Friday, August 19, 2011

Catastrophe aérienne : Six ans après, la Martinique n’oublie pas


L’Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne (AVCA) du 16 août 2005, dans lequel 152 Martiniquais ont péri lors du crash d’un avion de la West Caribbean Airways dans cette île, a organisé une journée de commémoration à la mémoire des victimes.

Une plaque a été inaugurée au Lamentin à la mémoire des disparus. Ensuite, les membres de l’AVCA et leurs avocats ont fait le point sur l’évolution du dossier à l’Hôtel de Ville, dénonçant les lenteurs des procédures et les blocages auxquels ils se heurtent.
« Nous sommes en attente des compléments d’expertise portant sur l’analyse des boîtes noires durant les dernières 24 heures de vol, et sur la traduction en français de tous les documents de maintenance de l’avion. Car aujourd’hui, c’est le juge qui avait refusé ces actes qui se voit contraint de les ordonner », indique un avocat des victimes, cité par le journal France-Antilles.

« La thèse qui domine dans les expertises rendues c’est une défaillance humaine, et la surcharge de l’avion. C’est un réflexe en cas de crash d’avancer la responsabilité du pilote. Car si ce n’est pas lui, c’est la machine, et on touche alors à des enjeux financiers de multinationales », poursuit-il.

Il ajoute : « nous allons relancer le juge d’instruction pour qu’il réalise ce qu’il lui a été demandé. Quand nous aurons ces actes, ce ne sera pas terminé. Il faudra les analyser. Nous sommes toujours à la recherche de la vérité ».

Des cérémonies ont également été organisées dans les autres communes dont les familles ont été touchées par la catastrophe. 

Tuesday, August 16, 2011

SIX ANS APRÈS, JOUR POUR JOUR

Mardi 16 août 2005, ils étaient tous à l’aéroport Aimé Césaire. Ce mardi 16 août 2011, ils seront tous au Lamentin, pour se souvenir.    

Crash : le mystère demeure

Il y a 6 déjà que 152 Martiniquais disparaissaient lors du crash du MD-82 de la compagnie West Caribbean


Il y a 6 déjà que 152 Martiniquais disparaissaient lors du crash du MD-82 de la compagnie West Caribbean au Venezuela, en tout ce sont 160 personnes qui ont perdu la vie lors de ce crash.

La compagnie aérienne West Caribbean a aujourd'hui disparu, peut-être afin de diluer les responsabilités et opacifier le dossier, en fait  on ne sait plus très bien si l'enquête est en cours, ni des suites réelles de cette catastrophe, l'association qui s'est créée  pour défendre les victimes ne s'est pas montrée à la hauteur,  ni très efficace, elle a  fait des choix hasardeux...

En ce jour du souvenir, une pensée pour les familles et les victimes.

Le relatement du crash du MD-82 sur ce blog

Evariste Zephyrin

Tuesday, June 21, 2011

Viewing cable 06PANAMA1286, PANAMA'S CIVIL AVIATION DIRECTOR FORCED TO RESIGN

If you are new to these pages, please read an introduction on the structure of a cable as well as how to discuss them with others. See also the FAQs 
Reference IDCreatedReleasedClassificationOrigin
06PANAMA12862006-06-30 22:132011-05-31 00:00CONFIDENTIALEmbassy Panama

VZCZCXYZ0014
RR RUEHWEB

DE RUEHZP #1286/01 1812213
ZNY CCCCC ZZH
R 302213Z JUN 06
FM AMEMBASSY PANAMA
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 8476
INFO RUEHZA/WHA CENTRAL AMERICAN COLLECTIVE
RUEHAC/AMEMBASSY ASUNCION 0100
RUEHBO/AMEMBASSY BOGOTA 2348
RUEHBR/AMEMBASSY BRASILIA 0287
RUEHBU/AMEMBASSY BUENOS AIRES 0169
RUEHCV/AMEMBASSY CARACAS 1050
RUEHGE/AMEMBASSY GEORGETOWN 0016
RUEHKG/AMEMBASSY KINGSTON 0226
RUEHLP/AMEMBASSY LA PAZ JUN LIMA 0659
RUEHME/AMEMBASSY MEXICO 3109
RUEHMN/AMEMBASSY MONTEVIDEO 0098
RUEHQT/AMEMBASSY QUITO 0908
RUEHSG/AMEMBASSY SANTIAGO 0197
RUEHDG/AMEMBASSY SANTO DOMINGO 0364
RUEHUB/USINT HAVANA 0034
RUEABND/DEA AVIATIONS OPERATIONS TX
RULSDMK/DEPT OF TRANSPORTATION WASHDC
C O N F I D E N T I A L PANAMA 001286

SIPDIS

SIPDIS

E.O. 12958: DECL: 06/29/2015
TAGS: ECON EAIR FAA
SUBJECT: PANAMA'S CIVIL AVIATION DIRECTOR FORCED TO RESIGN

REF: DEPT FOR WHA/SCHIFFER

Classified By: AMB. Eaton for reasons 1.4(b) and (d).

1. (C) SUMMARY: Panama's Civil Aviation Authority (AAC)
Director Tomas Paredes told EconOff that President Torrijos
requested his resignation on June 26.  On June 30, Torrijos
nominated Eustacio Fabrega Lopez as the new AAC Director and
sent the nomination to the National Assembly for approval.
Paredes alleges his removal was due to his support of an
Attorney General investigation into alleged corruption by his
Subdirector Nelly Simeon.  Paredes further alleges Simeon,s
staffing decisions at the AAC are intended to replace non-
Revolutionary Democratic Party (PRD) employees with PRD party
members.  Without Paredes, the USG is losing a cooperative
high-level official in its interdiction efforts and in
ensuring a high level of safety in Panamanian aviation.  END
SUMMARY.

--------------------
The New AAC Director
--------------------

2. (C) Fabrega was the AAC Director from 1994 to 1999 under
the Balladares administration.  Fabrega is an alleged old
hunting companion of Manuel Noriega.  The AAC Coordinator for
Operational Security told EconOff he worked with Fabrega and
he was an excellent director.  The Coordinator told EconOff
that Fabrega's nomination should be approved by the National
Assembly "in a few days".

---------------
Alleged Motives
---------------

3.  (C) Paredes told EconOff that AAC Subdirector Nelly
Simeon has been trying to engineer his departure since she
took office in 2004.  Paredes believes his removal is linked
to Simeon's pending corruption investigation by the GoP's
Attorney General's Office. Simeon is under investigation for
misuse of government property and personnel.  In allegations
filed with the Attorney General's office, Simeon is accused
of operating an import/export business, Marketing Concepts
Corporation (MCC), without submission of the requisite duties
or paperwork.  The allegations further state that GoP
personnel and vehicles were used to transport the products.
Paredes told EconOff that the Director of the Customs
Department personally stopped a search of MCC's offices.  As
a result of the investigation, Paredes was required to
respond to the Attorney General's office inquiries and
corroborated many of the allegations.

4. (C) Paredes further alleges that Simeon has been using her
position to fire non-PRD employees and fill them with PRD
members.  Paredes claims Simeon is part of Torrijos' inner
circle and has placed many of her friends and PRD loyalists
in positions which control access and information flow to key
ministers and Torrijos.  Paredes believes Simeon was working
to pick his successor and has control of the AAC.

-------------------------
Simeon, Sampo and the DEA
-------------------------

5. (C) Paredes alleges Simeon traveled to Brazil with Mario
Sampo to solicit private investments for mining projects in
Panama.  Sampo is a Brazilian businessman who has previously
been under indictment for bank fraud in Panama.   Paredes
alleges that while in Brazil Simeon held herself out to
investors as GoP Vice Minister of Transportation and said all
mining activities in Panama had to go through her office.
Paredes related an alleged incident where Simeon personally
interceded to prevent AAC security officials from detaining
an airplane owned by Sampo which was not properly registered.
 Note: DEA in Panama has previously been in contact with
Paredes regarding Simeon,s alleged involvement with Sampo.

----------------------------------------
Latin American Civil Aviation Commission
----------------------------------------

6. (C) In November 2006, Panama,s AAC Director becomes the
president of the Latin American Civil Aviation Commission for
the next three years.

-------
Comment
-------

7.  (C) The USG is losing a cooperative high-level aviation
official in its interdiction efforts and in ensuring a high
level of safety in Panamanian aviation.  If Paredes,
allegations regarding Simeon are correct, Simeon joins a
growing list of high-level PRD officials reported to Embassy
officials engaging in illicit activity and using their GOP
positions for personal gain.

Monday, September 06, 2010

Nouveaux développements dans l’enquête sur le crash de la West Caribbean

16 août 2010 : il y a 5 ans jour pour jour, un vol charter de la compagnie West Caribbean s’écrasait dans les montagnes de Maracaibo au Venezuela, causant la mort de 152 français qui rentraient en Martinique et des 8 membres de l’équipage. Jusqu’à présent, les enquêteurs avaient conclu à la faute des pilotes. Or un rapport de la commission d’enquête vénézuélienne, qui vient d’être communiqué, pourrait relancer l’enquête.

Pour les auteurs de l’enquête, les responsabilités dépassent largement le cas des seuls pilotes. Selon eux, il y aurait toute une chaîne de responsabilités menant à cet accident incluant la compagnie West Caribbean, l’affréteur Newvac, et même le constructeur Mc Donnell Douglas, aujourd’hui absorbé par Boeing.

Le rapport souligne d'abord le manque de fiabilité de la compagnie West Caribbean, compagnie colombienne qui a fait faillite peu de temps après le crash. L’affréteur quant à lui serait coupable d’avoir fait confiance à la compagnie en mauvaise situation financière.

Ensuite les autorités aériennes, en l’occurrence la direction générale de l’aviation civile, auraient autorisé trop facilement cet avion à se poser sur le sol français.

Enfin et c’est la vraie surprise : le rapport recommande à Boeing de revoir son système d’alarme sur ces avions MD 82. Avant l’accident les pilotes s’étaient engagés dans une zone dangereuse, ils se seraient trompés de manœuvre causant le décrochage irrécupérable de l’appareil. Les auteurs du rapport estiment que si l’alarme avait retenti plus tôt, les pilotes auraient pu réagir et rétablir l’avion.

Autant de pistes qui vont peut être relancer l’enquête, c’est ce qu’espèrent en tous cas les familles des victimes.

Tuesday, August 17, 2010

DANGERS DANS LE CIEL - AUTOPSIE D'UN CRASH


Auteur : STÉPHANE GABET
Durée : 52 minutes
Réalisateur : STÉPHANE GABET, LUC DAVID
Prochaine diffusion :
Samedi 21 Août 2010 à 15:09
Etre averti(e) par email
Etre averti(e) d'une prochaine diffusion par email
Samedi 21 Août à 15h09
Votre adresse e-mail *
* Champs obligatoires

Le Résumé

Des débris fumants dans les montagnes du Venezuela. Au petit matin du 16 août 2005, ce sont les seuls vestiges du vol Panama - Fort-de-France. A bord, on comptait huit membres d'équipage colombiens et 152 passagers, tous des Français originaires de la Martinique.

Rapidement, les boîtes noires sont retrouvées et, avec elles, l'espoir de comprendre ce qui s'est passé. Qu'est-il arrivé en pleine nuit lors du vol 708 ? Une défaillance mécanique, une erreur de pilotage ? Qui est responsable ? La compagnie aérienne ? Le constructeur ? L'organisateur de voyages ?

Dès les premières heures, une multitude de questions se pose. A cet instant, les enquêteurs ne savent qu'une seule chose : ils ont affaire à la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l'Histoire de l'aviation française. Ce documentaire est diffusé à l'occasion des 5 ans de ce drame.

Monday, August 16, 2010

CRASH. Cinq ans et toujours des interrogations



Cinq ans après le crash au Vénézuéla dans lequel ont péri 152 Martiniquais, un rapport d’enquête vient d’être publié, mais des questions restent sans réponses.


Cela faisait plusieurs mois que les familles des victimes attendaient la publication du rapport d’enquête. Ce rapport leur avait été présenté quelques mois plus tôt au Vénézuela en marge d’un anniversaire douloureux. Ce lundi 16 août, cela fait 5 ans que 160 personnes ont péri dans le crash d’un avion de la compagnie colombienne West Carribean Airways. Le vol en provenance de Panama était attendu à Fort-de-France au petit matin, le 16 Août 2005. Il n’est jamais arrivé. L’avion s’est écrasé dans les montagnes vénézuéliennes, à Maracaibo. Les 8 membres d’équipages et les 152 passagers tous attendus en Martinique, n’ont pas survécu au crash.

Conclusions controversées
Dans ce rapport d’enquête technique, la défaillance des pilotes est la seule cause de cette catastrophe aérienne. Selon le journal libération, les experts ont recensés 57 erreurs. Cette conclusion ne satisfait guère les familles des victimes qui déplorent dans un communiqué que les coupables désignés étant morts, « la plainte devrait aboutir à un non-lieu, et donc qu’il n’y aurait pas de procès". Les familles des victimes par le biais de son association, l’Avca, réclament que toute la lumière soit faîte dans ce dossier. Pour l’association, il existe encore trop de zone d’ombre.

Dossiers non réglés pour l’Avca
Parmi les éléments en suspens : la compagnie. Elle a mis la clé sous la porte après le crash de son MD-82. En difficulté financière elle ne payait plus ses employés depuis 4 mois, et n’avait plus qu’un seul appareil en exploitation.

Le « transporteur ». Un homme qualifié comme courtier par la justice française et qui pour elle, a servi d’intermédiaire entre l’agence de voyage et la compagnie. Une lecture différente pour la justice américaine qui elle qualifie cet individu comme transporteur de fait, car il s’est notamment « substituer à la compagnie pour l’obtention du droit de trafic ». Sur ce volet, une plainte a été déposée en France contre cet homme.

Le traitement judiciaire de ce dossier est également pointé du doigt. Moyens insuffisants, lenteurs… Pour les parties civils « le dossier est traité avec une incroyable légèreté et les promesses venues d’en haut au lendemain du crash n’ont pas été tenues » selon l’Avca.

Le 9 novembre la chambre d’instruction se prononcera sur les suites à donner ou pas à l’enquête.

Anniversaire douloureux
Cette catastrophe aérienne avait bouleversé la Martinique entière. La nouvelle avait commencé à être diffusée dans les médias dès 8 heures, heures locales, la liste des victimes annoncée au public à l’aéroport du Lamentin et en direct dans les médias en fin de matinée. Cette onde de choc a touché chaque Martiniquais qui connaissait de près ou de loin, au moins une des victimes du crash. Cinq ans plus tard, l’émotion est encore présente.

Des commémorations sont programmés en Martinique dans différents lieux. Fort-de-France tout d’abord, puis dans les communes de Basse-Pointe, Saint-Joseph, François, Ducos, Saint-Esprit, et Rivière-Pilote. Le soir, un documentaire intitulé « Panama-Fort-de-France, autopsie d’un crash » sera en diffusion unique sur Télé Martinique, et suivi d’un débat avec les membres de l’association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 Août 2005.

Karine Sigaud-Zabulon



source

Crash de Maracaibo: un rapport vénézuélien conclut à une erreur humaine


CARACAS — Un rapport vénézuélien attribue à une erreur humaine le crash aérien de Maracaibo, qui a fait 160 morts dont 152 Martiniquais en 2005, mais les familles de victimes soulignent un élément technique évoqué par le document, cinq ans après la tragédie.

"Les preuves vont dans le sens d'un facteur humain comme cause de l'accident", dit le rapport du ministère vénézuélien des Transports dont l'AFP a obtenu lundi une copie.

Le 16 août 2005, le McDonnell Douglas de fabrication américaine de la compagnie colombienne West Caribbean, reliant Panama à Fort-de-France, a été pris dans de mauvaises conditions climatiques. L'appareil a commencé à descendre, avant de décrocher, sans que l'épuipage ne puisse rattraper la situation. Il s'est finalement écrasé dans une zone montagneuse du Venezuela.

La commission d'enquête vénézuélienne conclut que l'accident s'est produit en raison de "l'absence d'actions pertinentes visant à corriger l'entrée en perte de l'appareil", et à de "mauvaises" décisions prises par les membres de l'équipage.

Plus généralement, il est le résultat d'une conjonction d'événements: "la crise financière" que traversait la compagnie, la méconnaissance de certaines faiblesses opérationnelles de l'avion, ou encore, l'inexpérience du pilote et du copilote.

Les membres de l'équipage n'avaient pas été préparés à certains problèmes présentés par le MD80, notamment en cas de "perte de soutien à des altitudes élevées", c'est-à-dire de décrochage. Des accidents similaires s'étaient produits sur des avions de même modèle.

La commission d'enquête vénézuélienne recommande "une formation efficace" pour les équipages, et conseille au constructeur de "réviser (pour les améliorer) les algorithmes existant dans certains équipements ou systèmes qui fournissent des alertes".

L'Association des victimes de la catastrophe aérienne (ACVA) a noté lundi que le rapport confirmait l'erreur humaine, tout en soulignant la mention de cet élément technique important.

Le rapport apporte un "petit élément qui manquait et qui nous a toujours fait bondir", a déclaré à l'AFP Daniel Hierso, porte-parole de l'ACVA représentant les familles des victimes résidant en métropole.

"On n'arrivait à pas à comprendre pourquoi les pilotes ne sont pas arrivés à sortir du décrochage", a-t-il expliqué, ajoutant que les alarmes de décrochage pourraient avoir fonctionné trop tard.

"Ce n'est pas ce qui a causé l'accident en lui-même, mais cela a pu être un facteur contributif de l'action inappropriée des pilotes qui ne se sont pas rendu compte tout de suite qu'ils étaient déjà en décrochage", a poursuivi M. Hierso.

Une dizaine de villes de Martinique ont commencé à commémorer lundi l'accident. Une première cérémonie s'est déroulée dans la matinée à Fort-de-France, où une centaine de personnes se sont réunies devant le monument d'hommage aux victimes avant de marcher en direction du palais de justice.

"Nous voulons faire passer le message qu'on ne veut plus d'avions poubelles", disent les familles de victimes, venues honorer leurs proches disparus, sous la pluie et dans le recueillement.

Le cortège a déposé 160 paires de chaussures devant le palais de justice en signe de protestation contre la lenteur de l'enquête.

AFP

Commémorations en Martinique et à Paris 5 ans après l'accident d'avion de Maracaibo


FORT-DE-FRANCE — Des commémorations ont eu lieu lundi dans une dizaine de villes de Martinique et à Paris, cinq ans après l'accident de l'avion de la compagnie colombienne West Caribbean à Maracaibo au Venezuela qui a fait 160 morts, dont 152 Français principalement de Martinique.


Une première cérémonie s'est déroulée dans la matinée à Fort-de-France, où une centaine de personnes se sont réunies devant le monument d'hommage aux victimes de l'accident, avant de marcher en direction du palais de justice.


"Nous sommes plus déterminés que jamais à faire en sorte que la lumière soit faite sur toute la chaîne de responsabilités du crash", a déclaré Olivier Bérisson, président de l'AVCA, l'association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005.


"Nous voulons aussi faire passer le message qu'on ne veut plus d'avions poubelles", ont dit les familles des victimes venues honorer leurs proches disparus, sous la pluie et dans le recueillement.


Derrière une banderole dénonçant +cinq ans d'injustice tuent encore plus+, le cortège a déposé 160 paires de chaussures devant le palais de justice en signe de protestation contre la lenteur de l'enquête.


"Nous avons saisi la chambre de l'instruction afin d'ouvrir le champ d'investigation", continue Olivier Bérisson. La chambre jugera le 9 novembre de l'utilité d'un complément d'enquête.


Selon un rapport du ministère vénézuélien des Transports, dont l'AFP a obtenu copie lundi, une erreur humaine est à l'origine de l'accident.


Un rapport d'étape présenté en 2007 n'avait montré aucune défaillance technique, s'orientant déjà plutôt vers des facteurs humains pour expliquer l'accident de l'avion, qui reliait Panama à Fort-de-France.


Selon l'AVCA, un tiers des familles a été indemnisé à ce jour "dans la fourchette classique des barèmes français". Les autres familles ont engagé une procédure aux Etats-Unis.


Par ailleurs, la branche de l'AVCA représentant les familles de victimes en métropole a organisé une cérémonie et un "petit rassemblement" au cimetière du Père Lachaise à Paris, a dit à l'AFP son porte-parole, Daniel Hierso.


"On a averti les familles. On a une stèle au Père Lachaise pour notre accident qu'on a d'ailleurs dédiée à d'autres accidents aériens", a-t-il raconté. La stèle "a été érigée un an après la catastrophe grâce à la mairie de Paris qui nous a donné une concession", a-t-il précisé.


M. Hierso a pris note des conclusions du rapport vénézuélien faisant état d'une erreur humaine, tout en soulignant que le document apportait également un "petit élément" technique important sur les alarmes de décrochage de l'aéronef qui pourraient avoir fonctionné trop tard.


AFP

Sunday, August 15, 2010

Crash de la West Caribbean : un rapport relance l'enquête


Des débris du McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean.

Le 16 août 2005, un appareil de la compagnie colombienne s'était écrasé au Venezuela causant la mort de 152 Français.

C'était le document de la dernière chance pour les familles des victimes. Cinq ans après le crash aérien de Maracaibo au Venezuela dans lequel 152 Français et huit membres d'équipage ont péri, le rapport de la commission d'enquête vénézuélienne a enfin été communiqué.

Dans leurs conclusions, les auteurs de ce travail d'analyse de l'accident, adressent une recommandation au constructeur américain Boeing. Ils lui demandent de réévaluer «le calage des alarmes sonores de décrochage de l'appareil». Un élément technique qui aux yeux de l'Avca, l'Association des victimes de la catastrophe aérienne qui regroupe plusieurs familles endeuillées, est essentiel. «Ce document tardif pointe une erreur dans la conception de l'appareil qui s'est écrasé», se félicite l'un de ses membres, Daniel Hierso, qui espère enfin pouvoir faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame survenu le 16 août 2005. Ce jour-là, et après une semaine de vacances à Panama, 152 Martiniquais avaient embarqué à bord d'un biréacteur McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean. Quelques heures après le décollage, l'appareil s'était écrasé au Venezuela dans les montagnes de la région de Maracaibo.

Pour l'Avca et ses avocats, ce rapport devrait utilement compléter l'enquête judiciaire menée par le juge d'instruction de Fort-de-France, Albert Cantinol. Au grand dam des familles des victimes, le magistrat ne pointe que des défaillances humaines commises par les pilotes, tous décédés. Sans survivant mis en cause, il ne peut y avoir d'incrimination pénale et le dossier s'achemine donc vers un non-lieu.

Boeing, qui a absorbé McDonnell Douglas en 1997, est directement concerné par ce nouveau rapport. «Nous demandons au juge une discussion technique avec les enquêteurs judiciaires», indique Daniel Hierso, qui veut ainsi obtenir une réponse à une question essentielle. «Il s'agit de savoir si ces alarmes, quand l'avion a chuté, se sont déclenchées trop tard ou non.» L'association va dorénavant vérifier s'il y a déjà eu des incidents similaires avec cette alarme.

Or, pour le juge et les enquêteurs judiciaires, le scénario du crash n'est qu'une succession d'erreurs humaines. Ainsi, le biréacteur MD 82 de McDonnell Douglas trop chargé s'est tout d'abord aventuré dans une zone dangereuse contraignant les pilotes à recourir au dispositif de dégivrage. Un système qui est alimenté par les moteurs lesquels ont perdu de leur capacité. Maintenu en altitude, l'appareil s'est alors cabré. Au lieu de rétablir l'avion, les pilotes, «par crispation», se seraient trompés de manœuvre, accentuant la position délicate du MD-82 et entraînant un décrochage «profond». Irrécupérable. Contre cette version et afin d'obtenir un complément d'enquête, l'Avca a saisi la chambre d'instruction de la cour d'appel de Fort-de-France. Cette dernière se prononcera le 9 novembre prochain. La recommandation du rapport vénézuélien pourrait désormais jouer de tout son poids dans la décision des juges en appel. «Par ailleurs, ce rapport du Venezuela, que nous commençons à analyser, critique sans détour la santé financière de la West Caribbean. Ce tableau édifiant de la compagnie colombienne ne figure pas dans le dossier du juge français», précise Daniel Hierso en poursuivant : «De même, le magistrat de Fort-de-France ne parle pas du manque de formation des pilotes : cela apparaît clairement sous la plume des Vénézuéliens.»

Des sociétés américaines en ligne de mire

Depuis le début de l'enquête, Me Jean-Pierre Bellecave, qui représente 669 des 950 parties civiles, ne croit pas à la version du juge français. «Il y a certes des erreurs humaines, mais il y a aussi des défauts touchant l'aéronef.» Aujourd'hui, plusieurs sociétés, toutes américaines, sont dans la ligne de mire de l'avocat : Boeing, pour l'appareil, Pratt & Whitney pour ses moteurs. Il a aussi dernièrement déposé plainte contre Newvac, une société installée en Floride et qui avait fait appel à la compagnie colombienne, West Caribbean, pour assurer le transport des touristes.

En attaquant ces sociétés, toutes situées outre-Atlantique, l'avocat espère voir aboutir une procédure civile introduite devant les juges américains en vue d'indemniser les familles des victimes. Or cette initiative a été jugée irrecevable et la Cour suprême devrait se prononcer prochainement. Dans l'intérêt financier de ses clients, Me Bellecave espère qu'elle tranchera en sa faveur. En cas d'échec, il restera une autre procédure similaire déjà lancée devant la justice française. À ce jour, seuls quelques proches de victimes ont été indemnisés.

source

CRASH DU MD 82 DE LA WEST CARIBBEAN


- Cinq ans après, les enquêtes au point mort

Le 16 août 2005, un biréacteur MD 82 de la West Caribbean s'écrasait au Venezuela faisant 160 victimes, dont 152 Français. Ce vol charter YH 708, qui reliait Panama à Fort-de-France, a rencontré des conditions météorologiques excessivement mauvaises dès la première heure de vol. Cinquante et une minutes après le décollage, l'équipage lançait un appel de détresse, reçu par le contrôle aérien vénézuélien. Signalant l'arrêt d'un réacteur, il demandait de descendre de 31.000 à 14.000 pieds. Onze minutes plus tard, alors que le pilote automatique était désengagé, le deuxième réacteur était signalé défaillant. Ce fut le dernier contact radio.

Conformément aux règles internationales, l'enquête technique est alors confiée à l'aviation civile vénézuélienne, mais, compte tenu de la nationalité de la majorité des passagers, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) y est associé ainsi que son homologue américain, l'avion ayant été construit par McDonnell Douglas. La Colombie, pays de la compagnie West Caribbean Airways (aujourd'hui disparue) et d'immatriculation de l'avion, est également partie prenante. Le rapport d'enquête technique n'a toujours pas été divulgué dans sa version définitive, un tel document es indispensable puisqu'il permettrait d'émettre des recommandations au niveau international afin d'éviter qu'un accident semblable ne se reproduise. Enquêteurs français et américains avaient demandé de revoir la copie initiale, trop édulcorée...

Une spirale infernale


Certains éléments sont déjà connus. Comme dans la plupart des accidents, une succession d'erreurs ou de dysfonctionnements a entraîné l'issue fatale. Au décollage, l'avion était en surcharge. L'équipage a privilégié la route directe entre Panama et la Martinique, sans tenir compte de formation de cumulonimbus très importants. Le MD 82 s'est véritablement jeté dans la gueule du loup avec, pour conséquence, du givrage fort. Les ailes se chargent alors de glace, ce qui alourdit l'avion et dégrade ses performances aérodynamiques. Avec les entrées d'air également givrées, les moteurs perdent non seulement de la puissance, mais ne peuvent plus réchauffer les empennages pour empêcher la formation de glace. C'est une spirale infernale.

Dans le cockpit, les rapports humains entre le pilote et le commandant de bord ne sont pas un modèle du genre. L'antigivrage n'est pas actionné. Ce qui semble être l'erreur fatale, le pilote automatique est désengagé. Prenant les commandes, l'équipage ne parvient pas à garder le contrôle de l'appareil qui décroche et part en vrille. Malgré les annonces faites par les pilotes au contrôle aérien, les moteurs étaient toujours en fonctionnement quand l'avion a percuté le sol. "Le rapport technique va aussi devoir prendre en compte une défaillance de l'alarme de décrochage qui se déclenche trop tard en haute altitude", souligne Daniel Hierso, représentant en métropole de l'association des familles de victimes. "C'est un point essentiel qui permet de comprendre l'ensemble de l'accident". L'AVCA (Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela) déplore la lenteur de l'enquête et souligne que les rapports concernant d'autres accidents de 2005 sont déjà sortis, comme celui pour le crash d'un avion d'Helios en Grèce ou celui d'un avion Air France à Toronto.

Les juges menacés de mort

L'enquête judiciaire, menée par le tribunal de grande instance de Fort-de-France, n'avance guère non plus. "Le juge d'instruction semble moins préoccupé par la recherche de la vérité que par la clôture de son dossier et refuse systématiquement les demandes d'investigations nécessaires", déplore l'AVCA qui s'attend à un non-lieu, sans cacher les difficultés du dossier. Plusieurs protagonistes ont été menacés de mort (à commencer par les juges d'instruction colombiens et français), voire assassinés comme la secrétaire de l'ancien président du syndicat des pilotes colombiens M.Padilla. Ce dernier a dû s'expatrier aux États-Unis.

L'aviation commerciale en Colombie n'obéit pas aux mêmes règles qu'en Europe. Les pièces détachées, par exemple, s'achètent sur un marché gris alimenté par les vols sur les épaves et les contrefaçons. Les mafias de la drogue sont parties prenantes de l'économie locale du transport aérien. Autre point que la justice devra éclaircir : comment une compagnie comme West Caribbean a-t-elle pu être affrétée par un voyagiste martiniquais ?

source

Tuesday, August 10, 2010

Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash, le documentaire inédit le 16 août sur France 5

Lundi 16 août 2010, à 20h35, France 5 diffuse Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash. Le documentaire revient sur la tragédie du 16 aout 2005 qui avait couté la vie à 152 Martiniquais.

Le 16 août 2005, un avion de la compagnie colombienne West Caribbean Airlines s'envole de Panama pour Fort-de-France avec à son bord 152 touristes Martiniquais qui revenaient de vacances et les 6 membres de l'équipage colombien.

L'avion s'écrase dans les montagnes du Venezuela. Lorsque la nouvelle arrive en métropole et sur l'île, une vague d'émotion s'empare des Français. Le Président Jacques Chirac décide d’ériger le drame au rang de deuil national.

L'enquête aura duré plus de 3 ans et l'affaire est abordé depuis peu par les institutions judiciaires. 5 ans exactement après le drame, France 5 propose le document inédit Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash.

Le film de Stéphane Gabet et Luc David touche enfin du doigt la vérité sur les circonstances de l'accident. L'enquête aura duré plus de 3 ans et l'affaire est abordé depuis peu par les institutions judiciaires. Le document de France 5 propose témoignages et scènes de reconstitution.

Depuis déjà plusieurs semaines, la chaîne publique propose une série de documentaires sur les grands crashs de l'histoire. Alors que Dangers dans le ciel s'arrête, France 5 continue de dévoiler les dessous de ces catastrophes avec ce documentaire inédit et concernant les Français de près.

Ne ratez pas Panama - Fort-de-France : Autopsie d’un crash le 16 août sur France 5 !

Sunday, August 08, 2010

commémoration dimanche 15 aout 2010


Le 16 août 2005, le Vol 708 de la compagnie Colombienne West-Caribbean Airways, écrase au VENUZUELA avec 152 passagers, tous de la MARTINIQUE, et 8 Membres d’équipage.

L’Association Pierrotine Mai 1902 et la Maison de l’Outre Mer de Garges-lès-Gonesse,

Vous invitent à commémorer, le Dimanche 15 Aout 2010, la mémoire des originaires d'outre mer, victimes des catastrophes aériennes.


Une messe sera dite le dimanche 15 aout 2010 à 11h00,

À l’église Sainte Geneviève.

Suivi d’un dépôt de gerbe au cimetière

De Garges-lès-Gonesse.

Ensuite nous partagerons le verre de l’amitié à la Maison de l’Outre-mer.

Afin d’organiser au mieux cette manifestation du souvenir, où nous vous espérons nombreux, merci de nous confirmer votre présence.

06 88 48 99 99 ou 06 83 05 45 40

Monday, November 02, 2009

- West Caribbean : l'Avca fait des révélations

La West Caribbean est bien loin d'avoir livré tous ses secrets, si l'on en croit les révélations récentes apportées par l'Association ces victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela (Avca). Les membres de l'Avca poursuivent en effet leur recherche de la vérité sur les circonstances de l'accident. Quête qui les a menés à s'associer à un journaliste, dont ils préfèrent taire le nom « pour des raisons de sécurité » , et qui a porté ses fruits il y a environ trois semaines.
Ces révélations sont rapportées par Olivier Berisson, le président de l'Avca : « On nous a dit que les pilotes avaient été incinérés et que par conséquent il était impossible d'effectuer des prélèvements sur leurs corps. Nous venons d'apprendre que c'est faux. Le père d'une hôtesse de l'air a révélé que l'équipage a été inhumé. Nous avons appris aussi que la West Caribbean était liée à l'armée. Elle effectuait des transports pour son compte. Et qu'elle avait été condamnée pour surcharge par le Parlement et l'aviation civile colombienne » . Autre révélation du président : la direction de l'aviation civile française n'aurait pas cherché à se renseigner sur l'historique de la compagnie aérienne auprès de Bogota. « Enfin nous avons su que l'intermédiaire entre l'agence de voyages et la compagnie aérienne a été indemnisé a hauteur de 2 millions de dollars suite à l'accident. Alors que les parents d'une victime touchent 20 000 euros » .

Ce sont autant d'imputations qui confortent les membres de l'association dans leur recherche de vérité : « On voudrait que la Justice mène son enquête. Nous poursuivrons la nôtre parce qu'il est important de savoir et de comprendre le pourquoi. C'est essentiel pour faire le deuil » , conclut Olivier Bérisson.

Une lampe allumée en hommage aux victimes du crash de Maracaibo

Quelques membres de l'Association pour les Victimes du Crash Aérien de Maracaibo se sont donné rendez-vous sur le territoire de la ville de Saint-Joseph ce vendredi 30 octobre, pour une veillée en mémoire de leurs défunts. Le lendemain, à la Joyau, Fort-de-France, une ultime cérémonie a également accompagné l'inhumation d'une urne remise lors du retour des quatre derniers corps.



Devenue une tradition, la cérémonie du 30 octobre rappelle la date de remise des dépouilles aux familles en 2005 et surtout l'office funèbre qui en a découlé. (N. D./ France- Antilles)

Entretenir la flamme pour que les dates du 29 octobre 2005, où a été remis aux familles les corps de leurs disparus et du 30 octobre, où s'était déroulé un office funèbre en leur honneur, restent à jamais dans les mémoires.

Une cinquantaine de familles des victimes s'était rendue à l'invitation du président de l'association, Olivier Bérisson, au pied de la stèle réalisée par l'artiste Hector Charpentier, et intitulée « Élévation » , pour parler de leur quotidien depuis l'accident. C'est ainsi que chacun a pu exprimer son ressenti en vers ou en prose, par le verbe ou le silence, en étant simplement là. L'émotion était toujours palpable, même quatre ans après, au moment où ils ont posé devant la stèle 160 cierges en hommage aux 160 victimes du crash. Pour toutes ces familles endeuillées, l'important est de se retrouver ainsi, d'être ensemble et de pouvoir mettre des mots sur les maux qui rongent encore l'âme au quotidien.



C'est la direction du crématorium qui a rappelé à l'Avca l'existence de cette dernière urne contenant les quatre dernières dépouilles restituées par les autorités vénézuéliennes. Offrant ainsi aux familles l'occasion de rendre un dernier hommage à leurs disparus. (J-M. E./France-Antilles)C'est la direction du crématorium qui a rappelé à l'Avca l'existence de cette dernière urne contenant les quatre dernières dépouilles restituées par les autorités vénézuéliennes. Offrant ainsi aux familles l'occasion de rendre un dernier hommage à leurs disparus. (J-M. E./France-Antilles)

Peu d'avancées juridiques

Au cours de cette veillée, l'avocate de l'association en charge de la défense des intérêts des familles, Laurence Vieyra, a entretenu les parents des victimes sur l'avancée de la bataille juridique entamée par l'AVCA, en quête de vérité (voir encadré). Tout comme le président de l'association des victimes de la catastrophe du 16 août 2005, Olivier Bérisson, maître Laurence Vieyra juge cette avancée encore bien timide. Dans la mesure où, selon elle, la vérité ne peut se faire qu'à la lumière même des conditions dans lesquelles ce voyage a été organisé. Or, poursuit-elle, pour l'heure, l'appareil judiciaire est peut enclin à se lancer sur cette voie.


De plus, toujours selon maître Vieyra plusieurs obstacles semblent vouloir sinon freiner, du moins ralentir la procédure en cours. Puisque l'appareil judiciaire accuse notamment un manque de moyens humains pour poursuivre les travaux.
160 cierges ont été déposé par une longue procession de parents ou amis des victimes du crash , pour que vive le souvenir. (N. D./France-Antilles)160 cierges ont été déposé par une longue procession de parents ou amis des victimes du crash , pour que vive le souvenir. (N. D./France-Antilles)




Après une cérémonie poignante, samedi à La Joyau, l'urne a été transportée par les membres des familles vers l'arbre du voyageur situé dans la partie paysagère du cimetière. Et avant l'inhumation, chaque membre y a déposé des pétales de fleurs. (J-M.E./ France-Antilles)Après une cérémonie poignante, samedi à La Joyau, l'urne a été transportée par les membres des familles vers l'arbre du voyageur situé dans la partie paysagère du cimetière. Et avant l'inhumation, chaque membre y a déposé des pétales de fleurs. (J-M.E./ France-Antilles)

Une dernière urne inhumée à la Joyau

Samedi matin plusieurs membres de l'Avca sont venus soutenir les familles lors de la mise en terre de l'urne contenant les cendres des quatre derniers corps restitués depuis plusieurs mois. Dans la grand salle du cimetière de la Joyau, quelques membres des familles des victimes, ont pris place pour une cérémonie dirigée par Olivier Bérisson, président de l'association.

Avec eux, un groupe de choristes est venu honorer la mémoire d'une de ces victimes qui était membre de leur chorale. « Cette urne forme une famille » , a déclaré Olivier Bérisson. Et d'ajouter qu'il y aura d'autres familles qui n'auront pas la chance de voir ni urne, ni cercueil.

source

Saturday, August 15, 2009

« FAIRE DE LA MARTINIQUE UNE TERRE DE SÉCURITÉ AÉRIENNE »

Quatre ans le crash de la West Caribbean qui a coûté la vie à 160 personnes dont 152 Martiniquais, Olivier Bérisson, le président de l'AVCA, place cette commémoration sous le signe de la « prise de conscience » pour éviter d'autres 16 août 2005.
Quatre ans déjà que 152 des nôtres nous quittaient subitement. Un hommage leur sera rendu ce dimanche. L'émotion sera naturellement au rendez-vous.

Après le drame collectif de l'accident de la West Caribbean, des vies entières ont basculé dans les familles des disparus (dépression, perte de travail, divorces...). « Des crashes après le crash » , résume laconiquement Olivier Bérisson, le président de l'association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005.

« Mais nous ne sommes pas là pour pleurer » , assure-t-il aussitôt. Quatre ans après, c'est une autre étape qui s'engage, soutient-il. Une sorte d'armistice, une commémoration qui a un sens. « Les familles engagées dans l'AVCA sont conscientes du rôle que leurs défunts leur ont laissé et des difficultés rencontrées dans la sécurité aérienne » .

L'association, outre le volet judiciaire, veut être la tête de pont de ce combat-là. Ne pas attendre le bon vouloir des autorités.

« Notre malheur fait que nous avons une expertise et une expérience de la gestion de crise qui peut profiter à tout un chacun pour voyager en toute sécurité » . À Paris, la cellule de l'association s'intéresse aux assurances, pour qu'elles soient plus regardantes et ne pas assurer n'importe quelle compagnie. Un travail de longue haleine. Mais en lequel, Olivier Bérisson porte beaucoup d'espoir. « Nous sommes pour le voyage » , se justifie-t-il presque. « Et nous pensons que la Martinique peut être un atout touristique si elle devient une terre de sécurité aérienne, ce qu'elle se doit d'être » .


(1) Rosette Rosil a également une fille, Ketty, qui vit en Moselle. Johan, lui, vivait avec sa mère. Son père, ex-mari de Rosette, a également péri dans le crash


R. LAMY France-Antilles Martinique 14.08.2009

- Le crash, 4 ans après

Les commémorations en commune

Des gerbes seront déposées ce dimanche sur les monuments ou stèles suivants :
7 heures : Basse-Pointe, près de l'église.
9 heures : Saint-Joseph, Stèle Charpentier à Grosses Gouttières.
10 heures : Fort-de-France, près de France-Antilles.
14 heures : François, au cimetière.
15 heures : Ducos, devant la mairie.
16 heures : Saint-Esprit, entrée du cimetière.
17 heures : Rivière-Pilote, près de l'église.
À 11 heures devant la DGAC

L'AVCA invite aussi le plus grand nombre à se présenter à 11 heures précises devant la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), à l'aéroport Aimé Césaire, en direction de la zone de fret. Les membres de l'association déposeront 160 fleurs blanches et lirons un message. « C'est la première fois qu'une association porte plainte contre l'Etat » , précise l'AVCA. « Il faut que ceux qui ont donné les autorisations assument aussi leur responsabilité! » .

- SAINT-ESPRIT. ROSETTE ROSIL : « Je me suis affaissée et j'ai appelé mon fils : Johan, Johan... »

Quatre ans après la mort de son unique fils (1), Rosette Rosil, Spiritaine de 67 ans, revient pour nous sur cette tragique journée. Entre deuil impossible à faire et foi inébranlable en Dieu.

« Aujourd'hui, le temps a fait son oeuvre » , commence Rosette. « Mais jamais on oublie. Il y a des moments où l'angoisse prend le dessus. Aller au cimetière. Regarder sa photo... Je ne me laisse pas aller, mais c'est là (touchant son coeur). Ça ne passera pas. On a eu une boîte... Sur des photos, j'ai reconnu sa jambe... On a retrouvé ses papiers d'identité intacts. Comment faire son deuil ? Aujourd'hui encore, je ressens une telle colère, contre tous ces cercueils volants » !
À quelques détails près, la journée du 16 août 2005 avait pourtant commencé comme les autres.

« Je m'occupais de mes animaux. Mon père était à la maison. Au lever, il m'a demandé quand arrivait Johan. Je lui ai répondu : pas de nouvelles, bonnes nouvelles! Vers 8 heures, un de ses collègues m'appelle. Il me demande si Johan est arrivé. Je lui réponds que non. Il a compris que je ne savais rien. En fait, tout le monde était déjà au courant. C'était la panique. Un peu plus tard, deux petits voisins, à qui Johan donnait des cours de maths, sont venus à leur tour demander après lui. Je leur dis qu'il n'est pas là et leur demande pourquoi. Ils me répondent « non, rien madame » et ils s'en vont. Ce jour-là, je n'avais pas allumé la radio » ...
Rétrospectivement, Rosette comprend qu'elle a vécu, dans ses entrailles, la mort de son fils.

« Dans la nuit, à 3 heures moins dix, je me suis réveillée en sursaut. Je me suis levée et j'ai couru. Arrivée près de l'armoire, je me suis arrêtée, un peu effrayée, en me demandant ce qui m'arrivait. Je suis donc retournée me coucher. Là, j'ai senti un terrible mal de ventre et j'ai eu de fortes coliques. Mais, je ne comprenais toujours pas.

Vers 10 heures, je vois arriver le parrain de Johan. Et, c'est le déclic. Mwen di : « Mathieu, qu'est-ce qui se passe » ? Il a essayé de gagner du temps : « Comment, je n'ai pas le droit de venir te voir » ! Je me suis énervée et répété : « Mathieu, qu'est-ce qui se passe » ? Puis, j'ai crié : « Johan mo » ? ? Là, il me dit : « Oui. L'avion est tombé. Tout le monde est mort » .

Je me suis affaissée et j'ai appelé mon fils : « Johan, Johan, Johan... »

Alors, comment vivre, après ?

« Je n'en ai pas voulu à Dieu. J'ai dit : Seigneur, c'est tout ce que tu m'as donné ? Puis, je l'ai remercié de m'avoir choisie parmi tous ces gens. S'il ne l'avait pas voulu, rien ne serait arrivé. C'est très dur, je suis humaine, mais la prière m'emplit d'espoir. Mon père est mort, il y a un an, sans jamais se remettre de la mort de Johan. C'était un enfant tellement aimant et travailleur. Il avait 27 ans. Il était comptable. Il avait une fiancée. Pas encore d'enfant. Il avait la vie devant lui... Il vivait avec moi. Nous étions très complices.
Je vis seule, désormais, comme un i sans point. Tous les soirs en rentrant, il m'appelait à tue-tête : maman, maman » ...

- TIVOLI. RÉGINE RAMIN : « La question qui me hante encore et toujours, c'est : pourquoi ? »

Depuis le 16 août 2005, Régine Ramin pleure Denis et Marie, ses deux parents et Aimée, sa tante, tous morts dans le crash.

Depuis ce mardi 16 août 2005, rien n'est plus pareil pour Régine, Olivier et Murielle Ramin. Leurs parents, Denis et Marie, accompagnés de leur tante, Aimée, étaient dans l'avion qui s'est écrasé à Maracaibo. « J'avais eu ma mère au téléphone la veille, et elle avait hâte de rentrer à la maison. Elle m'avait dit avoir passé de très bonnes vacances mais qu'elle avait envie de retrouver sa petite-fille Inès (ma fille). On attendait leur retour tout simplement » , raconte Régine.


Une rencontre salutaire


« Je me souviens qu'à la même période, il y avait eu un crash à Chypre, l'accident du vol 552 d'Helios. En regardant les infos, je me demandais comment cela se passait pour les familles, comment se déroulaient les interventions des cellules de crise... En apprenant le crash de Maracaïbo, j'ai eu l'impression que c'était de ma faute, j'ai culpabilisé d'avoir pensé à ça... Peut-être que je leur avais porté malchance... ? » , ajoute la jeune femme, la gorge serrée par l'émotion. « Pendant une longue période, j'espérais que le téléphone sonnerait et qu'ils nous diraient : « nous sommes toujours en vie, nous arrivons bientôt, tout va bien... » .

« J'ai fait deux fois le voyage au Vénézuela. La première fois, pour aller à la morgue et voir les cercueils entreposés. Ça a été très dur! Les savoir si proches de nous et ne pas pouvoir les voir... Mon second voyage s'est fait en novembre 2006 avec l'AVCA, et nous avons pu aller sur les lieux du crash. J'ai une rencontre poignante qui m'a un peu apaisée. Nous avions fait faire un tee-shirt, avec une photo de mon père, de ma mère et de ma tante (la soeur de mon père) et je le portais. Les villageois de Machiques, premiers témoins de l'accident, ont pu ce jour-là nous rencontrer et discuter avec nous. J'avais envie de leur montrer que nos proches n'étaient pas que des corps disloqués mais des personnes chères à nos coeurs. Un des hommes présents m'a alors demandé qui était l'une des deux femmes sur mon tee-shirt. Je lui ai répondu « ma mère » et il m'a avoué que c'est lui qui l'avait retrouvée. Cela m'a soulagé car j'ai pensé que s'il l'avait reconnue sur la photo, c'est qu'elle était bien, pas défigurée... » .

« Chaque année, c'est dur »

Quatre ans après, la douleur et le traumatisme restent les mêmes pour Régine. « Mon frère ma soeur et moi, nous avons perdu notre port d'attache. Nos parents étaient nos deux piliers... »

Même si peu à peu la vie reprend le dessus aujourd'hui, la jeune femme a eu du mal à faire face à cette épreuve. « C'est ma fille Inès et mon compagnon qui me donnent le courage de continuer. Je travaillais en tant qu'agent d'embarquement à l'aéroport. Mais, depuis le crash, je n'ai jamais pu reprendre mon poste. J'ai changé d'orientation aujourd'hui, j'ai réussi le concours d'infirmière et, en septembre, je commence une école sur trois ans. Nous venons d'emménager dans notre maison construite à la sueur de nos fronts. On fait beaucoup de choses par nous-mêmes. Tout cela m'occupe. Mais, quoi qu'on y fasse, je pense toujours à tout ce que l'on aurait pu vivre et partager avec eux s'ils étaient encore là. Voir grandir Inès, découvrir notre nouvelle vie... Le 10 août, c'était l'anniversaire de ma mère et le 16, la date anniversaire du crash... Chaque année, c'est dur. J'irais à Basse-Pointe cette fois-ci et j'appréhende cette quatrième commémoration... Je pense que l'on ne saura jamais vraiment ce qui s'est passé et pourquoi ils ne sont jamais revenus. Mais je veux que la compagnie paye pour cette tragédie, on attend encore car j'ai choisi le procès aux USA. L'argent, l'indemnisation je m'en fiche. J'aurais préféré que nos parents soient encore avec nous. Mais, c'est un combat pour le principe et afin que cette horreur ne se reproduise plus » .

- BASSE-POINTE. DOMINIQUE VALENCE : « C'est elle qui me donne la force de continuer! »

Au lendemain du drame, Dominique Valence a décidé de reprendre, avec le soutien de son père Maurice, de sa grande soeur et de ses deux frères, les activités de restauration qui étaient celles de sa maman, tragiquement disparue.

« Aussitôt après sa disparition, comme si elle me l'avait demandé à travers un songe, alors que j'avais une activité professionnelle stable, j'ai démissionné et je me suis lancée dans la reprise du « Petit Palais » .

Tout à la fois, discrète et volontaire, Dominique frappe dès lors à toutes les portes, réunit sa famille qui lui donne son aval et reprend toute seule l'activité de sa mère, un restaurant situé sur la place du bourg de Basse Pointe. « J'ai voulu absolument garder le nom du restaurant : « le Petit Palais » car je tenais à perpétuer le savoir faire culinaire de ma maman » dit-elle avec détermination.
« Je prie pour le repos de son âme et je lui parle de tout »

Après bien des péripéties, de promesses non tenues, Dominique dit s'être lancée « comme une grande » . « J'ai ramé je l'avoue mais j'ai aussi rencontré deux hommes que je remercie du plus profond du coeur : Jean Philippe Nilor et Alfred Marie-jeanne. M. Nilor, sans me connaître, s'est emparé de mon dossier, m'a guidée et surtout accompagnée dans toutes les démarches. Il m'a surtout ouvert des portes. Le Président du conseil Régional a quant à lui, fait approuver mon dossier par la commission permanente et j'ai reçu une subvention régionale. « « Mais tout cela n'aurait pas été possible si je n'avais pas pensé pas à ma mère tout le temps. C'est elle qui me donne la force de continuer » Depuis la disparition tragique de sa maman Aimée, Dominique voit la vie autrement. « J'ai mûri, gagné en rigueur et ma vie a complètement changé » dit-elle. Je prie beaucoup, le père Frédéric m'a réappris à garder espoir. Je me rends à la messe tous les lundis. A l'issue de la messe, je vais me recueillir sur la tombe de ma mère, je prie pour le repos de son âme et je lui parle de tout - mes peines, mes joies - je lui demande même des conseils. Je veux que sa tombe soit toujours propre, bien entretenue car maman était élégante et aimait les belles choses. En somme, elle est omniprésente dans ma vie, dans la cuisine, dans le restaurant. »

Que le Petit Palais devienne grand...

Dominique n'étant pas cuisinière de profession, elle s'est attachée les services d'une chef avec des références solides. « J'ai choisi l'une des cuisinières de l'ancien hôtel plantation Leyritz qui propose des menus se rapprochant de la carte de ma mère. »

Toutes deux, ont apporté une touche plus moderne aux mets servis au Petit Palais tout en respectant l'esprit d'Aimé Valence c'est-à-dire une cuisine locale et bien épicée.

« Je ne me serais jamais lancée dans cette aventure sans le soutien actif et permanent de mon père » .confie Dominique. Un papa qu'elle couvre de tendresse et d'attention « Je veux qu'il ne manque de rien. Je me comporte avec lui comme le faisait maman. »

« J'ai aussi bénéficié du soutien de mon ami et de tous les clients fidèles de maman qui ne m'ont jamais lâchée et qui continuent à me faire confiance. « La Pointoise regrette en revanche le soutien « plutôt timide » de l'édilité locale. « J'espère qu'un jour, « le Petit Palais » , unique restaurant de la commune, sera inscrit parmi les prestataires prioritaires de la ville. » conclut- elle. Elle fonde surtout l'espoir qu'un « jour, le « Petit Palais » devienne grand et continu à être référencé dans le guide du routard.

Crash du 16 août : 15 ans plus tard le souvenir et l'émotion demeurent

Il y a 15 ans, le 16 août 2005, à 3 heures du matin, heure de Martinique, le vol West Caribbean 708, s'écrasait dans le nord ouest du...