Wednesday, November 30, 2005

L'Etat au chevet de la Martinique

Un «hommage national» sera rendu mercredi à Fort-de-France.
Par Thomas LEBÈGUE
vendredi 19 août 2005
(Liberation - 06:00)
jacques Chirac ira-t-il à Fort-de-France, le 24 août, pour participer à l'«hommage national» qui sera rendu aux victimes martiniquaises du crash aérien au Venezuela ? Hier, l'Elysée jugeait encore «prématurée» l'annonce de la venue du président de la République, même si l'ampleur de la mobilisation du gouvernement laisse penser que Chirac pourrait bien faire le déplacement. Le chef de l'Etat passe pour l'instant ses vacances à Brégançon (Var), dans le fort présidentiel d'où il a déjà fait part de sa «très vive émotion». La date de son retour à Paris n'est pas connue. Seule certitude : il devrait être rentré pour le prochain Conseil des ministres, prévu à l'Elysée jeudi.
Si Chirac n'a pas interrompu ses vacances, il a rapidement dépêché en Martinique l'un de ses fidèles : le ministre de l'Outre-Mer, François Baroin (dont le père est décédé dans un accident d'avion). Après avoir assisté mercredi à une cérémonie à l'aéroport de Fort-de-France, Baroin a passé la journée d'hier au Venezuela, pour faire le point sur l'enquête et préparer la venue des familles des 152 victimes à Maracaïbo, la ville la plus proche du site de la tragédie. Les autorités ont affrété un Boeing 747 pour que leurs proches puissent aller se recueillir, demain, dans une chapelle ardente dressée par la Croix-Rouge.
A Paris, le Quai d'Orsay a très vite mis en place une cellule de crise pour répondre aux inquiétudes des nombreux Antillais vivant en métropole. Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait indiqué mercredi qu'il se rendrait lui aussi «si possible samedi» au Venezuela afin d'accompagner les familles des victimes sur le lieu du crash. Mais hier, le Quai d'Orsay laissait entendre que le ministre avait simplement signalé sa «disponibilité» et qu'il allait sans doute se dispenser du voyage.
La mairie de Paris, qui compte nombre d'Antillais parmi ses agents, a par ailleurs indiqué qu'elle prendrait en charge le billet d'avion de ceux-ci aller-retour en direction de Fort-de- France «afin de permettre à chaque agent de l'administration parisienne ayant perdu un parent lors de ce crash de participer à la cérémonie d'hommage aux victimes» de mercredi.

En métropole, des Antillais attristés et solidaires

Reportage dans la communauté antillaise de Saint-Denis qui tient à s’associer à la douleur des familles.
« C’est ma femme qui m’a téléphoné au travail pour me dire qu’un accident venait d’arriver », explique Jorge, un commerçant martiniquais resté proche de sa diaspora et qui excelle dans la préparation de « bosquittes » et autres sandwichs antillais. Lorsqu’il a appris la nouvelle, il a cru que c’était un avion parti de France pour la Martinique qui s’était crashé. Ce n’est qu’après qu’il a eu vent de l’horrible scénario. « J’ai pleuré, alors », dit-il. « C’est très dur pour nos compatriotes. » Relater les faits inscrit à nouveau sur son visage la douleur. Celle d’imaginer les cent soixante et un corps parmi les restes abîmés de l’avion. Il a pensé se renseigner sur les possibilités d’envoyer de l’argent afin d’aider les familles. Pour mettre « un petit quelque chose » à leur disposition. Pour les enfants qui se retrouvent orphelins et les familles qui disparaissent. « Parmi les victimes, il n’y a personne que je connais. Mais quand il s’agit d’un accident pareil, ça doit toucher le monde entier. Qu’on soit noir, blanc ou jaune. » Une croyance que partage aussi Lucienne, une Guadeloupéenne. « En ce moment, dit-elle, il y a beaucoup d’accidents d’avions. Souvent, on croit que ça ne va pas frapper à notre porte. Et puis ça arrive. Pour nous aussi. Je ne suis pas de la Martinique, mais je suis de la communauté antillaise. Cet accident m’a vraiment touchée. Je partage la douleur des familles. »
Être antillais résidant en métropole n’empêche pas de ressentir la douleur. Dans le pays d’où l’on vient, on n’est jamais très loin de l’autre. Habiter le Robert, c’est n’être qu’à quelques kilomètres du François. Une autre commune. À défaut de connaître des visages, les noms, eux, sont connus. Et quand arrive l’accident, on se rappelle de la famille Untel qu’on connaissait de nom. Pour Marie-José, originaire de la Guadeloupe, cet accident est évidemment « dramatique ». La jeune femme se dit « choquée » et entièrement concernée par cette catastrophe. Malheureusement, ajoute-t-elle « on ne peut pas faire grand-chose ».
Camille, lui, est martiniquais. Il a l’âge des papys qui regardent pousser leurs petits-enfants. « Cela fait très longtemps que je suis en métropole, raconte-t-il. Très longtemps aussi que je ne suis pas retourné aux Antilles. Mais ça ne m’empêche pas d’être touché par la mort de tous ces gens. C’est très dur. » Et Camille de hocher la tête, s’en retournant, traînant sa douleur de « vieil Antillais » rattrapé par un coup du sort touchant sa communauté. Raymonde est martiniquaise. Avec Fabienne, elle aussi originaire de l’île, elles tiennent une agence de voyages. Les deux jeunes femmes se demandent « ce qui se passe ». « C’est le quatrième accident d’avion en quelques semaines », constate Raymonde, qui ajoute que « c’est toujours après qu’on apprend que l’avion avait un problème. On ne vous dit rien. L’avion s’en va, tranquille, et après on vous dit qu’il y a eu un contrôle, que tout était OK, et subitement il y a un souci. Du coup, on se demande si les contrôles sont bien faits ». Pour Fabienne, « ctoute la Martinique qui est en deuil » après cet accident. La maman qu’elle est conseille à tous les Martiniquais de « bien entourer et soutenir les familles en souffrance ».
Fernand Nouvet

Les familles des victimes partiront dans la nuit de jeudi à vendredi

19-08- 2005
00:27:16
Les familles des 152 passagers français de l'avion colombien qui s'est écrasé mardi dans le nord-ouest du Venezuela partiront à bord de deux avions pour rejoindre Maracaibo, la ville la plus proche du lieu de l'accident, ont déclaré jeudi à Fort-de-France des sources officielles.
Affrété par les conseils général et régional, d'une capacité de 106 places et appartenant à la compagnie vénézuelienne Avior Airlines, le premier appareil quittera la Martinique dans la nuit de jeudi à vendredi à 01H30, heure locale, a précisé Daniel Marie-Sainte, vice-président du conseil régional au cours d'une conférence de presse
Le retour est prévu le soir même. Du personnel médical, des interprêtes et des élus se trouveront également à bord, soit une vingtaine de passagers.
Affrété par l'Etat, le deuxième appareil, un Boeing 747 d'une capacité de 500 places et appartenant à Air France, partira de Fort-de-France samedi matin à 05H00, heure locale, a dit le préfet de Martinique, Yves Dassonville qui avait, dans un premier temps annoncé un départ vendredi.
A Paris, le ministère des Affaires étrangères (MAE) a précisé que l'appareil décollera vendredi après-midi d'Orly avec à son bord les proches parents des victimes présents en métropole. Les passagers de ce vol auront un retour possible vers la métropole, a ajouté le ministère.
Le retour du second avion se fera samedi après-midi. Du personnel médical sera présent à bord. Une personne par victime doit embarquer mais "on est susceptible d'assouplir cette règle", a précisé le préfet.
Un certain flou a régné en Martinique depuis mercredi concernant le nombre d'avions et le jour de leur départ. François Baroin, ministre de l'Outremer, en déplacement mercredi soir et jeudi au Vénézuela pour s'entretenir avec les autorités du pays de la coordination de l'enquête sur l'accident entre Francais et Venezueliens ne parle ainsi que d'un avion, un Boeing 747.
Les élus et le préfet parlent maintenant d'"offres diversifiées" pour les familles des victimes. "'Les familles pourront choisir. Si elles souhaitent partir tout de suite, elles pourront partir dès cette nuit", a précisé le préfet.
Il a également tenu à prévenir les familles que ce qu'elles verront sur place sera difficile. "Il ne faut pas que les gens s'imaginent qu'ils vont pouvoir reconnaitre les corps de leurs proches", a-t-il dit. Cela sera un déplacement de recueillement (...) à l'hôpital universitaire de Maracaïbo mais ils ne verront pas leurs morts comme ils ont l'habitude de les voir lors des veillées funèbres", a-t-il ajouté.
"Pour les identifier, il faudra passer par des tests ADN qui vont être très longs. Ce sera non pas une question de jours mais sans doute une question de semaine voire de mois", a-t-il également dit.
Le préfet a par ailleurs confirmé qu'une cérémonie de recueillement était prévue mercredi au stade de Dillon, le principal complexe sportif de Fort-de-France, cérémonie organisée conjointement par la municipalité, les conseils régional et général ainsi que l'Etat
Les 152 passagers français et les 8 membres colombiens de l'équipage ont été tués mardi dans l'accident du biréacteur MD 82 de la compagnie charter colombienne West Carribean Airways qui assurait une liaison entre Panama et la Martinique
AFP

Crash: un ou plusieurs proches de l'internationale Dijon parmi les victimes

ATS, le 16 août 2005 à 23:11

Un ou plusieurs membres de la famille proche de l'intérieure martiniquaise de l'équipe de France de basket-ball Sandra Dijon font partie des victimes du crash de l'avion colombien au Venezuela, a annoncé le sélectionneur Alain Jardel mardi à Hagondange.
"Sandra vient d'apprendre qu'un ou plusieurs membres de sa famille faisaient partie des victimes de la catastrophe à Caracas", a-t-il déclaré à l'issue de la finale du Tournoi d'Hagondange remportée par son équipe contre la Russie.
"Avant le match elle (Sandra Dijon) avait demandé que ses partenaires portent une crêpe noire, avant même de savoir que sa famille était concernée.
On n'a pas pu le faire pour des raisons pratiques, on a été pris par le temps. Mais cela remet les choses à leur triste niveau", a conclu Alain Jardel.
Mardi la préfecture de la Martinique a confirmé que 152 Martiniquais étaient morts dans le crash de l'avion colombien, selon une liste nominative définitive. Huit membres d'équipage colombiens ont également été tués dans cette catastrophe.

les victimes du vol WCA 708

les victimes du vol WCA 708 La liste des passagers qui ont été enregistrés sur le vol WCA 708 de la compagnie West Caribbean Airways sa pour se rendre du Panama à Fort-de-France le mardi 16 août 2005..
AMANT Chantale
ANTISTE Bernard
ANTISTE Clara
ARMEDE Claude
BAHLIT Noa
BAPTE Christiane
BAPTE Mireille
BAPTE Sylvain
BAPTE Thomas
BARAY Lucien
BARAY Minette
BELAY Marie-Josée
BERISSON George
BERISSON Paul
BERMONT Hector
BERTON Francis
BOURA Liliane
BOUTON Marie-Andrée
BURNET VERIN Ghislaine
BERTON Marie
CABARE Marie-Pierre
CABRERA Catherine Marie
CABRERA José
CATORC Mailys
CHASSOL Eugène
CHASSOL Georgette
COLONNETTE Esther
COLORAS Alex
COLORAS Monique
COSSOU Eliane
COSSOU Luc Bernard
COUFFE Raphaëlle
COUFFE Robert
CROISSY Danielle
CROISSY Victor
DELAHAYE Guy
DESIR Alex
DIJON Raymond
DRUZE Maurice
DURANVILLE Marie-Josèphe
ENSFELDER Eugènie
PETERS Alix
ESTHER Jeannine
ETIFIER Emilie
EUDARIC Evelyne
FABIEN Thérèse
FELICITE Carmen
FELICITE Raoul
FILIN Christian
FLORINE Myrlène
GALBERT Joseph
GALBERT Marie-Eugènie
GERMANY André
GERMANY Delphin
GERMANY Nelly
GERMANY Rosemonde
SCAGLIONI Davide
HIERSO Gisèle
HIERSO Maurice
HIERSO Mirette Fanny
HIERSO Vernier
HOSPICE Alex
HOSPICE Liliane
IPHAINE Max
JABERT Antoinette
JACQUI Ketty
JACQUI Patrick
JACQUI Camille
JEAN FRANCOIS Veliane
ZONGO Karine
JEREMIE George
JOACHIM Johanne
JOACHIM Marie-Elisabeth
JOACHIM ARNAUD Jimmy
JOSEPH BONIFACE Marie Josèphe
KELBAN Lucien
KELBAN Mauricette
KIMPER Arsène
LACRAMPE Clèment
LAGIER Renée
LAGIER Yolaine
LANOIR Freddy
LAURENT Germany
LAURENT Yohan
LEGENDART Christian
LENOGUE Séverine
LUCE Céline
LUCE Lucienne
MAGLOIRE Raphaël
GOMBE Gerty
MAINGE Bénédicte
MAINGE Hubert
MAINGE Jocelyne
MAINGE Max
MAINGE Viviane
MAQUIABA Elodie
MARIE ANTOINETTE Laure
MARIE LUCE Bertin
MARIE LUCE Marcel
MASSAL Maeva
MASSAL Max
MASSAL Murielle
MASSAL Nicolas
MAUCONDUIT Angelo
MAUCONDUIT Lisette
MONTLOUIS FELICITE Christian
MONTLOUIS FELICITE Marie-Odile
MOUTAI Mireille NAL Serge
NANCY Gabriel
NANCY Huguette
NOLEO André
PAQUET Claudine
PAVILLA Sylviane
PELAGE Lydie
PEPINTER Henry
PEPINTER Rose
PETERS Marie-Claude
PIERRE-LOUIS Abdon Joseph
PIERRE-LOUIS Laurence
PORRO Evelyne
RAINETTE Erick
RAINETTE Maguy
RAMIN Denis-Marc
RAMIN Marie-Louise
RAPHOSE Thérèse
RAPHOSE Valère Urbain
REGIS Juanita
ROBIN GALBERT Huguette
ROCH Berthe
VIOLTON Lucien
ROSAMON Jean-Michel
SAFFACHE Jocelyne
SAINTE ROSE Luce
SAXEMARD Marcel
SEBASTIEN Georgette
SERALINE Ginette
SURIN Gislaine
TAUPIN Marie-Annick
TOULON Anthony
TOULON Gabrielle
VALENCE Aimée
VALQUIN André
VELAYOUDON Viviane
VENKATAPEN Sohan
VENKATAPEN Michel
VENKATAPEN Nadine
VICTORIN Anicet
VIGILANT Raymonde
VOISIN Marie-Louise
VOYER Christiane
VOYER Félix
Liste officielle communiquée par la CCI de la Martinique.
Dans ce vol tragique, il y avait des personnes que je connaissais, dont une qui fut chère à mon enfance. Paix à ton âme petite chabine dorée. Je compatis à la douleur des familles et leur présente mes condoléances.

Crash au Vénézuela

Une des deux boîtes noires de l'avion retrouvée
Une des deux boîtes noires de l'avion qui s'est écrasé au Venezuela mardi a été retrouvée.
«Sur les lieux de l'accident, l'une des deux boîtes noires a été récupérées ainsi qu'un équipement radio», a indiqué le ministre de l'Intérieur vénézuélien, Jesse Chacon.
Rappelons que 152 passagers français se trouvaient à bord de l'avion colombien et les huit membres d'équipage ont tous été tués, ont confirmé mardi les autorités françaises.
Un précédent bilan de source française avait fait état de 153 passagers tués, en même temps que les huit membres de l'équipage colombiens.
Tous les passagers résidaient dans l'île française de la Martinique, a aussi confirmé la préfecture.
Des familles entières ont disparu dans la catastrophe, qui a suscité une vive émotion en France.
Une commune martiniquaise, celle de Saint-Esprit, dans le centre de l'île, a ainsi perdu 43 de ses habitants.
Parmi les passagers figuraient 43 membres d'une même association, l'Association martiniquaise d'action sociale, qui regroupe des fonctionnaires territoriaux de plusieurs communes.
Le président français Jacques Chirac a annoncé mardi qu'il allait demander à son homologue vénézuélien Hugo Chavez de «tout faire pour que soient éclaircies dans les meilleurs délais les circonstances» du crash.
«La France est en deuil», a déclaré M. Chirac en rendant hommage «à cette terre de Martinique si dramatiquement touchée par cette épreuve». L'appareil McDonnell Douglas MD82 a éprouvé des défaillances à chacun de ses deux moteurs avant de perdre le contact avec la tour de contrôle de Caracas et de s'écraser à grande vitesse dans une zone accidentée.
Les équipes de recherches ont récupéré plusieurs cadavres et doivent composer avec des conditions difficiles.
La zone est accidentée et de fortes pluies ont été enregistrées dans la région ces derniers temps.
La West Carribean Airways est en service depuis sept ans et un de ses bimoteurs s'est abîmé au décollage plus tôt cette année.
Cet accident avait fait huit morts et six blessés.

«Toute la Martinique en pleurs»

Par Virginie GOMEZ
mercredi 17 août 2005 (Liberation - 06:00)
Envoyée spéciale à l'aéroport de Lamentin
Des hurlements de détresse s'élèvent dans la salle de l'aéroport du Lamentin où sont rassemblées les familles. «Les 151 passagers du vol sont décédés.» A l'énumération des noms, des femmes s'écroulent en pleurs, des cris retentissent, les secouristes du Samu se précipitent. Jessie Alamé, un jeune directeur de ballet apprend que 8 de ses proches sont morts. Un autre soutient son frère, qui vient de perdre sa fille de 12 ans : «Il y a une semaine, on se baignait ensemble, je n'arrête pas de revoir le film.» «Je travaille à la Sécurité sociale, on a perdu 25 collègues, on est meurtris», dit Rose. «On connaît tous quelqu'un qui était dans l'avion. C'est toute la Martinique qui est en pleurs.»
C'était le vol des vacances, un charter vers Panama, des Martiniquais partis à l'occasion du week-end du 15 août. F. et S. auraient dû être dans cet avion. Juste avant leur départ, un de leurs fils a eu un accident de voiture, et s'est cassé la jambe. Leur autre fils est parti. Il est mort dans le crash. Le sentiment d'être miraculés le dispute à la douleur intense de la perte.
Le président du conseil général, Alfred Mariejeanne parle de catastrophe. Pour ce département français d'environ 500 000 âmes, c'est un terrible choc. A la radio, les témoignages se succèdent de façon ininterrompue. Cousins, parents, amis se relaient devant les listes affichées au mur.
Les larmes aux yeux, Renée peste contre les charters qui, en période de vacances, font voler de «vieux coucous». Une enquête est annoncée, mais l'heure est pour le moment à la douleur, effroyable. Après l'énumération des noms des victimes, les autorités ont demandé aux familles de fournir tous les renseignements susceptibles d'aider à l'identification des corps, leur passé médical, les empreintes dentaires. Mais les familles se doutent qu'elles ne reverront jamais les corps de leurs proches. Le deuil n'en sera que plus difficile.

Le "cauchemar" à l'aéroport de Fort-de-France, et la Martinique sous le choc.

DUCOS, Martinique (AP) -
Le "cauchemar" à l'aéroport de Fort-de-France, et la Martinique sous le choc.
Les 152 passagers de l'avion affreté par la compagnie colombienne West Caribbean Airlines, écrasé mardi au Venezuela, étaient tous originaires de la petite île française où beaucoup de personnes comptaient un ami ou un parent parmi les victimes.
Les Martiniquais morts dans la catastrophe s'étaient rendus au Panama dans le cadre d'un programme touristique de rencontre des descendants de leurs ancêtres des Caraïbes, venus dans ce pays d'Amérique Centrale pour y construire le canal, selon le ministre des Affaires étrangères du Panama.
A l'aéroport de Fort-de-France, les parents des passagers se sont effondrés en sanglots à l'écoute de la liste de leurs proches décédés, lue par un député de l'île.
"C'était le cauchemar à l'aéroport, avec toutes ces familles qui attendaient des nouvelles. Ceux qui ont été mis au courant sont partis en larmes", raconte George Venkapaten, dont le frère de 48 ans est mort avec sa femme et son fils de six ans.
Parmi eux, des enfants dont les parents étaient partis en vacances au Panama avec la West Caribbean Airlines sont devenus orphelins en une nuit.
"Ils demandaient :'Qu'est-ce qui va nous arriver ? Qu'est-ce qu'on va faire ?'
Ce sont des questions qui vous donnent la chair de poule", témoigne Max Bottius, un des psychologues chargés de prendre en charge les famille des victimes.
La catastrophe aérienne la plus importante ayant jamais touché des Français a frappé le seul département de la Martinique, où les 432.000 habitants sont particulièrement liés entre eux.
"La Martinique est une petite île -alors 152 morts, vous imaginez... Ca veut dire que virtuellement, tout le monde avait un cousin dans cet avion", explique Magalie Grivallier, une porte-parole de la préfecture.
Cent cinquante amis et proches se sont réunis devant la mairie de la petite ville de Ducos, non loin de Fort-de-France, qui a perdu trente de ses habitants dans le crash du McDonnell Douglas MD 82. "Je ne comprends pas.
C'est comme si le ciel m'était tombé sur la tête aujourd'hui", déclare sous le choc Claire Renette, âgée de 40 ans, dont la soeur est morte dans l'accident. Mercredi, le ministre de l'Outremer François Baroin doit se rendre à Ducos et dans d'autres villes frappées par la catastrophe comme Saint-Esprit, François et Basse-Pointe, après avoir assisté à une cérémonie de commémoration pour les victimes.
Le McDonnell Douglas MD82, un bimoteur construit aux Etats-Unis, ramenait en Martinique des vacanciers après leur séjour au Panama et assurait un vol charter de la compagnie colombienne West Caribbean Airways. Il s'est écrasé tôt mardi matin dans l'ouest du Venezuela une heure après son décollage, suite à une panne des deux moteurs, tuant les 160 personnes, dont huit membres d'équipages colombiens et 152 passagers français, qui se trouvaient à bord.

Crash au Venezuela : 153 Français de Martinique décédés

Effondrés, les proches espèrent malgré tout encore un miracle, après le crash du vol de la West Carribbean au Venezuela.
Une catastrophe qui a fait 161 morts. Les huit membres d'équipage avaient embarqué à Bogota. Le MD-82 de la compagnie colombienne s'était ensuite rendu au Panama pour embarquer ses 153 passagers, tous des Français de Martinique.
Après une semaine de vacances, ils devaient regagner leur île. Destination jamais atteinte. Frappé par les pannes presques simultanées de ses deux réacteurs, l'appareil a plongé à pic à mi-chemin et s'est écrasé dans l'ouest du Venezuela.
Le premier ministre français Dominique de Villepin a exprimé sa solidarité aux familles et annoncé les premières mesures."Une cellule de crise est opérationnelle au ministère des Affaires étrangères, et le ministre de l'Outre-mer, François Baroin se rendra dans les toutes prochaines heures en Martinique", a-t-il annoncé. L'appareil de la West Carribean avait été contrôlé à deux reprises depuis le printemps par les autorités françaises et aucun problème n'avait été détecté. Des enquêteurs ont été dépêchés sur les lieux du crash et en Martinique.

[www.euronews.net]

153 Français de Martinique victimes de l'accident d'avion au Vénézuela

16.08.05 17:04 PARIS (AP)
-- Cent cinquantre-trois Français de Martinique ont trouvé la mort dans l'accident d'un avion de ligne dans l'ouest du Venezuela tôt mardi matin, avec 152 passagers à bord, a annoncé le Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
Le président Jacques Chirac «a appris avec une très vive émotion l'épouvantable catastrophe aérienne qui s'est produite au Venezuela et dont ont été victimes un très grand nombre de Français», selon un communiqué de l'Elysée.
Le chef de l'Etat «est en contact permanent avec le Premier ministre» Dominique de Villepin «afin que toutes les dispositions nécessaires soient prises sur place avec les autorités vénézuéliennes».
Une cellule de crise a été ouverte au ministère des Affaires étrangères. Son numéro est le 0-800-174-174.
«Un grand nombre de passagers résidant en Martinique», Jacques Chirac «a demandé à François Baroin, ministre de l'Outre-mer de s'y rendre immédiatement».
Ce dernier devrait quitter Paris en fin d'après-midi, selon son ministère. Une cellule de crise a également été mise en place à la préfecture de Martinique à Fort-de-France.
Le président français a exprimé «ses condoléances les plus attristées et sa profonde compassion aux familles des victimes».

AP

Plus de 150 Français de Martinique meurent dans un accident d'avion au Venezuela

Le 16 août 2005 - 14:05
Plus de 150 Français de Martinique meurent dans un accident d'avion au Venezuela
Presse Canadienne Cent cinquante-deux Français dont un bébé originaires de Martinique ont trouvé tôt mardi la mort dans l'accident d'un avion de ligne dans l'ouest du Venezuela, avec 160 personnes à bord.
Le MD-82 d'une compagnie colombienne, qui avait décollé à 2h locales du Panama et devait se poser à 5h locales à l'aéroport Lamentin/Fort-de-France, s'est écrasé près de MaracaJibo environ 1h15 après le décollage, selon le ministère français de l'Outre-mer.
L'appareil de la West Caribbean Airways avait "été contrôlé par deux fois par les services locaux" de la DGAC depuis mai dernier, a souligné le ministre des Transports Dominique Perben, et "ces deux vérifications n'avaient entraîné aucune observation particulière".
La compagnie était autorisée à faire un vol charter entre Panama et Fort-de-France d'une part, et Pointe-à-Pitre d'autre part, depuis le début du printemps 2005".
M. Perben a précisé que "le vol avait été commandé par une agence de voyage martiniquaise. Tous les passagers participaient à un même voyage organisé au Panama, selon la mairie de Fort-de-France.
Alors que le président Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont part de leur "émotion" après le drame, une cellule de crise a été ouverte au ministère des Affaires étrangères et une autre en préfecture de Martinique, tandis qu'un soutien psychologique est fourni aux familles des victimes à l'aéroport de Lamentin à Fort-de-France.
Une cellule interministérielle de crise regroupant les ministères de l'Outre-mer, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et des Transports a été également mise en place.

[www.matin.qc.ca]

Tuesday, November 29, 2005

Malgré le décès des proches, il faut «garder le cap», estime le maire martiniquais du François

AP 17.08.05 09:31 PARIS (AP) --
Plusieurs dizaines d'habitants de la commune martiniquaise du François ont péri dans l'accident d'avion de la compagnie West Caribbean, a rapporté mercredi le maire de la commune Maurice Antiste qui entend «garder le cap». «C'est plusieurs dizaines de Franciscains qui ont péri dans cette catastrophe», a expliqué Maurice Antiste sur RTL interrogé au téléphone depuis la Martinique. «En mairie, nous avons ouvert très tôt ce matin une cellule d'accompagnement.» Maurice Antiste, qui a lui-même perdu quatre membres de sa famille, a dit qu'il se doit de «garder le cap». «Même si j'ai complètement le coeur et l'âme déchirée puisque je perds ma propre famille dans l'accident, j'estime qu'il faut que je reste serein et digne parce que plusieurs Martiniquais sont dans le même cas que moi». Un avion affrété par la compagnie colombienne West Caribbean Airlines s'est écrasé mardi au Venezuela, avec 152 passagers tous originaires du département français des Antilles. Beaucoup d'habitants comptaient un ami ou un parent parmi les victimes.

Crash au Venezuela: la Martinique sous le choc

par Hervé Brival
DUCOS, Martinique (AP) -- Enfants et petits-enfants, tous s'étaient pressés à l'aéroport de Fort-de-France pour souhaiter bon voyage au couple Berisson qui célébrait ses 50 ans de mariage. Quand ils sont revenus mardi à l'aéroport du Lamentin, une immense vague de douleur a effacé la perspective des retrouvailles à l'annonce de la catastrophe aérienne.
Paul Berisson, 79 ans, et son épouse George, 70 ans, qui avaient fait le voyage pour leurs noces d'or avec une trentaine d'amis, comptaient au nombre des 160 occupants de l'appareil de la compagnie colombienne West Caribbean Airways, qui s'est écrasé dans une zone boisée de l'ouest du Venezuela alors qu'il regagnait la Martinique en provenance du Panama.
Aucun des huit membres d'équipage colombiens et des 152 passagers -dont un enfant de 21 mois- originaires du département d'outre-mer n'a survécu à l'accident. La nouvelle, accueillie dans l'angoisse puis par des larmes et des cris, s'est accompagnée d'une onde de choc dans l'île de la Martinique, où beaucoup d'habitants comptaient des proches ou des amis parmi les victimes.
«Ce qui nous console, c'est qu'ils ont été ensemble jusqu'à la fin», a confié Giselle Berisson, 45 ans, fille du couple de septuagénaires disparus dans le crash. «Le jour de leur départ, toute la famille était ici pour leur dire au revoir... Nous avions fait un repas de famille pour se dire au revoir. Cela nous console aussi».
La Martinique, distante de 7.000km de la métropole et forte de quelque 432.000 habitants, «est un petit endroit. Alors 152 morts, vous imaginez», souligne Magali Audrain-Grivalliers, chargée de communication à la préfecture. «Cela veut dire que de façon virtuelle, chacun avait un cousin dans cet avion».
A l'aéroport du Lamentin, les parents des passagers se sont effondrés en sanglots à l'écoute de la liste de leurs proches décédés, lue à haute voix. «L'aéroport était un cauchemar en lui-même, avec toutes ces familles qui attendaient des nouvelles. Certains savaient et partaient en larmes», raconte Georges Venkapaten, dont le frère de 48 ans est mort en compagnie de sa femme et de son fils âgé de six ans. «C'est encore dur à croire», «mon frère et toute sa famille sont partis», ajoute-t-il.
M. Venkapaten a fait partie des nombreuses personnes réconfortées mercredi par le ministre de l'Outre-Mer François Baroin à l'issue de la cérémonie oecuménique organisée à l'aéroport du Lamentin.
Parmi les proches des victimes, des enfants dont les parents étaient partis en vacances au Panama sont devenus orphelins en l'espace d'une nuit. «Ils demandaient: 'Qu'est-ce qui va nous arriver? Qu'est-ce que nous allons faire?' Ce sont des questions qui vous donnent la chair de poule», a témoigné sur la radio RCI Max Bottius, l'un des psychologues envoyés à l'aéroport pour soutenir les familles. Dans la proche localité de Ducos, qui aurait perdu une trentaine de ses habitants dans le crash du MD-82, quelque 150 amis et proches se sont réunis devant la mairie. «Je ne comprends pas. C'est comme si le ciel m'était tombé sur la tête aujourd'hui», confie sous le choc Claire Renette, 40 ans, dont la soeur est morte dans l'accident.
A son arrivée en Martinique en provenance de Paris, M. Baroin a souligné que la «priorité» était «l'information donnée aux familles». «La première décision à prendre, c'est d'abord de bien s'assurer que toutes les familles souffrent le moins possible», a dit le ministre. «Il faut qu'ils sachent qu'on est là, qu'ils ne sont pas seuls dans leur douleur», a-t-il ajouté après avoir rencontré les membres de la cellule de crise installée à l'aéroport.
Souhaitant que «chacun dispose du même niveau d'information» concernant l'enquête sur l'accident, il a déclaré qu'il «fallait voir de quelle manière on peut rapatrier les corps, sachant qu'on ne peut pas les rapatrier tant qu'ils n'ont pas été identifiés».
Après la cérémonie oecuménique à l'aéroport, M. Baroin devait se rendre à Ducos et dans d'autres localités endeuillées comme Saint-Esprit, Le François et Basse-Pointe, dont 16 concitoyens sont morts. AP

La Martinique unie dans le deuil, après le crash au Venezuela

LEXPRESS.fr avec Reuters
Plusieurs centaines de Martiniquais ont participé à une cérémonie oecuménique en hommage aux 152 victimes de la catastrophe du MD-82 de la West Caribbean, qui s'est écrasé la veille au Venezuela.
"Nous avons une véritable union martiniquaise. La région a été gravement touchée" a déclaré Daniel Marie-Sainte, vice-président du Conseil régional, qui a perdu six collaborateurs.
Les participants se sont rassemblés dans l'ancienne aérogare du Lamentin où a été installée une cellule de crise, en présence du ministre de l'Outre-mer, François Baroin.
Daniel Marie-Sainte a appelé les 390.000 Martiniquais à aller se recueillir dans la chapelle ardente qui sera installée dès jeudi matin au stade de Dillon, non loin de Fort-de-France.
Les familles des défunts déposeront des photos des victimes. "Nous souhaitons que l'ensemble du peuple martiniquais puisse se recueillir", a-t-il ajouté, précisant qu'il entendait affréter prochainement un avion pour emmener au Venezuela des familles et des élus.
Un deuil de deux mois a été décrété dans l'île et toutes les manifestations et les festivités publiques ont été suspendues pour plusieurs semaines. Depuis mardi, les drapeaux sont en berne et des cérémonies civiles et oecunémiques sont prévues après le rapatriement des corps. "Au-delà de tout ce qui distingue et qui sépare, il y a lieu de partager la douleur et de faire les gestes qui conviennent", a déclaré Miguel Laventure, élu local, saluant le geste oecunémique de la matinée qui symbolise la diversité religieuse de l'île.
"C'EST UN PETIT PAYS" Le Président du Conseil général, Claude Lise, a appelé les élus de toutes tendances "à l'unité", affirmant que les Martiniquais n'avaient "plus le même regard" aujourd'hui. "Cent cinquante victimes dans une île d'environ 400.000 habitants, c'est beaucoup", a pour sa part souligné Serge Larcher, président de l'Association des maires de l'île.
"La Martinique entière est triste.
C'est un petit pays où tous les gens se connaissent", a dit Maurice Inimod, élu du Vauclin, une petite commune de pêcheurs d'environ 8.000 habitants au sud-est de l'île d'où sont originaires une demi-douzaine de victimes. "J'ai perdu une très bonne amie dans ce drame, elle venait de se marier", a-t-il ajouté, soulignant la détresse de la mère de cette fille unique.
Il a mis l'accent sur le lourd tribut payé par les élus de La Martinique, qui ont perdu des proches. "C'est la première fois que La Martinique est touchée par un tel drame. Chacun y a un parent ou une connaissance", a ajouté Maurice Inimod, soulignant que de nombreux témoignages de soutien affluaient de toutes les îles voisines.
Victorin Lurel, président du Conseil régional de la Guadeloupe, s'est rendu en Martinique pour exprimer sa solidarité. "Les Guadeloupéens sont tous Martiniquais aujourd'hui", a-t-il dit, rappelant qu'une catastrophe aérienne avait endeuillé son île il y a plus de quarante ans.

[www.lexpress.fr]

La Martinique sous le choc, après le Crash d'un avion au Venezuela

le 18 août 2005
160 morts dans le crash d'un avion colombien au Venezuela, mardi. La majorité des passagers était des Martiniquais. Un bien lourd bilan pour cette petite île des Caraïbes.
Des cris de douleur et de désespoir ont envahi l'aéroport du Lamentin à Fort-de-France, hier après-midi, à l'annonce de la liste des passagers à bord de l'avion colombien qui s'est écrasé mardi dans les montagnes ouest du Venezuela. Aucun des 152 passagers, essentiellement martiniquais, et les huit membres d'équipage n'a survécu. L'appareil, un biréacteur Mc Donnell Douglas de Type MD-82, de la compagnie West Carribean, spécialisée dans les vols vers les Caraïbes, effectuait une liaison entre le Panama et l'île de la Martinique. Il s'est dérouté vers le Venezuela à la suite d'une panne de moteur.
L'avion s'est écrasé entre 3h30 locales et 3h45. Selon le ministre vénézuélien de l'intérieur, Jesse Chacon, le pilote de l'appareil a signalé à la tour de contrôle de Caracas des problèmes mécaniques vers 2 heures locales, à un réacteur, dans un premier temps, et quelques minutes plus tard au deuxième. Les autorités aéroportuaires ont perdu le contact avec lui une dizaine de minutes après cet échange.
Forte explosion
L'appareil a modifié son itinéraire et a demandé à pouvoir atterrir d'urgence à l'aéroport de Chinita, à Maracaibo dans l'ouest du Venezuela, mais il s'est écrasé sur la Sierra de Perija près de la petite ville de Machiques. "Il a commencé à descendre à une vitesse de 7 000 pieds par minute", a indiqué Jesse Chacon. Les premiers témoignages de paysans qui ont vu l'accident signale une "forte explosion".
Sur place, des soldats ont recherché d'éventuels survivants mais leurs efforts pour atteindre l'appareil étaient entravés par d'épais nuages et des pluies dans la zone de l'accident, proche de la frontière colombienne. Les victimes martiniquaises venaient de passer une semaine de vacances au Panama. Ils avaient acheté leur billet par l'intermédiaire d'une agence de voyage locale, située à Rivière Salée.
Tout au long de la journée les familles se sont rendus à l'aéroport de Port au Prince pour s'informer. Mais les nouvelles arrivaient au compte goutte. La radio locale transmettait les témoignages des proches jusqu'à ce que soit établi et rendu public la liste des victimes, par un député martiniquais. Dans une atmosphère insoutenable de pleurs et de hurlements, le député a annoncé un à un le nom des passagers, demandant aux familles de rester pour commencer le travail d'identification. Des pompiers, des psychologues étaient présents pour entourer les proches. La Croix Rouge a également mis en place un dispositif d'urgence. Les autorités de Martinique ont ensuite promis qu'elles faciliteraient les voyages pour permettre aux familles de se rendre sur les lieux de l'accident.
Août marqué par les crashs
Une cellule de crise à été ouverte au ministère des Affaires étrangères en France et une autre a été mise en place à la préfecture de Martinique à Fort-de-France. Jacques Chirac, le président français, a exprimé, hier "sa vive émotion" et a assuré prochainement un entretien avec le président vénézuélien Hugo Chavez pour "que soit éclaircit, dans les plus brefs délais, les circonstances du drame". Il a également demandé à François Baroin, le ministre de l'Outre-mer de "se rendre immédiatement" en Martinique. Ce matin, une quinzaine d'experts français décollait vers le Venezuela pour aider à l'identification des victimes et rechercher les causes de l'accident.
Il s'agit du deuxième accident mortel en cinq mois, pour West Carribean. En mars, un bimoteur de cette compagnie s'est écrasé pendant son décollage de l'île colombienne d'Old Providence, faisant huit morts et six blessés.
Ce mois d'août est marqué par les tragédies aériennes. Le 2, un airbus d'Air France a pris feu à l'atterrissage à l'aéroport de Toronto, mais les 309 occupants de l'appareil ont survécu. Le 14, un Boeing 737 de la compagnie chypriote Helios Airlines s'est écrasé à une trentaine de kilomètres au nord d'Athènes. Les 121 passagers et membres d'équipage sont morts dans la catastrophe.

Céline Coussens
[www.stopinfos.com]

La Martinique en deuil

FORT-DE-FRANCE (AP)
-- La Martinique en deuil après l'accident du charter colombien de mardi qui a coûté la vie à 152 habitants de l'île. Face au choc subi par tous les Martiniquais, le gouvernement français a tenu mercredi à les assurer de son soutien et de la mise en oeuvre de moyens importants pour identifier et rapatrier les victimes. Un hommage national devrait par ailleurs être rendu mercredi prochain.
«La première décision à prendre, c'est d'abord de bien s'assurer que toutes les familles souffrent le moins possible», a déclaré le ministre de l'Outre-mer François Baroin dès son arrivée mercredi à Fort-de-France.
«Il faut que (les proches des victimes) sachent qu'on est là, qu'ils ne sont pas seuls dans leur douleur», a-t-il dit après avoir rencontré les membres de la cellule de crise installée à l'aéroport.
Un hommage national pourrait se tenir mercredi prochain au stade de Dillon, à Fort-de-France, a également annoncé M. Baroin. Parallèlement, Serge Larcher, sénateur-maire du Diamant et président de l'Association des maires de Martinique, a «invité tous les Martiniquais à venir exprimer leur solidarité avec les familles endeuillées, et ceci dès (jeudi) 9h au stade de Dillon», a-t-il dit sur la chaîne France O Interrogé au terme de la cérémonie oecuménique organisée dans la matinée à l'aéroport du Lamentin, M. Larcher a ajouté que les maires de la Martinique avaient décidé de mettre tous les drapeaux de l'île en berne, et qu'une période de deuil de «deux mois» serait observée.
Lors de cette cérémonie qui a rassemblé près de 250 personnes, François Baroin a tenté de réconforter les personnes présentes et a pris dans ses bras une petite fille en pleurs, qui a perdu ses parents dans le drame. Plusieurs personnes âgées se sont effondrées de douleur.
De nombreuses victimes effectuaient le voyage par l'intermédiaire de leur comité d'entreprise, en famille. M. Baroin devait se rendre à Ducos et dans d'autres localités endeuillées comme Saint-Esprit, Le François et Basse-Pointe, dont 16 concitoyens sont morts. Pour les familles qui le souhaitent, un vol spécial va être organisé sur les lieux du drame, à Maracaïbo (nord-ouest du Venezuela), a précisé le ministre de l'Outre-mer qui souhaite que cela se fasse «le plus tôt possible».
«Entre 160 et 180 personnes seront amenées à se déplacer» car «je souhaite qu'il y ait un représentant, non pas par victime, mais par famille», a-t-il expliqué. «Les gens qui iront à Maracaïbo ne pourront pas rester plusieurs jours», seulement «pendant quelques heures». M. Baroin a assuré que la «priorité» reste «l'information donnée aux familles» des victimes sur les circonstances du drame. Il faut que «chacun dispose du même niveau d'information» sur l'enquête.
Il «faut voir de quelle manière on peut rapatrier les corps, sachant qu'on ne peut pas les rapatrier tant qu'ils n'ont pas été identifiés», a ajouté le ministre qui devait se rendre en fin de journée à Caracas. Il y rencontrera le président vénézuélien Hugo Chavez, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, avant de retourner à Fort-de-France.
Depuis Paris, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a prévenu pour sa part que le processus d'identification des victimes pourrait être difficile et prendre du temps. Lors d'un point presse, M. Douste-Blazy a expliqué que le travail portait pour l'heure sur la récupération des dépouilles et leur transfert à la Faculté de médecine de Maracaïbo, où plus de 60 corps se trouvent déjà, avant que les équipes ne procèdent à l'identification des corps.
Des spécialistes français, tant en identification judiciaire qu'en aéronautique, ont été envoyés en Martinique et au Venezuela.

La Martinique en pleurs

En Martinique, frappée par la plus grande catastrophe aérienne de son histoire avec le crash d'un vol de la West Caribbean Airways, un lieu de recueillement doit être mis en place dans le stade de Dillon à Fort-de-France, le plus grand complexe sportif de l'île. Des élus martiniquais se sont également réunis à l'aéroport de Fort-de-France pour demander une journée de deuil, qui devrait être organisée après le rapatriement des corps des passagers. Le conseil général et le conseil régional ont décidé d'affréter un avion pour que les familles endeuillées puissent se rendre au Venezuela, une fois que les corps auront été identifiés.
Mardi, sitôt la nouvelle du drame connue, des dizaines de proches des victimes ont afflué à l'aéroport du Lamentin, où devait se poser l'avion reliant Panama à la Martinique, qui s'est écrasé au Venezuela. Larmes et cris d'horreur ont accompagné la lecture de la liste des 152 Martiniquais tués dans l'accident. Les agents de la Sécurité civile et les pompiers ont dû soutenir des mères évanouies, transportant dans les postes de secours installés à la hâte, les plus faibles, brisées par l'émotion. Debout dans la chaleur, la plupart n'y croyaient pas. La préfecture avait pour sa part mis en place une cellule de crise. Ce qui n'était qu'un retour de vacances du Panama en cette période estivale s'est transformé en cauchemar.
Contacts : Cellule de crise de la préfecture à Fort-de-France : 05 96 39 38 92
Cellule interministérielle de crise : 0800 174 174
Site du ministère de l'Outre-mer : www.outre-mer.gouv.fr
Contacts pour les familles à la West Caribbean : (57-4) 3625050, poste 213 311 3077823
Une miraculée Pour Renée, employée de l'agence de la Sécurité sociale de la Martinique, cet accident "est une catastrophe. C'est d'autant plus triste pour nous que 26 collègues de la Sécurité sociale ont disparu dans cet accident. On était comme une grande famille, alors on est meurtris". L'agence de voyage Globe Trotter de Rivière Salée, qui avait affrété l'avion de la WCA pour ce voyage, avait démarché de nombreuses institutions et collectivités territoriales de la Martinique pour ce voyage d'une semaine au Panama. "Toute la Martinique est affectée et on ne peut pas rester insensibles à ce drame. Par les infos, j'ai entendu le nom de la mère d'une amie et j'ai voulu voir de mes yeux son nom sur la liste. Sa fille est en vacances, je ne la vois pas, alors je m'inquiète. On est solidaires. C'est toute la Martinique qui est en pleurs", raconte Rose, la quarantaine.
Parmi les victimes, deux résidaient à Vauréal, dans le Val d'Oise, qui comprend une importante communauté antillaise ; seize étaient des salariés de la Caisse générale de Martinique. Seule miraculée, une Martiniquaise a échappé à l'accident, car elle avait renoncé au dernier moment à ses vacances, a-t-elle raconté à Radio Caraïbes International. Gertrude Romain figurait par erreur sur la liste des passagers de l'avion colombien. Cette enseignante retraitée devait en effet partir lundi 8 août avec des amis pour le Panama mais au dernier moment, elle a renoncé car l'un de ses enfants était tombé malade.
[news.tf1.fr]

Une catastrophe pour la Martinique

Toute la journée d’hier, les résidants martiniquais de la Réunion ont tremblé en attendant que soit communiquée la liste des personnes disparues dans le crash du vol WCA 707 au Venezuela. En découvrant les noms de victimes parfois familières, la petite communauté exilée s’est comportée comme souvent lors de pareil catastrophe : en se serrant les coudes.

[18 août 2005]

Joël, Mario, Edward, Denis, Pedro... Tous ces Martiniquais, Réunionnais d’adoption, se penchent avec inquiétude sur la terrible liste aux 152 noms de passagers originaires de leur île décédés dans le crash du vol 707 de la West Caribbean Airways en partance de Panama et à destination de Fort-de-France. Depuis avant-hier ils ont cherché, comme toute la diaspora martiniquaise, à savoir si l’un ou l’autre de leurs proches a eu le malheur de se trouver dans le M-D 82 colombien qui s’est écrasé au Venezuela.
“C’est comme si un avion se crashait entre la Réunion et Maurice”
“J’ai essayé de joindre mes parents toute la soirée et la journée d’hier, en vain. Les lignes sont vite saturées, et je n’ai pas eu de nouvelles avant ce soir”, confie, soulagé, Joël Mongin. Le président de l’antenne locale de la FNTR (Fédération nationale des transporteurs routiers) est aussi celui de Soleil Caraïbes, une association culturelle regroupant les Antillo-Guyanais installés à la Réunion. Hier soir, cette petite association comptant une cinquantaine de membres n’a jamais eu autant de raisons de se réunir, en presque trente ans d’existence. “On était tous très inquiets, car là-bas tout le monde voyage beaucoup. Il y a beaucoup d’îles et de pays autour de la Martinique, et n’importe quel membre de la famille peut prendre l’avion à tout moment, surtout en cette période de vacances. Cela aurait pu toucher n’importe qui”, explique Mario Corbeau, 2e vice-président de Soleil Caraïbes. “Panama est une destination à la mode. C’est comme si un avion se crashait entre Réunion et Maurice.” “C’est une catastrophe pour la Martinique et la France même”, renchérit Joël Mongin. Passé le soulagement de ne pas trouver de parents ou proches dans la liste des passagers, le petit groupe note les noms connus et les villages d’origine des victimes.
Je les connaissais” “
Il y a cinquante personne de ma ville de Saint-Esprit”, note un membre de l’association originaire de cette bourgade de 7 000 habitants. “Il y en avait 18 qui travaillaient à la mairie de Basse-Pointe”, remarque un autre, faisant référence aux nombreux voyageurs partis dans le cadre d’un comité d’entreprise. “Hierso, c’est la famille du cycliste, non ?” “Pavila, c’était un boxeur ?” “La famille Félicité, et les Germany, je les connaissais !” Comme à la Réunion, les patronymes martiniquais évoquent vite un quartier, une ville, une même famille. Et tous ces exilés se remémorent ces disparus pas forcément très proches, mais connus tout de même. Chacun y va de son petit commentaire, et la légendaire joie de vivre antillaise peine à cacher le sentiment de malaise face à pareille tragédie. “Il y a deux ans, le maire du François, Maurice Antiste, est venu rencontrer les Martiniquais de la Réunion à l’occasion d’un congrès sur la pêche. Il a parlé de nous à nos compatriotes aux Antilles. Et là, on vient de découvrir que son frère et sa belle-sœur étaient dans l’avion”, constate avec amertume Joël Mongin. “C’est sûr que nous allons faire quelque chose pour lui...” Hier, seule cette petite façade de la diaspora antillaise, qui compte environ 3 000 membres à la Réunion, a pu s’exprimer sur la catastrophe en se réunissant. Mais déjà, la solidarité s’organise et peut compter sur le soutien de toute une communauté. Aussi lointaine soit-elle.
- Nassimah Dindar La présidente du conseil général de la Réunion, Nassimah Dindar, adresse en son nom propre et celui de l’ensemble des élus et des Réunionnais ses plus sincères condoléances aux familles des victimes de la catastrophe aérienne survenue le 16 août 2005 au Vénézuela. Elle les assure de ses sentiments de compassion et d’amitié à l’occasion de cette immense tragédie et leur apporte le soutien plein et entier de tous les Réunionnais.
- L’Alliance La coordination de l’Alliance exprime sa vive émotion après l’annonce du crash aérien qui a coûté la vie mardi à 160 personnes, dont une majorité de Martiniquais. L’Alliance présente aux familles des victimes et à la population martiniquaise ses sincères condoléances tout en assurant les amis Antillais résidant à la Réunion de toute sa sympathie dans cette terrible épreuve.
- SERGE SYLVAN, AGENT DE VOYAGES “Ne pas diaboliser les charters” Martiniquais, Serge Sylvan est le directeur d’Alizés Voyage, une agence installée à Saint-Denis. Forcément, c’est vers lui que se sont tournés les autres membres de la communauté endeuillée pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé avant-hier dans le ciel vénézuélien. “Nous avons encore très peu d’informations, il faut rester extrêmement prudent”, prévient Serge Sylvan. “Et il ne faut pas commencer à diaboliser les charters, ce qu’on a souvent tendance à faire en France”, indique le voyagiste en réponse à ses compatriotes qui commencent à pointer du doigt la qualité de l’appareil affrété pour ce vol entre Panama et Fort-de-France. “Lorsqu’une agence de voyage affrète un appareil pour la France, l’aviation civile française le contrôle forcément au départ et à l’arrivée. Cela est fait aussi bien pour Air France que pour les appareils des autres compagnies”, explique le directeur d’Alizés Voyage, qui poursuit : “On a avancé comme causes du crash la mauvaise qualité du carburant, puis les pannes successives des deux réacteurs. Cette dernière cause paraît hautement improbable, c’est de l’ordre d’une chance sur un million. Et même dans ce cas-là, l’avion aurait dû planer, il ne serait pas tombé aussi vite. Dans tous les cas, on ne détiendra pas de vérité tant que les boîtes noires n’auront pas été analysées.” Quand on sait que les causes du crash de Charm el-Cheikh, survenu il y a un an, n’ont toujours pas été clairement établies, les Martiniquais vont devoir s’armer de patience avant de connaître le fin mot sur les origines de ce drame.

TSUNAMI

Pascal Barrand Journal de la Haute Marne
Publié: 18 août 2005
Le deuil qui frappe la Martinique, et plus généralement les Antilles, au lendemain de la catastrophe aérienne survenue au Venezuela, est d'autant plus intense qu'il est amplifié par deux particularités.
Il meurtrit une communauté insulaire, relativement petite et très solidaire. Ce serait beaucoup dire que tout le monde se connaît, mais les liens familiaux y sont tellement forts, que chacun connaît directement ou par proche relation une famille touchée par le drame.
Ensuite, la communauté antillaise forme une diaspora importante et fortement unie sur le territoire métropolitain, qui justifie que ce deuil soit bien un deuil national.
Les départements d'Outre-mer ne constituent pas une sorte de sous-France, ni même de France exotique dont l'unique intérêt est d'y passer les vacances. Ils sont la France, même si ils sont un morceau de France certes éloigné, et il n'est pas inutile de rappeler que les Antillais ont, eux aussi, en des temps de sombre passé, combattus pour la libération du territoire national, ici, en métropole.
Cela, entre autres faits, justifie la solidarité de la nation dans son entier, comme l'a justement souligné le ministre de l'Outre-mer François Baroin.
Il ne fait guère de doute que cette tragédie restera une plaie longtemps ouverte en Martinique, qui ne cicatrisera pas sans difficulté, ni sans amertume ou colère. Les familles endeuillées par le drame vont devoir surmonter leur douleur, et les villes ou villages décimés par la catastrophe vont avoir à en gérer les conséquences humaines et sociales d'une ampleur considérable du fait de ce contexte communautaire spécifique. La gravité d'une tragédie ne se mesure pas au nombre de ses victimes. Ce crash est un tsunami pour la Martinique.
Pascal BARRAND

Jacques Chirac pourrait se rendre en Martinique

[18 août 2005]
Allocution télévisée enregistrée depuis sa résidence d'été au fort de Brégançon, communiqué de presse de l'Elysée, entretien téléphonique avec son homologue vénézuélien Hugo Chavez : Jacques Chirac n'a pas interrompu ses vacances, mais il a rapidement pris la mesure de la catastrophe aérienne dans laquelle ont péri, mardi, 152 Martiniquais.
Le président de la République est intervenu promptement avec gravité, solennité et émotion. L'Elysée a fait savoir aussitôt que le chef de l'Etat est «en contact permanent avec le premier ministre afin que toutes les dispositions soient prises sur place avec les autorités vénézuélien nes». Rentré de vacances, le secrétaire général de l'Elysée Frédéric Salat-Baroux est chargé d'informer heure par heure le président resté dans le Var.
Devant l'ampleur du drame, Jacques Chirac décide d'envoyer dans l'île le ministre de l'Outre-Mer François Baroin. Le benjamin du gouvernement quitte alors la Creuse, où il passe ses vacances, et rejoint sur le champ Fort-de-France. Depuis les deux hommes sont en contact téléphonique «régulier». Après une première escale en Martinique, Baroin devait se rendre hier à Caracas pour rencontrer le président Hugo Chavez.
Le ministre de l'Outre-Mer a prévu de retourner en Martinique vendredi avant de rentrer à Paris «vraisemblablement» samedi. En 2003, le président avait essuyé une vive polémique après la canicule meurtrière. En vacances au Canada, on lui avait reproché son silence interprété comme un manque de compassion pour les personnes âgées victimes de la chaleur aoûtienne.
Depuis Jacques Chirac a retenu la leçon. «En tant qu'Antillais, j'ai trouvé qu'il a prononcé les bons mots, estime Axel Urgin, spécialiste de l'Outre-Mer au PS. Un tel drame ne doit pas faire l'objet d'une polémique. Le président a bien réagi. J'espère qu'il se rendra en Martinique.»
A Fort-de-France où une cérémonie d'hommage national pourrait avoir lieu la semaine prochaine, on s'attend à la venue de Jacques Chirac. «Rien n'est encore arrêté», explique-t-on au service de presse de l'Elysée.
«C'est encore prématuré pour savoir comment seront représentés les pouvoirs publics. Pour l'instant, nos efforts se concentrent sur l'identification et le rapatriement le plus vite possible des corps», avance-t-on à Matignon où «Dominique de Villepin suit le dossier en personne».
Le principe d'un «jour national de deuil» semble, toutefois, faire son chemin. Il pourrait coïncider avec un déplacement de Jacques Chirac dans l'île. Une île que le chef de l'Etat n'a plus visitée depuis 2002 et la dernière campagne présidentielle.
Bruno Jeudy