà été engagée en Floride en décembre 2006 contre la Compagnie aérienne WEST CARIBBEAN AIRWAYS, considérée comme « transporteur de fait » et les sociétés américaines NEWAC et GO 2 GALAXY, affréteurs de l’avion, considérées comme « transporteur contractuel » – au sens de la Convention de Montréal ; cette action vient d’être réitérée et complétée au nom de l’ensemble des personnes actuellement représentées par le pool d’avocats.

Une intense bataille de procédure est engagée devant le Juge de Floride pour déterminer si les sociétés américaines NEWAC et GO 2 GALAXY sont « transporteurs de droit » et si, par conséquent, la Convention de Montréal leur est applicable.

D’autre part, les sociétés WEST CARIBBEAN, NEWAC et GO 2 GALAXY opposent une vive résistance et tentent de faire renvoyer le procès en France, en vertu de la doctrine du forum non conveniens pour échapper à un jugement devant un Jury américain.

La décision du Juge américain sur ces questions préalables est attendue dans les toutes prochaines semaines.

Le Tribunal du District Sud de Floride, qui est présidé par Madame le Juge UNGARO, n’a pas hésité, en préliminaire et avant de décider s’il doit ou non garder l’affaire, à ordonner que les sociétés américaines NEWAC et GO 2 GALAXY, produisent un certain nombre de documents pour permettre de déterminer leur rôle exact et la nature de leur implication dans le tragique voyage du 16 août 2005.

3° ACTION À FORT-DE-FRANCE CONTRE BOEING ET CONTRE PRATT & WHITNEY

Ont été par ailleurs engagées les actions suivantes :

a) une action devant le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France contre Boeing et McDonnell Douglas, constructeurs de l’avion ;

b) une action devant le même tribunal de Fort-de-France contre Pratt & Whitney, le fabriquant des moteurs.

Ces deux actions sont engagées sur le fondement du droit américain, applicable aux fabricants de l’aéronef et des moteurs en vertu de la Convention de La Haye de 1973.

Cela signifie que le droit américain détermine l’ensemble des règles à appliquer, y compris quels demandeurs ont qualité à agir, ainsi que le régime juridique de la responsabilité ou le montant des indemnisations.

A ce titre, le droit américain prévoit que l’action en indemnité à la suite du décès d’un proche doit être engagée par le conjoint et les enfants, ainsi que par les héritiers venant en rang utile dans l’ordre successoral.

C’est pourquoi seuls 193 ayants droit sont concernés par ces actions.

En vertu du développement du travail des experts mandatés par le pool d’avocats sur les diverses implications à l’origine de l’accident, il est possible qu’il faudra mettre en cause la responsabilité du fabricant du pilote automatique.

4° ASPECTS TECHNIQUES DE RESPONSABILITÉ

Les investigations d’expertise conduites dans le cadre de l’information pénale confiée à Monsieur le Juge CANTINOL ne pourront être divulguées que lors de la clôture de l’instruction.

Des réunions d’étape ont été tenues, comme en 2006, par Monsieur le Juge d’Instruction en présence des parties civiles aux mois d’avril et mai 2007, tant à Fort-de-France qu’à Paris.

Indépendamment des investigations et expertises réalisées sous la conduite du Juge d’Instruction, plusieurs experts ou collèges d’experts, notamment ceux mandatés par le pool d’avocats, mènent leur propres études et analyses.

Parmi les hypothèses envisagées, certaines vont dans le sens d’une implication maximale des pilotes dont le comportement est jugé aberrant :

- en premier lieu, l’équipage n’aurait pas réagi à la perte progressive de vitesse de l’avion ce qui aurait conduit au décrochage de l’appareil, l’avion s’étant retrouvé en position maximale à cabrer et sans plus aucune portance ;

- puis, au lieu de corriger une telle situation en mettant l’avion en position à piquer, les pilotes auraient au contraire maintenu sa position à cabrer ; dans une telle position, les moteurs se seraient trouvés déviés du flux d’entrée d’air, ce qui les aurait mis au ralenti ; il s’en serait

suivi le décrochage fatal pendant trois minutes ; à aucun moment les pilotes n’auraient fait

quoi que ce soit pour récupérer l’appareil, malgré le fait qu’ils pouvaient le faire au moyen d’une procédure absolument banale.

Dans cette hypothèse, l’attitude lourdement déficiente et aberrante des pilotes serait donc à être considérée comme la cause déterminante du crash, éventuellement susceptible d’absorber toute autre cause.

Cette hypothèse est cependant critiquée, voire contredite, car incomplète et peu recevable au regard de la logique et de toutes les données.

Incomplète car elle ne prend pas en considération l’incidence du givrage du cône qui se trouve à la partie avant des moteurs.

A cet endroit, se trouve un capteur qui enregistre la pression et la vitesse de l’air à l’entrée des moteurs ; or le givrage du capteur peut fausser ces mêmes informations, pouvant même conduire à l’affichage d’une augmentation de puissance des moteurs jusqu’aux limites maximales.

Dans ces conditions, l’accélérateur automatique (‘auto-throttle’) se réduit drastiquement provoquant la mise au ralenti des moteurs (ceci peut, d’ailleurs, expliquer pourquoi l’équipage pensait avoir eu une double panne de moteurs, ou « flame out »).

Le problème du givrage du capteur, qui est connu sur ce type de moteur depuis un accident de la Compagnie Air Florida à Washington en 1982, a fait l’objet de critiques de la Federal Aviation Administration (FAA) et a donné lieu à une recommandation de cette dernière, afin que les constructeurs installent des détecteurs de gel à l’intérieur des moteurs pour permettre aux équipages d’activer à temps les systèmes antigel.

Pour autant, certains experts pensent au contraire que ce phénomène leur semble devoir être exclu dans le présent accident, faisant remarquer, d’une part, que dans tous les cas où ce même phénomène s’est produit en d’autres occasions, les équipages avaient réagi très rapidement, contrairement aux pilotes de la WEST CARIBBEAN qui sont restés inertes, et, d’autre part, que la perte de vitesse menant à la situation de décrochage a été progressive, ce qui n’aurait pas été le cas en cas de gel des capteurs d’entrée.

L’hypothèse de l’inaction aberrante des pilotes est, en second lieu, peu recevable, car on ne peut suspecter les pilotes d’avoir mis sciemment certaines surfaces de contrôle de l’avion (la gouverne de profondeur) en position à cabrer tout en agissant à piquer sur le manche, car ce serait là provoquer volontairement le décrochage de l’appareil.

L’explication d’un tel comportement des pilotes en appelle à l’absurde ; mais, au surplus, un tel comportement ne se trouve nullement attesté par les enregistrements de voix en poste de pilotage.

Il n’y a aucun précédent, à la connaissance de ces experts, de pilotes ayant eu une attitude aussi aberrante et suicidaire.

Aussi est-il est plus logique et plus raisonnable d’affirmer l’existence d’un dysfonctionnement de nature technique, étrangère à l’activité des pilotes.

A cet égard, un dysfonctionnement du pilotage automatique est en cours d’examen par les experts mandatés par le pool d’avocats.

Il est possible que les éléments matériels du dysfonctionnement d’un mécanisme concret de l’avion ne soient jamais retrouvés.

Mais cela ne pourrait empêcher de constater que ce qui s’est passé au moment du décrochage, c’est que le plan vertical réglable, permettant de stabiliser la position en profondeur de l’aéronef, s’est comporté d’une façon contrariant irrémédiablement l’attitude à piquer que les pilotes ont voulu imprimer à l’avion dans le but de sortir du décrochage.

Ce fait est suffisant pour mettre en cause une origine du décrochage inhérent au seul avion.

On ne saurait écarter ce fait en supputant que les pilotes auraient eu un comportement suicidaire ou criminelle, ce que rien ne prouve positivement, et qu’il n’est ni logique ni raisonnable de présumer

Il existe des précédents où le pilote automatique s’est désengagé seulement partiellement, provoquant des réactions aberrantes et contradictoires des surfaces de contrôle.

Fort-de-France

le 16 août 2007

pour le pool d’avocats

Thursday, August 16, 2007

Crash de Maracaibo : la Martinique se souvient


Dimanche 12, la ville de Saint-Joseph a dévoilé le monument qu'erash de Maracaibo : la Martinique se souvient - Martinique - Général -rash de Maracaibo : la Martinique se souvient - Martinique - Général - Nouvelles sur Newmedia.fr - New Media : Infos Gua Nouvelles sur Newmedia.fr - New Media : Infos Gualle a fait réaliser par Hector Charpentier pour rendre hommage aux victimes du crash du 16 août 2005. Saint-Joseph a été l'une des communes les plus touchées par cet accident, 16 Joséphins y ont perdu la vie. Elévation, c'est le nom de l'oeuvre qui se trouve au quartier Fantaisie, le long de la RN4.


C’est au cours d’une cérémonie sobre devant une centaine de personnes (famille, proches et anonymes) que le monument a été dévoilé au grand public. Tous souhaitaient être présents à cette première commémoration des deux ans de l’anniversaire du crash du 16 août.
Au milieu d’un parterre de fleurs et de plantes, son accès a été facilité par la municipalité, car c’est en même temps une aire de repos sur la RN4. Cette portion de terre a été gracieusement cédée par la région à la commune pour rendre cet hommage.

Le maire Athanase Jeanne Rose a ainsi voulu rendre hommage aux 16 Joséphins qui ont péri lors de cet accident, mais au-delà aux 144 autres, Martiniquais et membres d’équipage. Le préfet Ange Mancini, le sénateur Claude Lise, le conseiller général de Saint-Joseph Yan Monplaisir, et Georges Venkatapen ont participé à cette cérémonie.
L'oeuvre a été commandée au mois de janvier, et depuis l’artiste travaillait directement sur place. Concrètement, elle est formée de deux parties. Un socle coloré de façon abstraite avec des dessins et des fresques en faïence, au pied une plaque comportant les noms des 160 victimes. Mais l’autre partie, la plus importante et la plus symbolique, est celle qui surplombe le monument avec ses 6 mètres de hauteur. Elle est de couleur blanche et composée d’une dizaine de corps de femmes et d’hommes qui s’érige vers le ciel.

"Comme des âmes", explique Hector Charpentier. C’était sa façon d’abattre les différences de confessions religieuses et de symboliser une sorte d’espoir à la suite de ce drame. A la fin de la cérémonie, deux gerbes ont été déposées au pied d’Elévation, une par le préfet, l’autre par le maire, puis l’œuvre a été bénie par le père Bonaventure, le curé de la paroisse de Saint-Joseph.

source

Deux ans


Mémoire de Victimes

MARTINIQUE

7h

  • Son de cloches pour nos défunts
  • Messe de commémoration

Eglises de :

Basse Pointe

Ducos

Fort de France (Cathédrale)

François

Rivière-Pilote

Saint-Esprit

Saint-Joseph

9h30

  • Minute de silence
  • Dépôt de gerbe au pied de la plaque commémorative de Fort de France

11h

Mairie du Saint-Esprit

Signature d'un protocole d'engagement pour le don d'un terrain en vue de la réalisation d'un espace souvenir

12h à 13h

Hommage aux disparus

  • Message du ciel
  • Bouquet de poèmes (Espace Fitt Duval / Saint-Esprit)

PARIS

12h

Messe en l'église de Saint-Sulpice - Paris 6ème

19h

Messe en l'église Saint-Antoine - Paris 12ème


Sites à visiter :

http://www.martinique-avca.org/

http://www.drame-martinique.info/


Crash du 16 août : 15 ans plus tard le souvenir et l'émotion demeurent

Il y a 15 ans, le 16 août 2005, à 3 heures du matin, heure de Martinique, le vol West Caribbean 708, s'écrasait dans le nord ouest du...